MOPIN Jules, Eugène, Lucien

Par Gilles Pichavant

Né le 25 janvier 1921 à Mers-les-Bains (Somme), fusillé le 2 août 1943 dans les fossés de la citadelle d’Amiens (Somme) suite à une condamnation à mort ; ouvrier verrier ; résistant membre des FTPF.

Jules Mopin
Jules Mopin
Site de la Ville de Mers-les-Bains, page Résistants.

Jules Mopin refusa de partir au Service du travail obligatoire (STO) et rejoignit les rangs de la Résistance des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) le 23 mars 1943.
Intégré au groupe Michel (voir Jules Bridoux, dit « Michel »), il fut conduit dans une cache près de Saint-Riquier (Somme) et participa à de nombreuses actions de sabotage. Le 17 avril 1943 il participa à Hangest-sur-Somme à celui de la voie ferrée Amiens-Abbeville. Ce fut un succès, mais, en regagnant sa cache, il fut arrêté avec Ernest Lesec. Seuls trois résistants du groupe Michel échapperont à l’arrestation, dont un Mersois, Robert Richard, dit « Michonnet ».
Livré à la Gestapo, Jules Mopin fut interrogé et torturé pendant plusieurs semaines, sans rien avouer. D’autres membres du groupe Michel furent arrêtés et torturés. Leur procès se déroula le 23 juillet 1943 et onze résistants furent condamnés à mort.
Le 2 août 1943, il a été fusillé avec dix autres résistants dans les fossés de la citadelle d’Amiens. Leurs corps ne furent retrouvés qu’après la Libération. Après l’annonce de son exécution et celle d’Ernest Lesecq, une vague d’émotion, mêlée de colère, submergea la petite ville de Mers. Une cérémonie patriotique marquée par un dépôt de gerbe au monument aux morts, suivie d’une cérémonie religieuse, eut lieu. Non seulement les familles des défunts furent présentes, ainsi qu’une partie de la municipalité, mais une grande partie de la population mersoise assistèrent aux cérémonies.
Sur le moment l’occupant allemand n’osa pas intervenir, mais dans la soirée une quinzaine de personnes furent arrêtées et incarcérées à la prison d’Amiens, pour être ensuite transférées à Fresnes (Seine, Val-de-Marne).
On lui attribua la mention « Mort pour la France », et le grade de capitaine à titre posthume. Après la Libération, la ville de Mers-les-Bains donnera son nom à l’une de ses rues.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article152625, notice MOPIN Jules, Eugène, Lucien par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 3 mars 2014, dernière modification le 18 octobre 2016.

Par Gilles Pichavant

Jules Mopin
Jules Mopin
Site de la Ville de Mers-les-Bains, page Résistants.

SOURCES : DAVCC, Caen. – Bulletin municipal de Mers-les-Bains, no 6, automne 2006. – « Résistants fusillés à la citadelle d’Amiens », La Picardie nouvelle, 7, 8, 11, 12 et 13 septembre 1944. – Site Mémoire des Hommes.

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