XU Xigen 徐錫根

Par Yves Chevrier

Dirigeant communiste d’origine ouvrière, membre du C.C. du P.C.C. sous Li Lisan.

Après le désastre de 1927, Xu Xigen collabore avec Luo Zhanglong (羅章龍) à la direction clandestine du Syndicat général pan-chinois à Shanghai. Responsable du comité provincial du Jiangsu (province qui englobe la ville de Shanghai), il est l’une des premières victimes de la centralisation (dite « bolchévisation ») entreprise par Li Lisan (李立三) dès la fin de l’année 1928. Li Lisan prend le contrôle du comité provincial en février 1929 après la défection de Kang Sheng (康生), l’un des principaux partisans de Xu Xigen. La polémique qui précède l’éviction de Xu (novembre 1928-février 1929) révèle les premiers écarts entre la (future) « ligne Li Lisan » et les décisions arrêtées à Moscou par les VIe congrès du P.C.C. et du Komintern (été 1928). Comme les autres adversaires shanghaïens de la « ligne » (voir He Mengxiong (何夢雄) et Luo Zhanglong (羅章龍)), Xu Xigen s’oppose ensuite à la manière dont Pavel Mif résout l’affaire Li Lisan en janvier 1931. Il prend part à la scission organisée par He Mengxiong et Luo Zhanglong contre Wang Ming (王明) et les Vingt-huit Bolcheviks (voir Mif). Pourtant, Xu n’est pas exclu en même temps que les autres « rebelles » (voir Luo Zhanglong (羅章龍), Wang Kequan (王克全), Wang Fengfei (王鳳飛)) : un sursis lui est accordé, qu’il met à profit en soumettant trois autocritiques consécutives. Rentré en grâce auprès de Wang Ming, il est envoyé dans les bases soviétiques de Chine centrale (printemps 1931) en même temps que d’autres dirigeants (Zhang Guotao (張囯燾), Ren Bishi (任弼時), Xiang Ying (項英)) afin d’assurer la mainmise de la nouvelle direction shanghaïenne sur la révolution rurale. Arrêté en même temps que Yu Fei (余飛) (en septembre 1932), Xu Xigen sauve sa vie en passant au Guomindang.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article184540, notice XU Xigen 徐錫根 par Yves Chevrier, version mise en ligne le 25 janvier 2017, dernière modification le 25 janvier 2017.

Par Yves Chevrier

ŒUVRE : La polémique avec Li Lisan est publiée dans le recueil Diliuci dahui hou zhongguo gongchandang de zhengzhi gonggzuo (Le travail politique du P.C.C. après le VIe congrès), Shanghai, 1929, p. 159-172. — Les « aveux » passés après 1932 sont consignés dans Zhuanbian (Transformations), Shanghai, 1933 ; ce recueil, compilé par les soins du Bureau d’enquêtes (nationaliste), rassemble les confessions d’un certain nombre de transfuges du P.C.C. Ces deux documents sont largement commentés in Thornton op. cit.p. 67 sq.

SOURCES : Chang Kuo-t’ao (Zhang Guotao), II (1972). — Hsiao Tso-liang (1961). — Kuo, II (1968). — Thornton (1969).

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