Né le 10 mai 1941 à Mulhouse (Haut-Rhin) ; mineur de fond (électro-mécanicien) ; militant jociste, CFTC, puis CFDT ; secrétaire général du syndicat des mines de potasse CFDT (1965-1982) ; secrétaire général de la Fédération nationale des mineurs CFDT (1966-1976) ; secrétaire général de l’Union régionale CFDT d’Alsace (1976-1982) ; membre du Conseil confédéral (1967-1970), puis du bureau national de la CFDT (1974-1992) ; membre de la commission exécutive confédérale de la CFDT (1982-1992, chargé de la politique revendicative (1982-1988) ; secrétaire général de la CFDT (1988-1992) ; membre du bureau de la CES (1991-1992) ; ministre conseiller, conseiller pour les Affaires sociales près de l’Ambassade de France à Washington (1993-1996) ; professeur associé à l’Université de Marne-la-Vallée ( 1996-2005) ; consultant en stratégies sociales depuis 1996.

Fils de Jean Auguste Kaspar, mineur de potasse devenu « porion », et de Lily Sichler, vendeuse, qui cessa de travailler pour se consacrer à son foyer, Jean Emile Kaspar fut le premier enfant du couple, et le seul à naître dans l’Alsace occupée. La famille quitta la région quelques mois après sa naissance pour rejoindre Nice, en transitant par la Suisse où le bébé et ses parents auraient séjourné quelques jours dans une « geôle helvétique ». Le père, patriote et gaulliste convaincu, participa à la Résistance et combattit pour la libération de Nice. Deux enfants naquirent au cours de cet exil, puis quatre autres encore après le retour en Alsace, à la fin de la guerre. Kaspar père reprit son travail aux Mines de potasse d’Alsace (MDPA). La famille quitta la ville de Mulhouse pour une petite maison de la cité minière Fernand-Anna à Wittenheim, au cœur du bassin potassique. Jean Kaspar apprit l’alsacien sur le tard, dans la cour de récréation de l’école élémentaire, mais il conserva un lien affectif avec le « dialecte » local. À partir de l’âge de dix ans, il commença à s’ouvrir au monde extérieur par la lecture du quotidien régional L’Alsace, et, grâce à son nouvel instituteur, M. Ferry, qui donna le goût du savoir à un élève jusqu’alors « moyen ». À quatorze ans, il décrocha brillamment son certificat d’études, fut classé deuxième du canton, et put à cette occasion découvrir Paris. En revanche, malgré les pressions insistantes du directeur d’école, il choisit de ne pas poursuivre sa scolarité afin de ne pas représenter une charge pour sa famille. Il passa le concours du Centre d’apprentissage des mines de potasse à Pulversheim, afin de préparer un CAP d’électromécanicien, qu’il obtint en 1958. Il travailla ensuite dans le même puits que son père. Dès sa dernière année d’apprentissage, et jusqu’en 1965, il descendit au fond pour poser des câbles électriques, puis intervenir en cas de panne. Il fit l’expérience concrète de la dureté du travail et de ses dangers, du poids de la hiérarchie, mais aussi de la solidarité et de l’attachement si fort de ses camarades à leur mine.
L’adhésion à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) quelques mois après le début de son apprentissage, réponse à une proposition du vicaire de la cité qu’il n’osa pas refuser, transforma profondément la vie du jeune garçon. Il passa assez rapidement d’une pratique religieuse conformiste, imposée par son milieu, à une foi profonde qui ne le quittera pas, et à une réflexion spirituelle, nourrie par la lecture de Teilhard de Chardin. Il prit également conscience à la JOC du sort de bien des apprentis de la boutique et de l’artisanat, qui ne bénéficiaient pas comme lui de garanties statutaires et d’une protection syndicale. Il devint en 1956 responsable du mouvement pour le bassin potassique et élargit ses horizons. Il participa l’année suivante à un grand rassemblement de la JOC internationale à Rome, son premier voyage à l’étranger, rencontra en 1959 le ministre du Travail Paul Bacon* pour évoquer la situation des apprentis. Sur le plan culturel, l’adolescent amateur de rock, qui portait par provocation un blouson noir à la messe, se prit de passion pour la musique classique, découverte grâce aux jeunes filles de la Jeunesse étudiante chrétienne. En 1958, son CAP en poche, il adhéra à la CFTC, l’engagement syndical lui paraissant l’expression naturelle de la solidarité ouvrière. Il fut collecteur de cotisations et trésorier de sa section de la mine Anna, et se consacra avec ardeur au recrutement de nouveaux adhérents. Après son retour du service militaire en 1962, il prit davantage de responsabilités : il fut membre du conseil du syndicat des mines de potasse, responsable de la commission jeunes de ce syndicat et de l’Union départementale CFTC. Il épousa en septembre 1963 Janine Valstakas, avec laquelle il allait avoir trois enfants. Après son passage à la JOC, il entra à l’Action catholique ouvrière (ACO), dont il allait s’éloigner quelques années plus tard, en désaccord sur ses orientations politiques.
