POINARD Francis [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

Ouvrier polisseur puis employé communal ; anarchiste et syndicaliste.

Francis Poinard était dans les années 1920 l’un des animateurs du groupe anarchiste communiste de Saint-Étienne où il résidait, 9, rue du Docteur-Cordier.
Il fut délégué au IIe congrès national des Jeunesses syndicalistes CGTU, tenu à Lyon les 14 et 15 juillet 1923. D’octobre 1924 à mai 1925, il succéda à Prudhomme comme gérant de l’organe des Jeunesses syndicalistes, Le Cri des jeunes (Lyon, 1920-mai 1925).

Lorsque, le 31 décembre 1926, fut fondé le groupe anarchiste-communiste de Saint-Étienne, adhérent à l’Union anarchiste (UA), le conseil d’administration du groupe comprenait Francis Poinard (secrétaire), Régis Eyraud* (secrétaire adjoint), Eugène Soullier (trésorier), André Garnier* (trésorier adjoint), Pierre Dubouchet*, Marcel Morel* (archiviste), et Antoine Salis* (organisateur artistique).

De 1926 à 1939, Poinard fut également un des animateurs de l’union locale CGT-SR, dont il fut délégué aux Ve et VIe congrès confédéraux, tenus en novembre 1934 et en janvier 1937. En 1932, il fut également l’administrateur du Combat Syndicaliste.

Au début, l’activité de la CGT-SR stéphanoise eut tendance à se confondre avec celle du groupe local de l’UA, qui diffusait Le Libertaire, L’En Dehors, le Combat syndicaliste...

En 1928, Poinard rejoignit l’Association des Fédéralistes anarchistes (AFA), qui refusait le plate-formisme de l’organisation rebaptisée Union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR).

En 1933, il signa, au nom de la CGT-SR un appel pour un 1er mai unitaire avec la CGT et la CGTU.

Dès le début de la guerre d’Espagne, il fut le secrétaire de la section stéphanoise du Comité anarcho-syndicaliste pour la défense et la libération du prolétariat espagnol (CASDLPE).

En 1938, Francis Poinard travaillait comme employé communal, était membre du groupe local de la Fédération anarchiste de langue française (FAF) et du syndicat interco de la CGT-SR, qui comptait alors 25 membres.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article155951, notice POINARD Francis [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy, version mise en ligne le 28 mars 2014, dernière modification le 24 janvier 2019.

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

SOURCES : Arch. Nat. F7/13060, 13061 — Arch. PPo BA/1899 — AD Loire 93M55 — Journal officiel du 22 février 1927 — Le Libertaire du 25 mars 1927 — Le Cri du peuple du 6 mai 1933 — Henry Destours, « Les syndicalistes révolutionnaires et le mouvement syndical dans le département de la Loire entre les deux guerres », mémoire de maîtrise, université de Saint-Étienne, 1971 — Daniel Colson, « La question de l’effacement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme dans le mouvement ouvrier français : Saint-Étienne 1920-1925 », doctorat de 3e cycle en sociologie, université Lyon-II, 1982 — René Bianco, « Un siècle de presse anarchiste… », op. cit.

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