Né le 6 novembre 1927 à Cambrai (Nord), mort le 28 novembre 2017 ; normalien, agrégé de philosophie, sociologue, professeur à l’université de Nantes ; membre du PCF (1944-1978), membre du comité de rédaction de La Nouvelle Critique.

« Tournée vers le monde et investie en lui », l’œuvre de Michel Verret, si elle paraît inclassable à bien des égards, a largement « contribué à établir la légitimité d’une sociologie des classes ouvrières et populaires », domaine de recherche qui longtemps était resté cantonné aux marges (Schwartz, 1994). Cet investissement sociologique fut pourtant tardif dans le parcours biographique de Michel Verret. Il tient à la conversion intellectuelle d’un engagement politique intense au PCF, dont il fut membre de la Libération à 1978, et au compromis qu’il noua, à partir de la fin des années 1960, dans un moment de « cruelles désillusions », pour sortir de l’intellectuel collectif communiste et embrasser une carrière universitaire, tout en restant fidèle au « peuple ». En rupture avec la posture de philosophe communiste qu’il avait endossée un temps, l’orientation vers les sciences sociales qu’il suivit à la fin des années 1960 signifiait un tournant dans son itinéraire politique : elle marquait un détachement des visions mythiques d’une classe ouvrière idéalisée qu’avait portées le PCF et qu’il avait partagées comme toute une génération d’intellectuels engagés.
Michel Verret est issu d’une famille de la petite bourgeoisie ayant connu une forte ascension sociale. Alors que ses grands-parents tenaient une boucherie dans un village de l’Artois, son père, Alexandre Verret, était devenu vétérinaire puis, à la suite de son engagement dans la Résistance, comme dirigeant du mouvement Libération-Nord, et à la SFIO, il poursuivit après la guerre une carrière politico-administrative : nommé, en 1945, directeur des nationalisations au ministère de l’Économie et des Finances, il acheva sa carrière comme président des Charbonnages de France et membre du Conseil économique et social. Cette socialisation politique familiale marqua profondément Michel Verret, même si les relations avec son père furent parfois houleuses, en particulier durant les années de guerre froide.
En septembre 1944, dans la foulée des luttes de la guerre et des espoirs nés de la Libération, Michel Verret avait en effet rejoint les rangs des Jeunesses communistes, puis, en juin 1945, ceux du PCF, comme, du reste, sa sœur Monique, mariée en 1963 à Jacques Milhau. Durant ses années de formation, Michel Verret « s’attarda » donc dans le militantisme : dès l’après-guerre, il exerça des responsabilités dans le PCF, d’abord comme secrétaire adjoint de cellule aux lycée Henri-IV et Louis le Grand, où il fut élève en khâgne, puis comme membre du comité de section du Ve arrondissement et de la commission fédérale idéologique (1949), responsable des étudiants communistes de Paris (1950) et membre de la commission centrale de la jeunesse. Il fut ainsi désigné parmi les délégués de la fédération de la Seine pour le congrès du PCF de Gennevilliers en 1950. Il suivit également à plusieurs reprises des écoles du parti, avant d’y enseigner lui-même.
Reçu en 1948 à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, il connut l’intense sociabilité de la cellule de l’École, où se nouèrent des liens amicaux et intellectuels durables, avec Louis Althusser d’abord, son « ami et maître » en philosophie, mais aussi Jean-Claude Passeron, à qui il dut plus tard « son entrée en sociologie », Lucien Sève, Emmanuel Le Roy Ladurie et d’autres. Michel Verret s’affirma alors comme un philosophe communiste, participant à différentes campagnes politiques et idéologiques orchestrées par le PCF, que ce soit dans le cadre des structures communistes de l’ENS (la cellule, le syndicat et le Cercle Politzer que Louis Althusser relança à la fin des années 1940), ou dans les colonnes des revues culturelles, en premier lieu Clarté, le journal des étudiants communistes de Paris, dont il fut directeur, en 1949-1950, à la suite d’Annie Besse (voir Annie Kriegel).
Agrégé de philosophie en 1953, Michel Verret fut nommé au lycée Clemenceau à Nantes (Loire-Atlantique). Il s’y installa avec sa femme, Éliane née Berenbaum, psychologue de profession, communiste également, avec laquelle il eut quatre enfants, et à qui il rendit hommage dans des textes poétiques écrits après sa mort en 2000. Si, selon le témoignage de son élève d’alors Jean-Paul Molinari, son arrivée suscita quelques réticences parmi la bourgeoisie nantaise qui envoyait ses enfants dans le lycée, il devint rapidement un professeur « unanimement respecté dans la ville », jouant un « rôle d’éveilleur charismatique » important (témoignage de C. Baudelot). Son engagement communiste connut d’ailleurs à cette époque une série d’inflexions.
