Né en 1905, mort le 14 mars 1990. Militant libertaire et pacifiste du Gard.

Lecteur avant la Seconde Guerre mondiale de La Patrie Humaine, Paul Abrieu dit Le Paulet fut membre à la Libération du Comité de Libération de Laudun-L’Ardoise (Gard) où dès 1945 il fut l’avocat de la réconciliation franco-allemande, considérant la guerre comme la honte de notre civilisation.
Il diffusa après guerre toute la presse pacifiste dont la Voie de la Paix, Défense de l’Homme, Liberté, Contre-Courant et L’Union Pacifiste. Il admirait Sébastien Faure*, Louis Lecoin et May Picqueray* et fut très lié à Simonne Larcher* et Louis Louvet* qui racontèrent à son propos l’anecdote suivante : « Paul, avec sa mule et sa jardinière, était venu les chercher à la gare de l’Ardoise. Sur les 4 kilomètres qui séparent la gare de Laudun, ils rencontrèrent deux ou trois personnes. Tout à coup, à la rentrée du village, la mule redressa les oreilles et ralentit. – Vous voyez, leur dit Paul, cet homme qui est là-bas, c’est un fasciste. – Tu le connais ? – Non, mais quand la Folette redresse les oreilles, c’est qu’il y a un fasciste pas loin. Elle les sent, ces bêtes malfaisantes ».
Paul Abrieu, qui apparaît dans le roman Le Mazet du Raïol d’Anne et Henri Dalgon, est mort dans le Gard le 14 mars 1990.

SOURCES : Union Pacifiste, mai 1990.

Rolf Dupuy

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