MABED Arezki [Dictionnaire Algérie]

Par René Gallissot

Né vers 1934, cheminot à Alger ; syndicaliste CGT puis UGTA ; torturé et tué par l’armée française.

Le père d’Arezki Mabed était déjà cheminot (voir MABED Mohamed) et aussi syndicaliste CGT aux Services centraux des Chemins de fer algériens à Alger en compagnie de Boualem Bourouiba, alors responsable de la Fédération CGT puis UGSA des cheminots.

Le jeune Arezki Mabed, par ailleurs champion de boxe célébré par Alger Républicain, adhère à l’UGTA à sa création en février 1956 ; il fait partie de l’équipe de cheminots de la gare de tri et de marchandises de l’Agha à Alger, qui assure liaisons, transbordements et chargements de presse et courrier, mais aussi de fournitures et armes pour l’ALN/FLN notamment sur la ligne de Constantine.

Arrêté par les parachutistes, sur dénonciation, à la villa familiale de Kouba, où il était venu clandestinement voir sa femme enceinte, il fut détenu en 1957 au camp de Paul Cazelles (Aïn Oussera) avec notamment B. Bourouiba qui le voit partir convoqué par les paras pour disparaître à jamais. Enquêtant sur son sort, B. Bourouiba apprend, quatre ans plus tard, que le jeune Mabed a été assassiné, après tortures, par l’armée française.

Il n’a jamais connu son fils né en 1957 après sa disparition et qui se prénomme Mohamed. Une plaque commémorative à l’intérieur de la gare de l’Agha à Alger signale son nom.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159074, notice MABED Arezki [Dictionnaire Algérie] par René Gallissot, version mise en ligne le 23 mai 2014, dernière modification le 4 octobre 2017.

Par René Gallissot

SOURCES : B. Bourouiba, Les syndicalistes algériens, op. cit. — Renseignements communiqués par la famille.

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