Né à Macon (Saône et Loire) en 1859. Horloger, militant anarchiste des Bouches- du-Rhône.

En janvier 1880 Albert Abeille fonda à Marseille, avec Daumas et Guiot, le cercle révolutionnaire Le Tocsin. Il était à cette époque en rapport avec les compagnons de Lyon. L’année suivante il signait l’appel en faveur de Jessa Helfmann, révolutionnaire russe condamnée pour sa participation à l’attentat contre le tsar, et participa au meeting organisé au Grand Bosquet pour protester contre la répression en Russie.
Il fut arrété avec Julius Buisson le 20 juillet 1884 lors d’une manifestation de chômeurs et relaxé huit jours après. En 1891 il était membre du groupe Les Révoltés qui siègeait rue Fortia (1er arr.).
Il s’installa en 1892 avec sa femme et ses deux enfants à Saint Savournin. Il y donnait des conférences dans les cafés et cherchait selon la police à "créer une agitation dans les centres miniers de Saint Savournin et de Gardanne". Il collabora également au journal hebdomadaire L’Agitateur (12 n° du 1er mars au 15 mai 1892) qui avait été lancé grace aux bénéfices des conférences antireligieuses de Sébastien Faure* et qu’il diffusait dans les localités voisines. Cette activité lui valut d’être inscrit à l’Etat n°1 des anarchistes dangereux.
On perd sa trace vers 1893.

SOURCES : ADMarseille M6/3344, 3387, 3395, 3396, 3397, 4687 — AD Aix 14 U 95 in quinto — R. Bianco, Le mouvement anarchiste à Marseille, op. cit. — R. Bianco, "Un siècle de presse anarchiste...", op. cit.

Rolf Dupuy

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