Née le 14 février 1905 à Paris, morte le 2 octobre 1972 à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir) ; dessinatrice ; journaliste ; écrivain.

Aînée d’une famille de trois enfants dont le père était comptable et la mère modiste, Suzanne Cilly poursuivit des études jusqu’au Brevet supérieur avant de suivre les cours de l’École des Beaux-Arts. En 1928, elle épousa Pierre Autry. De 1936 à la guerre, elle collabora activement au Peuple, à Radio-Liberté, puis à Messidor : critiques littéraires et théâtrales, critiques radiophoniques, reportages, enquêtes (Exposition internationale de 1937 — La Compagnie « Art et Travail » de Delferrière — L’Exposition de 1867 et la classe ouvrière, etc.). Elle écrivit, dans la période 1937-1938 des contes que publièrent Le Peuple, Vendredi, Ce Soir, L’Intransigeant. Pendant l’Occupation allemande, Suzanne Cilly fut poursuivie pour propagande anti-allemande. De 1948 à 1951, elle donna des conférences sous l’égide du « Mouvement Épiphaniste » créé par Henry Perruchot et Michel Ragon (La condition féminine — Surpopulation et malthusianisme — La femme du demi-siècle et la maternité consciente). Elle avait une prescience de ce que devaient être vingt-cinq ans plus tard les principales revendications des femmes et, en l’occurrence, Suzanne Cilly peut faire figure de précurseur.

COLLABORATIONS : Le Peuple, Radio-Liberté, Messidor. Contes au Peuple (La fille de St-Benoît — L’inviteuse), à Ce Soir (Rencontre) à Vendredi (Loin des yeux, près du coeur), à l’Intransigeant (Chez les autres).

SOURCE : Correspondance de Pierre Autry.

Jean Prugnot

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