Cette première expérience pédagogique fut, d’abord, celle d’une confrontation avec d’autres fractions – catholiques – des jeunesses populaires. Il en tira une réflexion originale sur la religion et l’athéisme, notamment dans Les marxistes et la religion. Essai sur l’athéisme moderne, ouvrage qui, paru en 1965 aux Éditions sociales, reprenait deux articles de La Nouvelle Critique  : constatant le recul de la religion, il en déduisait alors la disparition progressive de l’aliénation religieuse ; il appelait toutefois à une « fraternité pratique » et à une « action commune » entre croyants et communistes. Malgré, comme il le dira lui-même, le « cruel démenti du futur » quant au devenir des religions, Michel Verret retint plus tard de son premier ouvrage trois idées : la reconnaissance des formations religieuses comme « autant de mises en forme culturelles de la vie effective de masses historiques d’hommes », dans lesquelles il est donc possible de « trouver en leur miroir le reflet de leur vie » ; la mise en évidence « d’analogies formelles » entre les partis et les Églises, rendant possibles un dialogue et des fraternités ; enfin, « une sensibilité à ce que le communisme pouvait avoir […] de religieux » (Verret, 1991).
Cette réflexion sur la religion s’inscrivait en effet dans le contexte de la crise symbolique du communisme, ouverte par le XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique en 1956. Michel Verret prit une part active aux débats sur le stalinisme qui travaillaient alors les milieux intellectuels communistes. En 1958, recruté par Jacques Arnault, le nouveau rédacteur en chef de La Nouvelle Critique, il rejoignit son comité de rédaction. Cette revue, à laquelle il avait déjà contribué avec des articles théoriques ou polémiques, notamment sur Jean-Paul Sartre (« Sartre ou le compte des responsabilités », décembre 1956) et sur l’agrégation (« Menaces sur l’Université. À propos des concours de l’agrégation », septembre-octobre 1951, sous le pseudonyme de Jean Néry), avait été à la tête des batailles idéologiques de la guerre froide ; elle tentait alors de s’ouvrir aux innovations intellectuelles et de conquérir une position d’avant-garde, et devint ainsi un lieu de vives discussions politico-philosophiques. En témoigne le numéro que La NC, en décalage avec la position de la direction du PCF, consacra au « culte de la personnalité » en décembre 1963 et qui fut initié par un article de Michel Verret, longuement discuté en interne (« Remarques sur le culte de la personnalité ») : il y analysait « les bases sociales et gnoséologiques d’assentiment au culte », pointant à la fois des « aspects particuliers », spécifiques à la situation soviétique, et des « aspects universels » (la surestimation du rôle des individus dans l’histoire, le danger du recours aux méthodes bureaucratiques, etc.), et soulignant, dans une perspective althussérienne, combien la faiblesse théorique du PCF avait présidé à ces erreurs politiques. Ce numéro de La NC fut reçu avec beaucoup d’ambivalence par la direction du PCF et finalement aucune publicité n’en fut faite dans la presse communiste, bien qu’il ait été présenté comme une contribution à une « discussion » (Matonti, 2005).
Cet épisode inaugure une période critique dans l’itinéraire militant communiste de Michel Verret. Proche d’Althusser depuis ses années à l’ENS, il fut dès lors très engagé dans les débats de l’époque, dont l’enjeu, en deçà des discussions sur « l’humanisme théorique », était de redéfinir le « régime de vérité » dans le PCF (Pudal, 2009). Toutefois, s’il affirmait, à la suite d’Althusser, l’importance de la théorie comme pratique propre et l’appuyait dans ses efforts pour remanier l’intellectuel collectif communiste, Michel Verret s’écartait aussi de certaines idées althussériennes, lui reprochant initialement de dissocier Marx et Engels ou encore de durcir la discontinuité entre le jeune Marx et « Marx tout court ». La riche correspondance qu’ils échangèrent dans ces années-là témoigne de l’ampleur de ces discussions, et aussi d’une certaine connivence stratégique dans les rivalités qui opposaient les philosophes communistes, Lucien Sève et Louis Althusser contestant, chacun à leur façon, mais tous deux de plus en plus fermement, la position prééminente de « philosophe de Parti » qu’occupait Roger Garaudy. Cette relation culmina lors des débats de 1966, au Comité central d’Argenteuil consacré aux questions idéologiques (mars 1966) précédée d’une conférence préparatoire des philosophes (janvier 1966, Choisy-le-Roi), au cours de laquelle l’intervention d’Althusser fut lue par Michel Verret, tandis qu’il revenait à « l’althussérien » Pierre Macherey de lancer l’offensive contre les positions et les pratiques de Roger Garaudy.
