BALUSSOU Léon, Martial

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Né le 26 mars 1907 à Carcassonne (Aude), mort en déportation le 18 avril 1945 à Gusen (Autriche) ; ouvrier du Livre ; secrétaire de la Région communiste Haute-Garonne-Ariège.

Pailhès (Ariège). Plaque commémorative Léon Balussou
Pailhès (Ariège). Plaque commémorative Léon Balussou
MemorialGenWeb, cliché Cathie et Claude Lécrivain, 31 mai 2015

Fils d’un jardinier et d’une ménagère, typographe à Toulouse (Haute-Garonne), Léon Balussou se maria à Toulouse en janvier 1935 avec Victorine Montariol. Militant communiste, candidat aux élections législatives d’avril 1936, dans la circonscription de Villefranche-de-Lauragais, il recueillit 0,9 % des voix des électeurs inscrits et se désista au deuxième tour en faveur du socialiste Esparbès. Un autre échec l’attendait à l’élection de la commission administrative de l’Union départementale CGT en janvier 1937. Se confond-il avec Balussou qui, en 1936, était secrétaire adjoint du comité d’action du Front populaire de Pamiers ?
Balussou devint secrétaire de la Région communiste (Haute-Garonne, Ariège), d’abord par intérim en juin 1937, en remplacement de Craste puis à part entière en septembre. Il assistait aux réunions du comité central en 1939. Il fut très grièvement blessé dans un accident de voiture en juin 1939 et le président régional, Marcel Craste, lui succéda du secrétariat.
Remis de ses blessures il prit contact avec le responsable inter-régional du Parti communiste clandestin en 1940. Retiré en Ariège en 1941, à Pailhès, il monta la société Carborex, production de charbon de bois, qui servit d’infrastructure aux premiers maquis. Ses nombreux chantiers forestiers accueillaient les réfractaires. Albert Busa, le responsable clandestin du Parti communiste, en était gérant. Léon Balussou fut l’organisateur de la 3012e compagnie de FTPF.
Léon Balussou fut, semble-t-il, arrêté au cours de la rafle faite par la Gestapo à l’imprimerie Lion, à Toulouse, le 2 février 1944. Déporté le 21 mars 1944, au départ de la Gare de l’Est, vers Sarrebruck, classé « NN », il fut transféré à Mauthausen et mourut à Gusen. La plaque célébrant la mémoire de Léon Balussou apposée à Pailhès indique qu’il mourut le 25 avril 1945 alors que le Livre mémorial de la déportation donne le 18 avril 1945 comme date de son décès à Gusen.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article15568, notice BALUSSOU Léon, Martial par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 10 juillet 2018.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Pailhès (Ariège). Plaque commémorative Léon Balussou
Pailhès (Ariège). Plaque commémorative Léon Balussou
MemorialGenWeb, cliché Cathie et Claude Lécrivain, 31 mai 2015

SOURCES : Arch. PPo. 88. — La Voix du Midi, 1936-1937. — La Voix des Travailleurs, 30 mai 1936. — Témoignage de Marcel Thourel. — Note d’André Balent. — État civil.— Site FMD, consulté par André Balent le 10 juillet 2018.

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