Né au Hunan en 1898 ; mort le 12 novembre 1969 à Kaifeng (Henan). Après un bref séjour en U.R.S.S., Liu se forme principalement dans l’action clandestine urbaine et dans le syndicalisme ouvrier avant de devenir, à partir de 1945, le deuxième personnage du P.C.C. et, à partir de 1959, président de la République. Il sera éliminé de la vie politique lors de la Révolution culturelle de 1966, démis de toutes ses fonctions, chassé du Parti et de la présidence de l’État au 12e plénum du VIII® C.C. (octobre 1968). Réhabilité à titre posthume, en mai 1980.

Liu Shaoqi est né en Chine centrale, dans la province du Hunan, dans la sous-préfecture de Ningxiang, au village de Huaminglou, probablement en 1898, dans une famille de paysans riches. Son père était maître d’école et, au milieu de ses trois frères et deux sœurs, son enfance semble avoir été sans problèmes. En 1916, il entre à l’École normale n° 1 à Changsha et fera partie de la « Société d’étude des hommes nouveaux » (Xinmin Xuehui) fondée par Mao Tse-tung (毛澤東) et Cai Hesen (蔡和森). En 1918-1919, Liu Shaoqi séjourne à Baoding (Hebei) en Chine du Nord et songe un moment à poursuivre ses études en France dans le cadre du mouvement des étudiants-ouvriers. C’est, semble-t-il, en 1920 qu’il s’éveille sérieuse¬ment à la vie politique sous l’influence de He Minfan (賀民範). Il s’inscrit à la Ligue de la Jeunesse socialiste à Shanghai et passe près d’un an à Moscou (1921-1922) à l’Université communiste des travailleurs de l’Orient (voir Peng Shuzhi) où il s’inscrit au P.C.C. C’est alors, aux dires de Zhang Guotao (張囯燾), un jeune homme endurant, obstiné et taciturne.
Au printemps de 1922, Liu Shaoqi rentre en Chine et travaille sous les ordres de Zhang Guotao au Secrétariat du travail, installé à Shanghai. En septembre 1922, il est envoyé au Jiangxi pour y conduire, sous la direction de Li Lisan (李立三), l’action syndicale dans les mines d’Anyuan (voir Cai Shufan (蔡樹藩)). Mao Tse-tung est alors secrétaire du Parti pour le Hunan.
Revenu à Shanghai en 1925, Liu Shaoqi participe activement à l’agitation qui suivra l’« incident du 30 mai » (voir Liu Hua (劉華)) et contribue au succès du IIIe congrès des syndicats à Canton en mai 1926. A l’automne de cette même année il est à Wuhan en qualité de secrétaire des syndicats du Hubei et préside le IVe congrès des syndicats (juin 1927). La rupture entre le Parti communiste et le G.M.D. de gauche (juillet 1927) le force à passer dans la clandestinité. Il opère à Shanghai, en Mandchourie et surtout en Chine du Nord et participe entre-temps au VIe congrès du Parti réuni à Moscou (juin-juillet 1928). Il y est réélu membre du C.C. dont il faisait déjà partie depuis le Ve congrès (avril-mai 1927).
En 1932 des impératifs de sécurité obligent Liu Shaoqi, qui est revenu à Shanghai, à se replier sur la base rouge du Jiangxi. Il y sera jusqu’à la Longue Marche (1934) responsable des syndicats et commissaire adjoint au Travail. Avant ou au cours de la Longue Marche, Liu Shaoqi retourne en Chine du Nord où il contribue largement à animer le mouvement du 9 décembre dirigé à la fois contre le Japon et contre le gouvernement central de Nankin (voir Li Chang (李昌)).
A la veille de la guerre sino-japonaise Liu Shaoqi est secrétaire du Bureau du Parti en Chine du Nord. Après un séjour de quelques mois à Yan’an, puis sur les fronts de Chine du Nord-Ouest, il prend la charge du Bureau du Parti dans les Plaines Centrales (Zhongyuan Ju) installé à Xueshan au.Henan. A la suite de l’incident de la 4e Armée nouvelle, janvier 1941 (voir Xiang Ying (項英) et Ye Ting (葉挺)), il devient commissaire politique de la 4e Armée nouvelle réorganisée et sera en même temps secrétaire du Bureau de Chine Centrale (Huazhong Ju).