Cette période de vives tensions eut aussi des répercussions au niveau local, à Nantes. Préoccupée de l’influence que Michel Verret pouvait avoir parmi les étudiants communistes nantais et de l’écho qu’il pouvait donner aux thèses althussériennes ou pro-chinoises, la direction fédérale communiste de Loire-Atlantique s’efforça de le « ramener sur les positions du Parti », selon le témoignage de Robert Lamblin. En 1966, malgré les réserves qu’il avait pu exprimer vis-à-vis de la ligne adoptée par la direction communiste, que ce soit sur la Révolution culturelle ou sur le travail intellectuel, Michel Verret réaffirma son soutien à la politique du PCF. Il demanda toutefois à être déchargé des responsabilités qu’il occupait au comité de section et au comité fédéral de Loire-Atlantique, où il avait été élu en 1964. Il écrivit alors au secrétaire fédéral : « Toute mon expérience de ces dernières années m’a convaincu de l’impérieuse nécessité de participer personnellement au maximum de travail de création et de recherche théorique en limitant l’activité militante à l’échelon de ma cellule ». Son épouse agit dans le même sens, indiquant qu’elle reprenait ses études.
De fait, la seconde moitié des années 1960 fut pour Michel Verret une période d’intense production intellectuelle. S’il resta un temps membre du comité de rédaction de La NC, il cessa après 1965 d’y publier et c’est surtout sous la forme de livres, édités par les Éditions sociales, qu’il livra ses réflexions. En 1967, parut Théorie et politique, qui reprenait deux articles publiés en 1963 dans La NC, complétés par une étude inspirée de l’idée althussérienne de « pratique théorique ». Cette analyse politique prit une forme plus personnelle, dans Dialogues pédagogiques, écrit en 1967, mais publié en 1972, qui, en donnant à voir sous une forme littéraire originale les tensions dans le quant-à-soi d’un intellectuel communiste, proposait une analyse du stalinisme, à partir cette fois-ci d’une critique de la pédagogie, du simplisme et du centralisme démocratique. Bien que, là encore, l’ouvrage n’ait suscité aucune discussion ouverte au sein du PCF, ces Dialogues eurent une influence certaine parmi les jeunes intellectuels communistes (Antoine Spire, 1996). Surtout, cet ouvrage témoigne de la « mutation » dans laquelle il était désormais engagé, de philosophe de parti en intellectuel universitaire « autonome » (Pudal, 1991).
C’est, en effet, dans cette conjoncture politique que Michel Verret, « pour éviter », selon ses termes, « de tourner en rond avec les concepts en philosophie », s’orienta vers les sciences sociales, convertissant ses préoccupations politiques en intérêts sociologiques. Avec l’appui de Jean-Claude Passeron, il s’engagea dans une carrière de sociologue et rejoignit, en 1967, l’université de Nantes. Devenu Professeur, il y resta jusqu’à sa retraite en 1987, tout en s’investissant dans les instances nationales de la discipline : il fut, par exemple, membre de la section sociologie du Comité consultatif des universités au moment des réformes universitaires d’après mai-juin 1968 ; il participa à plusieurs comités de rédaction de revues de sciences sociales, notamment Ethnologie française ; il fut également président de la Société française de sociologie.
Sa première recherche, dont il tirera une thèse d’État sur le rapport au temps des étudiants (Le temps des études, 1976, sous la direction de Jean Cazeneuve et sur les conseils d’Alain Girard), proposait une « sociologie des illusions révolutionnaires du monde universitaire ». Ses analyses furent d’abord publiées dans La Pensée en 1968-1969 (« Après Les Héritiers. Problèmes de Sociologie de l’éducation » ; « Mai 68 ou les substitutions »). Née, d’après lui, de « la crise du système d’intégration culturelle et sociale de la petite bourgeoisie au système capitaliste », la mobilisation étudiante était présentée comme une « révolte politique dans son contenu, scolaire dans sa forme, dans la mesure où le système scolaire constituait le lieu de l’élection de la promotion politique individuelle et globale de la petite bourgeoisie ». Cette prise de position fut vertement contestée par Althusser, pour qui Mai 68 révélait avant tout « la perte de contact idéologique et politique des Partis communistes avec la jeunesse scolarisée et intellectuelle » (« À propos de l’article de Michel Verret sur ‘Mai étudiant’ », La Pensée, 144, 1969). Cette controverse sur le sens politique du mouvement de mai-juin 1968 fut à l’origine de leur rupture définitive, tous deux étant désormais engagés dans des postures politico-intellectuelles divergentes.
