PARISY Joseph, Henri

Par Gilles Pichavant

Né le 14 août 1888 à Bosc-Geoffoy (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), mort le 16 janvier 1969 à Grandcourt (Seine-Inférieure-Seine-Maritime) ; ouvrier verrier ; syndicaliste CGTU en Seine-Inférieure, CGT en Loiret.

Né le 14 août 1888 à Bosc-Geoffoy (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), Joseph Parisy était le fils d’un ouvrier verrier qui travaillait à la verrerie des Essarts-Varimprés (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), en forêt d’Eu. Vers 1894, son père fut embauché à la Verrerie de Retonval (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), située à 8 kilomètre au sud-est, où la famille s’installa, et Joseph Parisy y entra bientôt comme apprenti pour y devenir ouvrier verrier.

Ouvrier verrier à la verrerie de Retonval (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), il fut mobilisé le 3 août 1914, il fut blessé le 20 octobre 1917. Démobilisé le 29 mars 1919, il réintégra la verrerie.

En octobre 1919, il s’installa à Offranville (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), où il intégra une verrerie, située à proximité de la gare, appartenant au groupe Brosse &Cie dont le siège social était à Paris, 8 rue Jules César, et qui possédait deux autres établissements : l’un à Eu (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), et l’autre à Saint-Germer (Oise). La verrerie d’Offranville produisait des flacons pour la pharmacie, et employait 90 personnes dont 43 enfants de 13 à 16 ans, et trois femmes manutentionnaires.

Le 31 août 1923, Joseph Parisy devint Secrétaire de la section d’Offranville du syndicat unitaire des travailleurs du verre de Normandie, jusqu’à son départ pour Montargis en novembre 1927. Le syndicat, initialement affilié à la CGT, s’affilia à la CGTU à partir de cette époque, ce qui provoqua l’émoi du maire réactionnaire : "il parait que nous avons chez nous des personnes affiliées avec Moscou" écrivit-il au sous-préfet de Dieppe. Le secrétaire adjoint du syndicat était Marie Rambure ; trésorier Eugène Teudar ; trésorier adjoint, Leuillier Alexis ; membres du bureau Armand Barthélémy et Lucien Caumont.

En novembre 1927 la famille s’installa à cité Bauret à Cepoy (Loiret), où il fut embauché à la verrerie de Montenon. Il y avait été précédé de quelques jours par Lucien Caumont qui s’était installé dans la même cité. Joseph Parisy et Lucien Caumont y arrivaient 6 mois après une longue grève, marquée par le licenciement de 14 militants de la CGTU. De 1930 à 1933, la verrerie fut secouée par plusieurs conflits sociaux, marqués par des licenciements et des lockouts.

En 1929, Joseph Parisy devint trésorier du syndicat confédéré des verriers de Cepoy (Loiret), puis secrétaire l’année suivante. Il dirigea une grève de sa corporation au début de l’année 1931 (voir Jules Follet). L’Union locale CGT de Montargis fut créée en octobre 1930 avec Parisy au secrétariat, Virlouvet au secrétariat adjoint. Fauconnier lui succéda en décembre 1930. Parisy devint alors archiviste de l’UL de Montargis. En 1933, Joseph Parisy quitta Cepoy pour la Seine-Maritime avec sa famille et s’installa à Grandcourt (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), en lisière de forêt d’Eu.

Il s’était marié le 30 octobre 1911 à Rétonval, avec Edvige Depoix. Il se remaria le 1er mai 1920 à Rétonval, avec Philomène Vattier. Il eut au moins deux enfants.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article124934, notice PARISY Joseph, Henri par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 12 juin 2018, dernière modification le 17 juin 2018.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Arch. Dep. de Seine-Maritime, cote 10M366, et registre matricule 1908 1R3241, n° 333. — L’Humanité, 7 décembre 1930, 1er mars 1933, 11 mars 1933L’Avenir syndical du Centre, 1929-1931. — Rens. mairie de Cepoy. — État civil. — Notes de Jean Maitron

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