En juillet 1939 Liu Shaoqi avait écrit Comment être un bon communiste, puis, en juillet 1941, « La lutte à l’intérieur du Parti ». Ces deux textes très importants vont faire partie des documents de base utilisés pour le mouvement de rectification de 1942 (zhengfeng) et, jusqu’à 1966 tout au moins, connaîtront une très grande diffusion (17 432 000 exemplaires du premier de 1949 à 1966 selon les Gardes rouges). Plus tard (juillet 1943) s’y ajoutera un texte éminemment favorable à Mao Tse-tung, « La liquidation des idées mencheviques dans le Parti ».
C’est du mouvement de rectification que date la véritable fortune politique de Liu Shaoqi, qui est rappelé à Yan’an à la fin de l’année 1942. Mao Tse-tung va se servir de ses qualités d’organisateur et de théoricien et s’appuiera sur sa loyauté. Au VIIe congrès du Parti (avril 1945), il sera réélu au B.P., nommé au secrétariat du C.C. et c’est lui qui présentera les nouveaux statuts du Parti. Bien que venant après le général Zhu De (朱德) au B.P., Liu fera figure de numéro 2 du Parti et de l’administration dans lesquels il prendra des responsabilités de plus en plus grandes au cours de la « Troisième guerre civile » (1945-1949). Avec la publication de Nationalisme et Internationalisme en novembre 1948, il se fera le porte-parole d’une certaine ligne de politique étrangère et d’une certaine conception des relations internationales.
L’avènement du nouveau régime, le 1er octobre 1949, consacrera l’importance de Liu Shaoqi et témoignera de sa bonne entente avec Mao Tse-tung. Il sera vice-président du gouvernement, présentera la loi de réforme agraire de 1950, défendra l’interprétation chinoise du marxisme-léninisme et la valeur du modèle révolutionnaire chinois. Il conduira une importante délégation à Moscou pour le XIXe congrès du Parti, communiste de l’Union Soviétique (P.C.U.S.) (1952). Après la mise en vigueur de la constitution du 20 septembre 1954, Liu Shaoqi deviendra président du comité permanent de l’A.N.P. Dans le Parti, il contribuera largement à l’élimination de l’opposition Gao Gang — Rao Shushi (饒漱石) (1954 : voir Gao Gang (高崗)). Sa position éminente s’affirmera au VIIIe congrès (1956) auquel il présentera un rapport de politique générale. Réélu vice-président du Parti, il semble l’héritier virtuel de Mao Tse-tung, dont il ne partagera pas les illusions au moment des Cent Fleurs, mais qu’il suivra, au moins apparemment, quand, en 1958, celui-ci lancera le « Grand Bond en avant » et en 1959 contre Peng Dehuai (彭德懷). L’échec des communes populaires et les difficultés des « trois années noires » (1959-1961) entraînent l’élection de Liu Shaoqi à la présidence de la République (27 avril 1959), où il remplace Mao Tse-tung. C’est sous sa direction, et avec la collaboration active de Deng Xiaoping (鄧小平), que sera conduit un redressement économique dont le succès sera en général attribué à son réalisme. De fréquents voyages à l’étranger contribueront à élever sa stature internationale.
Cependant, en septembre 1962, au 10e plénum du VIIIe C.C., Mao Tse-tung relance les mots d’ordre révolutionnaires et notamment celui de la « lutte des classes ». Inspirant le mouvement d’éducation socialiste, qui intéresse tous les milieux mais surtout le monde intellectuel et celui des campagnes, ils introduisent déjà les éléments d’un conflit qui touche à la fois à l’idéologie, à la ligne politique, à l’exercice du pouvoir et conduira à la Révolution culturelle de 1966. Celle-ci exige d’abord une vaste épuration des étages supérieurs du Parti qu’il convient, pense Mao Tse-tung, de débarrasser des tenants d’une ligne modérée et pragmatique censée conduire au « néo-révisionnisme » et de là au capitalisme.