À partir des années 1970, Michel Verret se fit, en effet, sociologue de la classe ouvrière. Entre 1979 et 1988, il publia sa trilogie sur L’ouvrier français, 1954-1975 :
d’abord, chez Armand Colin, pour L’Espace ouvrier et Le Travail ouvrier, grâce à l’appui d’Henri Mendras ; La Culture ouvrière parut, en revanche chez un petit éditeur nantais, après qu’Henri Mendras eut refusé sa publication, ce dernier récusant l’idée même d’une culture spécifiquement ouvrière dans la France des années 1980 et postulant « la fin des classes sociales » dans la société française d’alors. Conscient désormais des « limites de l’abstraction théorique », selon ses termes, réticent à l’égard de toute fermeture conceptuelle, Michel Verret prônait une « approche polythéorique du social » et, si le marxisme restait une référence majeure de ses travaux, il s’articulait dorénavant à d’autres traditions intellectuelles (la psychologie avec Pierre Janet, le durkheimisme avec Marcel Mauss et Maurice Halbwachs, l’anthropologie avec Malinowski, la sociologie avec Weber, Bourdieu, Hoggart etc.). Grand lecteur, il déploya une curiosité intellectuelle tous azimuts, sans se soucier des clivages entre traditions de pensée et des hiérarchies intellectuelles admises. Son écriture sociologique, tout en se fondant sur d’amples corpus de données empiriques, statistiques et qualitatives (souvent de seconde main), pouvait aussi adopter un style littéraire et poétique, pour introduire « des valeurs d’émotion ordinairement renvoyées par la science à l’art » (Verret, 1991), ce qui ne fut pas sans susciter quelques réticences dans ce moment des sciences sociales marqué par le désir de « faire science » (voir Verret, 2009).
Construite de façon relativement « solitaire », l’œuvre sociologique de Michel Verret présentait donc bien des spécificités, en raison des reconversions politico-intellectuelles qui la sous-tendaient. Il fut néanmoins soucieux de l’inscrire dans des collectifs de recherche et suivit avec attention les travaux réalisés par les jeunes générations, sans pour autant chercher à faire école. En 1972, avec Jean-Claude Passeron, il avait mit sur pied le Laboratoire d’études et de recherches sociologiques sur la classe ouvrière (LERSCO, Université de Nantes/CNRS), dont le projet était de « focaliser la sociologie du travail sur la classe ouvrière [comme de] défocaliser du travail cette sociologie de classe », et de favoriser le dialogue avec les autres disciplines (histoire, ethnologie, psychologie, droit, statistique, etc.). Avec l’objectif de contribuer à la décentralisation de la recherche française, il rassembla, à Nantes, au LERSCO une équipe de chercheurs, parmi lesquels Joëlle Deniot, Jean-Paul Molinari, Jean-Bernard Ouédraogo, Jean Peneff, Jackie Réault, Jean-Noël Retière, Charles Suaud, Jean-Pierre Terrail, ou encore Christian Baudelot, qui prit la direction du laboratoire après son départ.
Portée à l’origine par l’ambition de « vérifier la validité du projet révolutionnaire », en testant « la vocation et la capacité révolutionnaires de la classe ouvrière » (Verret, 1991), l’approche sociologique de Michel Verret restait en prise avec ses préoccupations politiques : elle renvoyait à ce souci du « peuple », qui l’avait toujours hanté et qui s’était d’abord exprimé dans l’engagement politique et le théoréticisme marxisant (Pudal, 1991). Après avoir quitté à la fin des années 1960 « le front des escarmouches idéologiques et toutes responsabilités de parti », selon son expression, Michel Verret entretenait, cependant, un rapport de plus en plus distancié et critique au PCF. Il quitta finalement ce parti, en 1978, « sans faire de bruit » (Verret 2005), et tout en restant fidèle aux amitiés qu’il y avait nouées, malgré les évolutions politiques divergentes que suivirent parfois les uns et les autres. Il continua, dans les années 1980, à s’intéresser à l’histoire du communisme, en participant au collectif de recherche formé autour d’Annie Kriegel et de la revue Communisme, avant de s’en éloigner lors de la crise de 1993. Michel Verret se présentait désormais comme un « marxiste zen » ou comme un communiste « sans carte, ni militance » ; et c’est surtout sous une forme littéraire et poétique qu’il entendait livrer ses réflexions sur le devenir des classes populaires à l’heure de « l’effondrement des partages communautaires ».

