MAES Oscar [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis]

Par Michel Cordillot

Ouvrier textile d’origine belge ; marié ; ancien membre de la CGT ; militant syndicaliste révolutionnaire, membre des IWW ; membre de la rédaction de l’organe francophone des IWW L’Émancipation ; rallié à l’Union sacrée après 1914.

Ancien militant de la CGT (il disait y avoir syndiqué 5 000 ouvriers boulangers), Oscar Maes émigra aux États-Unis et s’installa à Philadelphie (Pennsylvanie). En 1904, il prit langue avec les socialistes franco-américains et s’abonna à L’Union des travailleurs. Proche des anarcho-syndicalistes, il envoya aux Temps nouveaux un article intitulé « Camarades d’Amérique du Nord » très favorable aux IWW, dans lequel il dénonçait les « crimes de Gompers contre la classe ouvrière » à l’occasion d’un voyage de ce dernier en Europe. Cet article fut reproduit dans l’Action syndicale du 19 septembre 1909.

En 1910, Oscar Maes déménagea à Trenton (New Jersey), et épousa Margaret Levan, orginaire de Philadelphie. De sensibilité syndicaliste révolutionnaire, proche de l’anarchiste Jules Scarcériaux, il se mit au travail pour implanter une section locale des IWW à Trenton. Bilingue, il était également sociétaire de la Communistic Library de Trenton.

Membre de la section locale 425 des IWW, Oscar Maes fut l’un des rédacteurs de L’Émancipation et il y publia de nombreux articles traitant du syndicalisme (« Syndicalisme absolu », « Le syndicalisme doit se suffire à lui-même, il suffit à tout ») qui furent repris dans les colonnes de L’Union des travailleurs.

De retour en Pennsylvanie, Oscar Maes fit savoir par une correspondance adressée à l’hebdomadaire socialiste francophone quelques semaines après le déclenchement de la Première Guerre mondiale que de nombreux militants socialistes, syndicalistes et anarchistes, étaient partis se battre au front. Il versa par ailleurs son écot à la souscription lancée par le journal au profit des victimes de guerre.

Oscar Maes fit peu après la connaissance de Louis Goaziou à l’occasion de la convention de l’AFL qui se tint en novembre 1914 à Philadelphie. Il présida en effet en marge de cet événement la réunion du club franco-belge de Frankfort à laquelle assista Goaziou.

En janvier 1915, Oscar Maes habitait à Philadelphie, 4940 Nord Germantown Avenue. Il fit savoir aux camarades de la Fédération socialiste française qu’une section socialiste francophone était sur le point de voir le jour à Philadelphie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article159521, notice MAES Oscar [Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis] par Michel Cordillot, version mise en ligne le 5 juin 2014, dernière modification le 18 janvier 2019.

Par Michel Cordillot

SOURCES : L’Union des travailleurs, 17 novembre 1904, 20 janvier, 2 juin, 25 août, 22 octobre 1910, 8 octobre, 22 octobre, 19 novembre 1914, 7 janvier 1915. — L’Action syndicale, 19 novembre 1909.

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