Longtemps confuse et codée, la « lutte entre les deux lignes » affecte surtout les cadres ruraux, volontiers soutenus par les « maoïstes » contre un « appareil » maniaque d’épurations, tandis que Lin Biao (林彪) mobilise un secteur — l’Armée — qui échappe relativement à l’influence de Liu, de même que la citadelle « radicale » de Shanghai (voir Yao Wenyuan (姚文元) et Zhang Chunqiao (張春橋)), d’où partiront les premiers coups de la Révolution culturelle.
Celle-ci, tout d’abord dirigée contre la municipalité de Pékin (voir Peng Zhen (彭真)) et contre les responsables de la culture et de la propagande (voir Lu Dingyi (陸定一) et Zhou Yang (周揚)), ne le met pas directement en cause. Mais, au cours du printemps et de l’été 1966, il prend en charge le rétablissement de l’ordre sur les campus pékinois sans parvenir à endiguer le flot montant de la protestation étudiante, qui s’étend bientôt à tout le pays. Il est probable que les « équipes de travail », animées par sa femme Wang Guangmei (王光美), contribuent à cristalliser la haine des Gardes rouges. Toutefois, bien que déjà repoussé du deuxième au huitième rang au cours du 11e plénum du VIIIe C.C. (août 1966), Liu Shaoqi sera relativement ménagé jusqu’à la fin du mois d’octobre, qui verra sa première autocritique (23 octobre). Puis il fera l’objet d’attaques à demi-déguisées (« l’autorité numéro 1 qui suit la voie capitaliste dans le Parti », « le Khrouchtchev chinois ») et bientôt d’attaques ouvertes. Elles seront particulièrement violentes au cours du printemps et de l’été 1967. Bien que physiquement ménagé et tenu à l’abri des brutalités des Gardes rouges, Liu Shaoqi sera contraint de faire de nouvelles et humiliantes autocritiques (9 juillet et 2 août 1967) tandis que Wang Guangmei, moins épargnée encore, se défendra et le défendra habilement devant les Gardes rouges qui l’avaient enlevée. Quant aux enfants ils seront contraints de critiquer leurs parents. Dans ces épreuves Liu Shaoqi se comportera avec dignité mais sans passion, reconnaissant plusieurs de ses « erreurs » et protestant de sa fidélité à Mao Tse-tung et à sa pensée.
Les attaques portées contre Liu Shaoqi pendant et après la Révolution culturelle seront nombreuses, variées et le plus souvent injustifiées ou exagérées. On s’en prendra à son passé de responsable du Parti et de l’État. Il sera en particulier accusé d’avoir usurpé les mérites de Mao Tse-tung dans l’affaire des grèves de Anyuan en 1922, d’avoir autorisé un certain nombre de cadres communistes prisonniers du G.M.D. à renier leur Parti en 1936 (voir An Ziwen (安子文), Bo Yibo (薄一波), Peng Zhen (彭真), Rao Shushi (饒漱石)), d’avoir fait à Chiang Kai-shek une confiance excessive au moment de la guerre sino- japonaise et à l’issue de celle-ci, d’avoir voulu retarder la collectivisation agraire et d’avoir jugé les communes populaires prématurées. L’on dénoncera ses tendances culturelles, son admiration envers les classiques et la tradition confucéenne et sa politique éducative inspirée des modèles américain et soviétique.
