BRETEAU Jean, René, Louis

Par Jean-Pierre Besse, Michel Dreyfus, Claude Pennetier

Né le 14 avril 1915 à Niort (Deux-Sèvres), mort le 20 juin 1992 à Courbevoie (Hauts-de-Seine) ; agent technique ; secrétaire de la fédération CGT de la métallurgie ; membre du comité central du PCF.

Jean Breteau
Jean Breteau
La Vie ouvrière

Jean Breteau présentait ses parents comme de « petits artisans (couteliers) qui ne se montrent pas hostiles à l’URSS » (questionnaire de 1944), une autre source les dit ouvrier et ouvrière (discours de Jean-Louis Fournier à ses obsèques). Il entra à l’école professionnelle de Nantes en 1929. Il fit son service militaire dans l’aviation. Il se maria une première fois avec Simone Laleu dont il eut un enfant. Il la présentait comme « issue d’une famille bourgeoise » et gagnée par lui aux idées communistes. Cependant elle lui reprocha son militantisme actif. Séparé en 1946, il se remaria avec Yvonne Breteau.

Ajusteur-fraiseur puis technicien dans la métallurgie, syndiqué à la CGT en février 1939, il avait adhéré aux Jeunesses communistes en 1930.

Au début de la guerre, il quitta Paris pour Marseille, avant de revenir travailler dans la métallurgie parisienne.

Jean Breteau reprit reprise contact avec des communistes (Le Marec) en octobre 1942, il donna son adhésion en octobre 1943, adhésion qui fut officialisée le 1er septembre 1944 avec effet rétroactif. Il écrivait fin 1944 : « depuis deux ans, j’ai toujours été en relation avec des camarades dont je devinais les attaches clandestines avec le parti. Je n’ai été pressenti qu’au début de juillet dernier pour travailler dans l’illégalité. Entré à la SIPA de Neuilly en octobre 1942, un an plus tard, en octobre 1943, je suis élu au Comité social et depuis ce moment-là je suis resté en contact avec les camarades de l’organisation clandestine. »

En septembre 1944, il devint un des dirigeants des métaux de la région parisienne avec la responsabilité de l’industrie aéronautique. Il fut élu au du comité exécutif de la fédération des travailleurs de la métallurgie au congrès de mai 1946. En 1948, il devint membre du bureau et du secrétariat. Il avait suivi une École communiste centrale syndicale en mai-juin 1945. Le rapport final notait : « Manque d’expérience du mouvement, légère tendance à l’abstraction. Ne semble pas avoir une bonne liaison avec les masses. S’exprime bien, rédige bien. Méthodique ». A l’issue de l’École centrale de quatre mois d’octobre 1953 à février 1954, les responsables maintenaient un jugement mitigé : « grande volonté d’apprendre », « résultats moyens », « base théorique faible », « en a paru très affecté », « paraît devoir être aidé dans sa tâche de dirigeant ».

Militant de la section Asnières-Bois-Colombes, Jean Breteau était responsable à l’éducation,

Il fut muté dans une section du XXe arr. en 1946. Mais ce fut d’abord à la CGT qu’il connut une ascension rapide. En 1951, il succéda à Ambroise Croizat à la tête de la Fédération CGT de la métallurgie dont il fut le secrétaire général jusqu’en 1977. De 1951 à 1967, il fut élu à la commission administrative de la CGT en tant que représentant de sa Fédération ; il siégea ensuite à la commission exécutive de la CGT de 1969 à 1975 et accomplit ainsi onze mandats confédéraux sans interruptions.

Jean Breteau fut également élu en tant que suppléant au comité central du PC en 1956 ; élu titulaire en 1959, il fut réélu en 1961 et quitta le CC en 1964.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article17876, notice BRETEAU Jean, René, Louis par Jean-Pierre Besse, Michel Dreyfus, Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 8 décembre 2008.

Par Jean-Pierre Besse, Michel Dreyfus, Claude Pennetier

Jean Breteau
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La Vie ouvrière
Jean Breteau au congrès de la Fédération CGT des Métaux en février 1959
Jean Breteau au congrès de la Fédération CGT des Métaux en février 1959

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Cahiers de l’Institut CGT d’histoire sociale, n° 43, septembre 1992. — « Décès de Jean Breteau », Le Peuple, n° 1355, 2 juillet 1992, cité par Dominique Andolfatto, Le personnel dirigeant..., op. cit. — État civil de Niort.

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