L’année 1964 fut pour lui l’année des choix décisifs. En mai, il fut élu au comité d’établissement de la mine Anna, puis au comité central d’entreprise des MDPA, en dépit des perspectives de promotion professionnelle que sa hiérarchie lui fit miroiter pour le dissuader. En septembre, il participa à son premier congrès fédéral à Douai, où il se rendit compte de la rupture qui se préparait autour de la déconfessionnalisation de la CFTC. Lui-même n’avait pas pris position dans un débat dont il ignorait tout jusqu’alors. Ancien jociste, catholique fervent, admirateur de Joseph Sauty*, le leader charismatique de la puissante fédération CFTC des Mineurs, il était pourtant considéré comme un élément « sûr » par les responsables de son syndicat, favorables au maintien de la référence chrétienne. Il fut désigné comme représentant des mineurs du fond dans la délégation qui se rendit à Paris pour prendre part au congrès confédéral extraordinaire de novembre. Passionné par les débats, il fut fasciné par le discours rassembleur et la personnalité d’Eugène Descamps*, qui devint ensuite pour lui, selon ses propres termes, un « père spirituel » et même un « second père ». À l’issue du vote en faveur de la déconfessionnalisation, il décida de ne pas suivre les autres membres de sa délégation qui quittaient le Palais des Sports et attendit, seul, la fin du congrès. Il se présenta ensuite au Musée social, rue Las Cases, où se tenait la réunion des opposants irréductibles à l’abandon de la référence chrétienne, mais son refus de signer au préalable un engagement de maintenir la CFTC lui fit interdire l’accès de la salle. Revenu à Mulhouse l’esprit troublé, il choisit au bout de quelques jours d’accepter la loi de la majorité et de refuser la scission. Minoritaire au sein de son syndicat et de sa fédération, il vécut douloureusement la rupture avec certains de ses camarades et amis.
Quelques mois plus tard, il accepta de devenir secrétaire général du nouveau syndicat CFDT des mineurs de potasse, qu’il fallait reconstruire. Pour cela, le jeune homme fut permanent à mi-temps, passa beaucoup de temps en formation et en réunions, travailla à asseoir sa crédibilité auprès des mineurs et surtout de la direction, tout en continuant à descendre au fond deux à trois jours par semaine. Dès l’année suivante, il cumula cette fonction avec celle de secrétaire général de la petite Fédération nationale des Mineurs CFDT, qu’il avait contribué à faire renaître aux côtés de Jean Rechatin. Il bénéficia dans ses premiers pas du soutien appuyé d’Eugène Descamps. Cette promotion rapide, due aux conséquences dramatiques de la scission dans ce secteur et à sa charge symbolique, lui permit d’entrer en 1967 au conseil confédéral, où il arriva en tête dans le collège des élus. Ses responsabilités fédérales furent également pour lui l’occasion de parcourir le pays et de découvrir la diversité de ses régions minières. Mais l’essentiel de son activité demeurait ancrée dans son Alsace natale, où il s’imposa progressivement comme une personnalité syndicale de premier plan. Il conduisit ainsi sa première grève à la mine Marie-Louise en mars 1966, obligeant après quinze jours de conflit la direction des MDPA à céder sur une question d’hygiène et de sécurité.