Dans le domaine doctrinal, « six théories noires » seront attribuées à Liu Shaoqi : « extinction de la lutte des classes », « soumission servile au Parti », « caractère rétrograde des masses », « adhésion au Parti pour s’assurer des fonctions dirigeantes », « paix au sein du Parti », « fusion des intérêts publics et des intérêts privés ». Cependant, aux yeux de Mao Tse-tung et des partisans de la Révolution culturelle, le plus grand crime de Liu Shaoqi sera de vouloir établir l’autorité absolue du Parti sur les masses au détriment de leur élan révolutionnaire, d’encourager les stimulants matériels au détriment des stimulants idéologiques, ce que la formule « trois libertés, une garantie » (san zi yi bao) traduira dans l’agriculture. Par-là, comme autrefois Chen Duxiu (陳獨秀), Qu Qiubai (瞿秋白), Zhang Guotao (張囯燾) et Wang Ming (王明), Liu Shaoqi était supposé représenter une ligne déviationniste de droite (encore que souvent en apparence de gauche) qui devait à la longue conduire au révisionnisme et de là au capitalisme. Aussi bien cette ligne était-elle censée apparaître dans une ligne de politique étrangère caractérisée par un rapprochement avec les pays capitalistes, révisionnistes, réactionnaires et une réduction de l’aide apportée aux mouvements révolutionnaires (san he yi shao).
Au 12e plénum du VIIIe C.C., au mois d’octobre 1968, Liu Shaoqi sera « pour toujours » expulsé du Parti et, au mépris des textes constitutionnels, chassé de la présidence de la République. Emprisonné, il meurt de mauvais traitements et de maladie dans une prison de Kaifeng en novembre 1969. Longtemps tenue secrète, sa disparition est confirmée en janvier 1979, lorsque Peng Zhen et Wang Guangmei sont réhabilités. La réhabilitation officielle de Liu (mai 1980) à dû attendre la victoire définitive des partisans de Deng Xiaoping sur les derniers tenants du maoïsme. Acquise en même temps que celles de Qu Qiubai (瞿秋白) et Li Lisan (李立三), cette réhabilitation couronne le mouvement pour la « révision des verdicts ». Ses étapes auront été autant de symboles marquant celles de la démaoïsation. Les noms honnis des « Quatre » (voir Jiang Qing (江青)) ont remplacé le sien aux côtés de celui de Lin Biao dans l’enfer politique du régime.
Dans l’histoire du Parti communiste et de la Chine populaire, Liu Shaoqi représente un courant idéologique et politique qui, malgré vingt ou trente ans de bonne collaboration entre les deux hommes, se séparera peu à peu de celui de Mao Tse-tung jusqu’à la rupture ouverte de la Révolution culturelle. Bien avant celle-ci, la vision révolutionnaire, le tempérament, l’expérience propre semblaient pourtant constituer entre Liu et Mao des éléments d’opposition qui s’étaient révélés assez clairement dans leurs œuvres, voire à propos de problèmes concrets. Tandis que Mao Tse-tung englobe largement dans ses écrits le mouvement révolutionnaire chinois, la Chine tout entière et le monde lui-même, attachant une très grande importance aux questions militaires et paysannes, Liu Shaoqi tourne principalement son attention vers le Parti, son organisation, son fonctionnement, les qualités de ses membres et privilégie le prolétariat urbain. C’est en effet, pense-t-il, le Parti, élite nouvelle, qui doit éduquer les masses et les acheminer graduellement vers le socialisme et le communisme. Aussi la discipline, l’obéissance, le respect de l’ordre socialiste sont-ils les premières qualités du militant. Celui-ci n’en a pas moins le devoir de se perfectionner sans cesse et de participer aux « luttes internes » du Parti. Enfin, à la différence de Mao Tse-tung qui exige des révolutionnaires un sacrifice personnel permanent et total, Liu Shaoqi comprend que l’intérêt individuel puisse subsister dans la mesure où il reste subordonné à l’intérêt collectif. Il faut pourtant le répéter, à aucun moment Liu Shaoqi ne s’en prendra à la pensée de Mao Tse-tung dont il louera au contraire l’adaptation au cas de la Chine et dont il explicitera certains aspects (thèse de la révolution ininterrompue par exemple), laissant de côté théorie des contradictions et ligne de masse, au moins dans leur formulation maoïste.
