MATON Albert

Né le 3 janvier 1916 à Freneuses (Seine-et-Oise), mort le 23 septembre 1997 à Boussois (Nord) ; traceur en charpente ; conseiller général de Maubeuge ; député communiste du Nord de 1946 à 1958, puis de 1973 à 1981.

Fils d’un chaudronnier, ajusteur, d’origine belge, Albert Maton fut charpentier, traceur et métallurgiste. Après un court passage à la JOC, il adhéra au Parti communiste en 1941. Résistant titulaire de la Croix des combattants volontaires de la Résistance, il fut nommé vice-président de la délégation spéciale de Maubeuge et resta durablement un élu de cette ville du Nord. L’année suivante, il entra au conseil général élu dans le canton Maubeuge-sud et conserva ce siège jusqu’en 1949. Battu par un RPF, il reprit son mandat en 1955, le perdit en 1961 au profit de l’UNR et le retrouva de 1967 à 1979. Il fut également conseiller municipal de Maubeuge de 1979 à 1989.

Albert Maton fut surtout député communiste de 1946 à 1958, puis de 1973 à 1981. Sur la liste du mineur Henri Martel, dans la 3e circonscription du Nord, il fut présenté sans succès en quatrième position à la seconde Assemblée constituante le 3 juin 1946. Seuls les trois premiers furent élus. Le 10 novembre 1946, aux élections législatives, toujours 4e de liste, il eut plus de succès. Et en juin 1951, il fut troisième de liste, passant devant Émilienne Galicier et la liste eut quatre élus. Réelu en janvier 1956, toujours en troisième position de la liste Martel, il fut battu, comme de nombreux communistes, en novembre 1958.

Très discret à l’Assemblée pendant son premier mandat, il occupa plus fortement sa place ensuite notamment dans les commissions de la Marine marchande et des pêches, de la Production industrielle, du Suffrage universel
Il retrouva la chambre de 1973 à 1981.

Membre du bureau de la fédération communiste du Nord en 1953, le premier secrétaire étant Louis Lambin, puis en 1954-1965 sous la direction de Gustave Ansart, Secrétaire de la section de Maubeuge en 1961, il avait suivi une école centrale de quatre mois. Il disparut des instances fédérales en 1965, au moment où Hélène Maton (ou Matton, sans qu’on puise établir un lien de famille) y prit place, mais il revint au bureau fédéral en 1966, le nom d’Hélène n’apparaissant plus. En 1968, il est présenté comme responsable à l’Éducation et dirigeant du groupe communiste au conseil général.

Hélène Maton, née le 21 février 1925, sténo-dactylo, adhéra au Parti communiste en 1950. Elle fit une école centrale d’un mois. En 1965, elle était secrétaire départementale de l’UFF.

Albert Maton s’était marié le 3 juin 1939 à Feignies avec Madeleine Muelteel.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article141506, notice MATON Albert, version mise en ligne le 18 août 2012, dernière modification le 18 août 2012.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Dictionnaire des parlementaires en ligne. — État civil.

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