En Mai 68, il organisa l’occupation des mines de potasse et, au lendemain du discours de De Gaulle, le 30 mai, il se heurta « presque physiquement » à son propre père, qui menait, drapeau tricolore au poing, un groupe bien décidé à forcer les piquets de grève. Dans les années qui suivirent, il radicalisa son discours, se passionnant pour les débats autour du socialisme autogestionnaire. À l’automne 1972, il prit la tête de la plus grande grève de l’histoire des mines de potasse, conflit dur, spectaculaire, avec occupation du fond, manifestations, affrontements. Le bras de fer dura six semaines et aboutit à un compromis que Jean Kaspar défendit contre la CGT et fit accepter par les grévistes. En 1974, l’année où une autre figure du syndicalisme cédétiste alsacien, Fredo Krumnow, disparut prématurément, il entra au bureau national (BN) de la confédération, présenté par sa fédération. Mais, selon son témoignage, il refusa une première proposition qui lui fut faite, dès l’année suivante, d’entrer à la commission exécutive (CE).
Son choix à ce moment fut celui d’un ancrage régional réaffirmé. À partir de 1974, il siégea au Comité économique et social d’Alsace (CESA). En 1976, il quitta la tête de la Fédération des Mineurs pour celle de l’Union régionale CFDT d’Alsace, où il succéda à Charles Dillinger* tout en conservant ses fonctions à la tête de son syndicat. Il s’agissait pour le nouveau secrétaire régional de redynamiser cette structure en assurant la coordination, devenue difficile dans les années précédentes, entre les Unions départementales du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, tâche dont il s’acquitta avec succès. La CFDT, première force syndicale de la région comme l’était avant 1964 la CFTC, apparaissait alors en plein essor, s’appuyant à la fois sur l’héritage catholique social et les mutations sociales et culturelles en cours, animant les luttes d’entreprises et soutenant les « nouveaux mouvements sociaux ». Jean Kaspar fut rapidement perçu comme la figure emblématique de ce nouveau syndicalisme alsacien. Après la grève de 1972, un second épisode contribua fortement à accroître sa notoriété et sa popularité, sur le plan régional et national : l’ « affaire Schlumpf ». En mars 1977, à l’occasion d’un conflit où deux industriels du textile, les frères Schlumpf, avaient déposé leur bilan et mis leurs salariés au chômage, un commando de syndicalistes, dont Jean Kaspar, pénétra illégalement dans une filature mulhousienne désaffectée abritant une collection inestimable de près de 500 voitures anciennes, discrètement rassemblée depuis des années par l’un des deux frères. L’occupation pendant deux ans du « Musée des travailleurs » permit la condamnation en justice des patrons pour détournement de biens sociaux, la reconversion d’une partie des salariés licenciés et la naissance du Musée national de l’Automobile. Dans cette affaire, à l’exemple du combat des Lip dans la Franche-Comté voisine, la CFDT alsacienne tenta de combiner action illégale médiatisée, appropriation symbolique de la propriété patronale, et recherche de solutions industrielles. Jean Kaspar, à partir de 1972, avait progressivement évolué vers une prise en compte de plus en plus nette de la négociation dans l’action syndicale. Au sein du CESA, il chercha à faire de son organisation une force de contre-propositions et de modernisation régionales face au conservatisme d’une partie du patronat alsacien.