Ces vues et ces attitudes différentes, plus de mesure et de prudence du côté de Liu Shaoqi, d’abord soucieux de construction économique, Mao Tse-tung étant davantage préoccupé de transformations sociales, finiront par déterminer des prises de position distinctes sur des problèmes importants : rythme et conditions de la collectivisation, politique de développement en général, degré de mobilisation des masses, poursuite de la lutte des classes en régime socialiste, révolution dans les superstructures pour n’en citer que quelques-uns. Dans l’ensemble Liu Shaoqi recherchera l’union de toute la population en vue d’atteindre des objectifs politiques et économiques précis. Mao Tse-tung souhaitera au contraire recommencer périodiquement la révolution pour lui garder sa pureté et son élan. La différence de stature historique entre les deux dirigeants condamnera d’avance Liu Shaoqi, que le charisme de Mao Tse-tung, son propre sens de la discipline, les circonstances enfin empêcheront non seulement de critiquer son rival mais de s’exprimer librement et totalement. Ce dernier point ne saurait être perdu de vue par les biographes et les historiens.

ŒUVRE : « Lun Gongchandangyuan de xiuyang » (Sur l’éducation du militant communiste), Yan’an, 7 août 1939, publié in Zhengfeng wenxian (Documents sur la rectification), Kalgan, 1946. Ce texte est traduit (partiellement) in Compton (1966), p. 108-155. Les quatre sections de cet ouvrage constituent, à quelques corrections près, les chapitres 6 à 9 de Comment être un bon communiste. Ce dernier ouvrage, qui reprenait la substance de conférences prononcées par Liu Shaoqi en 1939, fut réédité avec d’importantes adjonctions en 1962 (numéros 15-16 du Hongqi (Drapeau rouge), août 1962) et connut, jusqu’à la Révolution culturelle, un tirage dépassant de loin celui des œuvres de Mao Tse-tung. On en trouvera une édition commode en français dans la Collection 10-18 (1970). — Le recueil de Documents sur la rectification comprend d’autres conférences de Liu Shaoqi, notamment « Lun dang- nei douzheng » (Sur la lutte à l’intérieur du Parti), 2 juillet 1941, traduit in Compton, op. cit., p. 188-238. Jusqu’en 1965, la presse (essentiellement RMRB et Hongqi) se fait l’écho presque quotidien des interventions, rapports et comptes rendus du deuxième personnage du régime. La plus grande partie de ces textes figure dans les Collected Works publiés à Hong Kong (Union Research Institute, 3 vol., 1969). Voir aussi le recueil publié à Taibei en 1970 ; Liu Shaoqi wenti ziliao zhuanji (Recueil spécial de matériaux sur Liu Shaoqi). — La « confession » de Liu Shaoqi (prononcée en même temps que celle de Deng Xiaoping au cours d’une réunion de travail du C.C. le 23 octobre 1966) a été rendue publique par les Gardes rouges. On en trouvera une traduction anglaise in Atlas (New York), avril 1967. — Enfin, C.P. Fitzgerald a publié un recueil commode d’extraits : Quotations From Président Liu Shao-ch’i (Liu Shaoqi), New York-Tokyo, 1968.

SOURCES : Rares sont les ouvrages consacrés à la Chine populaire qui n’abordent pas fa carrière, les idées ou le destin de Liu. Outre les biographies in KC, WWCC et par Boorman in Chün-tu Hsueh (1971), on se reportera surtout à l’étude biographique et politique de Dittmer (1974), aux ouvrages généraux de Guillermaz (1968) et (1972) et Harrison (1972). Sur le conflit Liu Shaoqi — Mao Tse-tung et les origines de la Révolution culturelle, voir P.H. Chang (1978), Chen Yung Ping (1966), Joffe (1975), MacFarquhar (1974 et 1983), Schram in Asian Survey, vol. XII, n° 4, avril 1972. — Sur l’affrontement des « deux lignes » à la campagne, c’est-à-dire sur la politique agricole du réajustement et sur le mouve¬ment d’éducation socialiste, période complexe et confuse, voir en particulier Baum (1975) : Baum et Teiwes (1968) et in Asian Survey, vol. 8, n° 4, avril 1968. — P.H. Chang in Current Scene, vol. 6, n° 3, 15 février 1968.

Jacques Guillermaz

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