KUNKEL René

Par Louis Botella, Léon Strauss

Permanent de la CGT–Force ouvrière dans le Bas-Rhin ; secrétaire général de l’UD CGT-FO jusqu’en 1951.

René Kunkel était en 1946 secrétaire de la section des ouvriers militaires du Syndicat CGT des Services publics et des Transports du Bas-Rhin.
Fin décembre 1947, il fut désigné par la direction de la confédération FO comme son responsable provisoire pour le Bas-Rhin. René Kunkel demeurait alors 13, rue Jacques Peirotes à Strasbourg.

Les 8 et 9 janvier 1948, le conseil national de la Fédération CGT des Services publics fut appelé à se prononcer soit pour le maintien au sein de la CGT, soit adhérer à Force ouvrière. René Kunkel, responsable de la 11e région fédérale de la Fédération CGT des Services publics, présenta une motion - qui porte son nom - apportant un soutien appuyé à Raymond Bomal, Adolphe Gisselaire, Charles Bossis, René Herbillon pour l’action menée par la fédération depuis novembre 1947. Cette motion obtint 12 voix ; une abstention fut enregistrée ainsi que 10 refus de vote.

Puis, un vote eut lieu sur le maintien ou non de la fédération à la CGT. Le résultat fut le suivant : 11 voix pour le maintien, 8 "contre" et 5 abstentions. Le divorce fut alors consommé entre les deux tendances. Une commission fut mise en place pour la dévolution des biens. Le lendemain, René Kunkel fut également l’un des fondateurs de la Fédération FO des services publics et de santé et il fut élu membre de son conseil national.

Lors de son premier congrès qui eut lieu le 14 novembre 1948, il fut élu secrétaire général de l’Union départementale FO du Bas-Rhin, qui avait conservé une grande partie des fonctionnaires et du personnel des services publics et de santé.

Selon le préfet du Bas-Rhin, dans son rapport d’avril 1951, FO avait eu des débuts prometteurs dans le département, mais il subissait une crise interne imputable à Kunkel , à qui l’on reprochait son absence d’activité et sa déplorable gestion financière. Robert Bothereau vint à Strasbourg, le 3 juin 1951, et obtint sa démission du secrétariat général et du bureau de l’UD « pour des raisons personnelles ».

Au cours de ce congrès, le rapport d’activité fut adopté à une forte majorité et le rapport financier à l’unanimité. Une nouvelle équipe fut mise en place avec à sa tête Lucien Weber, des PTT, assisté de deux adjoints, Schott Alphonse (Tramways de Strasbourg) et Alfred Kunkler (Services publics).
Cette UD connut de sérieuses difficultés internes puisqu’un nouveau congrès eut lieu le 16 mars 1952, soit à peine neuf mois après le précédent. Placé sous la présidence d’André Lafond, secrétaire confédéral, il vota une motion de confiance à Lucien Weber et le bureau de l’UD fut profondément remanié.
La situation financière de l’UD resta délicate de 1951 à 1953. René Kunkel fut de nouveau admis au bureau de l’UD lors du congrès du 6 mars 1955.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article136356, notice KUNKEL René par Louis Botella, Léon Strauss, version mise en ligne le 27 février 2011, dernière modification le 3 juillet 2011.

Par Louis Botella, Léon Strauss

SOURCES : La Presse libre, Strasbourg, 11 juillet 1946. — Arch. Dép. Bas-Rhin, 544 D 8, 10. — Force Ouvrière, hebdomadaire de la CGT-FO, 1er et 15 janvier, 25 novembre 1948, 7 juin 1951, 27 mars 1952. — Comptes rendus des congrès confédéraux de FO de 1950 à 1952.

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