Il se retrouva donc pleinement dans la stratégie de « recentrage » impulsée par Edmond Maire* à partir de 1979. En 1981 cependant, comme déjà une première fois en 1976, il fut sollicité par le PS pour porter ses couleurs aux législatives de juin, mais, après avoir hésité, refusa. En revanche, il accepta l’année suivante la proposition d’entrer à la CE confédérale et de prendre en charge un secteur stratégique, celui de la politique revendicative, qui fut celui d’Edmond Maire avant son accession au secrétariat général. Chaleureux, éloquent, pédagogue, enclin au dialogue et respectueux de ses interlocuteurs, très populaire parmi les militants, l’ « enfant chéri » de la CFDT fut très vite présenté comme le « dauphin » de Maire. Son parcours personnel - ouvrier, jociste - l’ancrait dans la tradition cédétiste, tandis que sa volonté de moderniser les rapports sociaux sur la base de la négociation et du compromis en faisait un partisan résolu de l’ « adaptation » du syndicalisme face aux nouveaux défis (désyndicalisation, chômage, mutations technologiques et économiques). Membre de la Fondation Saint-Simon, socialiste modéré proche de Jacques Delors, il apparaissait aussi à l’aise avec les milieux patronaux que dans les assemblées militantes. Au cours de l’été 1984, il aurait même été poussé en avant, à en croire le journaliste Claude Lévy, par quelques responsables « droitiers » de la confédération pour envisager une relève anticipée du secrétaire général, qu’ils estimaient mal placé pour mener à bien cette étape difficile, mais il se serait refusé à mettre en difficulté celui qu’il considérait comme son « maître à penser ». L’échec des négociations sur la « flexibilité » avec le patronat en décembre 1984, pour lesquelles il s’était engagé très loin avant d’être désavoué par le BN, sembla compromettre fortement ses chances d’accéder au secrétariat général. Dans un contexte très difficile pour la confédération, la question de la succession, liée à celle de l’ « adaptation », de son rythme et de ses formes, affleura constamment au cours des quatre années qui suivirent. Edmond Maire fit connaître ses préférences pour Nicole Notat, entrée à la CE en même temps que Jean Kaspar, mais la double transgression culturelle qu’elle aurait représentée - une femme, une enseignante – et un tempérament jugé trop autoritaire suscitèrent des réticences certaines dans l’organisation, réticences qu’elle-même ne s’estimait pas en mesure de surmonter à ce moment. Pierre Héritier*, autre candidat potentiel, offrait un profil trop marqué à gauche. Jean Kaspar fut confortablement élu secrétaire général au congrès de Strasbourg en novembre 1988 - marqué par l’abandon de la référence socialiste -, Nicole Notat devenant secrétaire général adjointe, chargée de l’action revendicative, et Pierre Héritier étant éliminé de la CE. Le nouveau dirigeant confédéral, outre son implication dans la politique internationale, surtout après la chute du Mur, donna trois priorités à son action : Une politique active de syndicalisation pour enrayer l’hémorragie des effectifs constatée les années précédentes ; la volonté de faire de la CFDT l’acteur syndical majeur de la politique contractuelle ; la recherche de « convergences » avec les autres organisations « réformistes » (CGT-FO, FEN, CGC). Si ce dernier objectif apparut hors de portée, les deux premiers furent en partie atteints. Au congrès de Paris, en avril 1992, Jean Kaspar s’appuya sur ces résultats pour assurer sa réélection à une très large majorité et consolider ses orientations en mettant l’accent sur l’identité « réformiste » de la CFDT et le caractère « incontournable » de l’économie de marché.
Cependant, dès son entrée en fonction, des difficultés étaient apparues. Avant même sa désignation, une partie de l’équipe dirigeante avait mis en doute ses capacités à assumer le poste, le jugeant trop « consensuel » et manquant de fermeté, revers de sa capacité à rassembler et à rassurer. Il tenta de donner un fonctionnement plus collégial à la CE, mais celle-ci était traversée de tensions de plus en plus fortes. Il subit des pressions contradictoires de la part de ses partisans et de ses adversaires, tandis que la secrétaire générale adjointe occupait une place de plus en plus importante. On lui reprocha de ne pas trancher, de ne pas imposer son autorité au quotidien dans la gestion des affaires courantes, de ne pas dégager une ligne claire et mobilisatrice. Lui-même se sentit de plus en plus isolé et victime d’une campagne de déstabilisation. La crise s’aggrava au lendemain du congrès de Paris, où le problème fut évoqué au bureau national. À l’automne 1992, la tension fut à son comble, aggravée par des fuites dans la presse, des mises en cause touchant à sa vie privée et la proximité des élections prud’homales. Après avoir affirmé son intention de se « battre » en s’appuyant sur le Conseil national (CN), Jean Kaspar se refusa finalement à provoquer une crise majeure au sein de la CFDT et donna sa démission à la CE le 19 octobre, confirmée devant le BN et le CN le lendemain. Nicole Notat fut alors élue secrétaire générale. Le choc provoqué par l’événement fut violent, dans la CFDT comme dans les médias. À la version de la crise de « management » s’opposa celle du « putsch », les interprétations en termes de conflits de personnes voisinèrent avec les lectures plus politiques, touchant aux orientations stratégiques ou à la bureaucratisation des organisations.