ŒUVRE CHOISIE : Les marxistes et la religion. Essai sur l’athéisme moderne, Éditions sociales, 1965 [Rééd. L’Harmattan, 2012] – Théorie et politique, Éditions sociales, 1967 [Rééd. L’Harmattan, 2008]. – Dialogues pédagogiques, Éditions sociales, 1972. – Le Temps des études, H. Champion, 1975. – (avec la collaboration de J. Creusen), L’Espace ouvrier, A. Colin, 1979. – (avec la collaboration de P. Nugues), Le Travail ouvrier, Armand Colin, 1982. – (avec la collaboration de J. Creusen), La Culture ouvrière, Saint-Sébastien sur Loire, ACL, 1988. – (dir. avec H. Mendras, à l’initiative de Weï Hu), Les champs de la sociologie française, A. Colin, 1988 – Éclats sidéraux, Nantes, Éditions du Petit véhicule, 1992. – Chevilles ouvrières, Éditions de l’Atelier/Éditions ouvrières, 1995. – Dialogue avec la vie, L’Harmattan, 1999. – (avec É. Verret), Textes cœurs, Paris, L’Harmattan, 2001. – Sur une Europe intérieure, L’Harmattan, 2002. – Le vieux, le veuf…, L’Harmattan, 2003. – Lectures sociologiques. Bourdieu, Passeron, Hoggart, Halbwachs, Janet, Le Play, Girard, Naville, L’Harmattan, 2009. Pour une bibliographie complète (jusqu’en 1994), voir Comment peut-on être socio-anthropologue ? Autour de Michel Verret, UTINAM. Revue de sociologie et d’anthropologie, 1994.

SOURCES : Arch. du Comité national du PCF.. – Fonds Louis Althusser, IMEC. – Comment peut-on être socio-anthropologue ? op. cit.. – LERSCO, Philographies. Mélanges offerts à Michel Verret, Saint Sébastien, ACL Édition/Société Crocus, 1987. – « Michel Verret : le tracé singulier d’une vie » [Entretien avec Y. Lévy-Piarroux et O. Schwartz], EspacesTemps, 49-50, 1992, p. 95-1077. – M. Verret, « Histoire d’une fidélité. Biographie intellectuelle de Michel Verret par lui-même », Politix, 13, 1991 (suivi de « Regard sur l’histoire de la sociologie ouvrière française. Entretien avec Michel Verret par A. Collovald et F. Sawiki »). – « Entretien avec Michel Verret », Drôle d’époque, 6, 2000. – « Paysages d’un sociologue de la culture ouvrière. Entretien avec Michel Verret [par M. Bessin et A. Madec] », Mouvements, 38, mars-avril 2005. – M. Verret, « Althusser 2001 », in E. Kouvélakis et V. Charbonnier (dir.), Sartre, Lukács, Althusser, des marxistes en philosophie, PUF/Actuel Marx-Confrontations, 2005. – « Parole tenue. Rencontre avec Michel Verret », Europe, mai 2010. – « Michel Verret, la raison généreuse. Propos recueillis par Laure Silvi », Travail, genre et sociétés, 26, 2011. – R. Lamblin, Une vie. Autobiographie. Sociale - Politique - Philosophique, L’Harmattan, 2006. – F. Matonti, Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique. La Nouvelle Critique (1967-1980), La Découverte, 2005. – J.-P. Molinari, « La sociologie de la classe ouvrière de Michel Verret », Mouvement social, 181, 1997. – B. Pudal, « Le populaire à l’encan », Politix, 14, 1991. – B. Pudal, Un Monde défait. Les communistes français de 1956 à nos jours, Éditions du Croquant, 2009. – O. Schwartz, « Michel Verret ou le regard », in Comment peut-on être socio-anthropologue ?, op. cit. – A. Spire, « Le Bon plaisir », émission France culture, 17 février 1996. – B. Baissat (avec C. Pennetier et A. Brun), « Penser le travail (avec le sociologue Michel Verret) », Émission d’histoire sociale Passé présent, Canal Web, 23 mars 2000.. – Témoignages de Christian Baudelot, Marie-Claire Lavabre, Jean-Noël Retière et Olivier Schwartz. – Notes de J. Girault. – État civil.

Isabelle Gouarné

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