Après avoir connu pendant quelques mois l’ « angoisse du vide » (il expliqua en 1993 avoir « compris » le geste de désespoir de Pierre Bérégovoy), Jean Kaspar accepta le poste de conseiller social à l’Ambassade de France à Washington, que lui proposa Martine Aubry, ministre du Travail, et qu’il occupa pendant trois ans avec le titre, assez rare, de ministre conseiller. En 1994, sa « blessure » (M. Noblecourt) encore à vif, il publia un ouvrage, Mon engagement, où il apporta « sa vérité » sur les conditions de sa démission à la lumière de son parcours. De retour en France, il commença une nouvelle carrière de consultant en stratégies sociales en fondant un cabinet, JK Consultant. À l’occasion de la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, il fit une brève incursion en politique et se présenta dans sa circonscription de Mulhouse-Nord, en tant que divers gauche, mais n’obtint que 2,65% des voix. Parallèlement, il fut professeur associé en droit du travail à l’Université de Marne-la-Vallée jusqu’en 2005, et intervient ou est intervenu dans divers cursus, au CNAM, à Sciences po, à l’Université de Haute-Alsace, à l’ENA, et à l’Institut d’administration des entreprises de Paris (Université Paris 1). Il est vice-président de l’Observatoire social international, lancé par le groupe Suez, conseiller à la Fondation pour l’innovation politique (« Think Tank libéral, progressiste et européen ») et expert auprès d’associations de formation de cadres dirigeants (APM, GERME). Il a fait partie, depuis 2007, de la commission Attali pour la « libération de la croissance ». Il est remarié depuis juin 2000 avec Marie-Thérèse Bouley, directrice de librairie. Jean Kaspar est officier de la Légion d’Honneur et Commandeur du Mérite de la République de Pologne.

ŒUVRE : Mon engagement, Flammarion, 1994. — Refondre le syndicalisme. Essai et anthologie, Gallimard, 2001.

SOURCES : Archives confédérales CFDT : dossier personnel Jean Kaspar ; notice biographique Louisette Battais pour les « fonds personnels » ; notices candidatures au BN et CE ; fonds personnels Jean Kaspar et Nicole Notat (dossier « changement de secrétaire général » ; réunions statutaires, en particulier congrès confédéraux 1988 et 1992 ; dossiers de presse, à l’occasion des congrès de 1988, 1992 et de la démission de J. Kaspar. — Jean Kaspar, Mon engagement, Flammarion, 1994. — Hervé Hamon, Patrick Rotman, La Deuxième gauche. Histoire intellectuelle et politique de la CFDT, Ramsay, 1982. — Claude Lévy, Les trois guerres de succession, Alain Moreau, 1987. — Guy Groux, René Mouriaux, La CFDT, Économica, 1989. — Pierre Cours-Salies, La CFDT. Un passé porteur d’avenir, La Brèche-PEC, 1988. — Michel Branciard, Histoire de la CFDT. 70 ans d’action syndicale, La Découverte, 1990. — Frank Georgi, L’Invention de la CFDT 1957-1970, L’Atelier, CNRS, 1995. — Philippe Flandrin, Nicole Notat. L’archange de la CFDT, Éditions du Félin, 1997. — Dominique Andolfatto (dir.), Les syndicats en France, La Documentation française, 2004. — Nicolas Defaud, La CFDT (1968-1995). De l’autogestion au syndicalisme de proposition, Presses de Sciences Po, 2009. — Numéros spéciaux de Liaisons sociales sur les « organisations syndicales », 1987 et 1992. — Notices Who’s Who in France. — Notice biographique et sources alsaciennes par François Igersheim dans le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, fascicule 20, 1993, p. 1889-1890. — Membres de la commission Attali 2010 : www.liberationdelacroissance.fr.

Frank Georgi

Version imprimable de cet article Version imprimable