Né le 12 janvier 1931 dans le xian de Zhuji, au Zhejiang, mort le 23 décembre 2005. Critique littéraire associé au « groupe de Shanghai ». Parvenu au faîte du pouvoir pendant la Révolution culturelle puis responsable de la propagande, il est membre du B.P. de mars 1969 à octobre 1976, date de son arrestation comme membre de la « Bande des Quatre ». Il est condamné le 23 janvier 1981 à vingt ans de réclusion criminelle.

Yao Wenyuan est issu d’une vieille famille de propriétaires fonciers. Son père, Yao Pengzi, était un écrivain et un membre de la Ligue des écrivains de gauche dans les années 1930. Il y a occupé différentes fonctions, parmi lesquelles celle de rédacteur au Wenxue yuekan (Mensuel de littérature) et au Wenxue shenghuo (Vie littéraire). Lu Xun (魯迅), dont il fut pendant un temps le familier, le décrit comme un « romantique » dont l’engagement politique était superficiel. Il est arrêté en décembre 1933, quelques mois après Ding Ling (丁玲), dont il est un ami de longue date. Comme de nombreux membres du P.C.C. à la même époque, Yao Pengzi accepta alors d’abjurer publiquement le communisme. En 1976, après la chute de la « Bande des Quatre », cela lui vaudra d’être traité de « traître ». Il continua pourtant de montrer de bonnes dispositions à l’égard du Parti communiste. Pendant la guerre contre le Japon, il a dirigé à Chungking le Kangzhan wenyi (Arts et lettres de la résistance), dans lequel publiaient des écrivains comme Feng Xuefeng (馮雪峰) et Hu Feng (胡風), mais aussi, Liu Baiyu, Mao Dun (矛盾) et Guo Moruo (郭沫若).
C’est donc au cœur même du sérail littéraire des années 1930 que grandit Yao Wenyuan. Bien plus tard, lui-même se serait d’ailleurs vanté d’être l’« enfant prodige » (tiancai lingtong) dont parle Lu Xun dans un de ses poèmes. Yao Wenyuan passe une grande partie de son enfance à Chungking, avant de poursuivre des études supérieures à l’Université Fudan de Shanghai. Au début des années 1950, il est cadre à la commission de travail municipale de la Ligue des Jeunesses néo-démocratiques. Il est également pigiste occasionnel au Wenyi bao (Journal des arts et des lettres), dont la rédactrice en chef est Ding Ling, qui se trouve ainsi patronner ses débuts littéraires. C’est dès ses premiers écrits que Yao Wenyuan met sa plume au service d’un dogmatisme étriqué et qu’il attaque avec la plus parfaite mauvaise foi les écrivains et les artistes victimes des mouvements de rectification. Durant ses quelque trente années d’activité « littéraire », c’est le seul et unique talent qu’on lui connaîtra.
Son intransigeance idéologique sera à la longue payante : elle fera de lui l’auxiliaire indispensable des inquisitions littéraires du Parti, avant de le propulser au faîte du pouvoir.
Il a dix-neuf ans quand il fait paraître un très violent article dénonçant une comédie, Le poussah vivant, comme « insultante pour le peuple, le Parti et l’Armée de libération » (Wenyi bao, novembre 1950). En 1954, à la suite du mouvement de critique visant Hu Shi et Yu Pingbo, au cours duquel deux auteurs parfaitement inconnus (Li Xifan et Lan Ling) furent mis en avant contre les deux sommités académiques, le Parti entreprend de recruter de jeunes thuriféraires dogmatiques qui préfigurent les « auteurs prolétariens » de demain. Yao Wenyuan, que ses articles ont déjà fait remarquer, est du nombre. C’est alors qu’il devient « critique littéraire » à temps plein. La campagne contre Hu Feng en 1955 lui offre bientôt l’occasion de donner la pleine mesure de ses capacités : dans la presse shanghaïenne du début de l’année, il lance de véritables appels à une chasse aux sorcières contre les infortunés « contre-révolutionnaires du type Hu Feng ». Par exemple, dans un article paru durant cette période dans le Jiefang ribao (Libération), il écrit : « Il faut souligner que Shanghai est un endroit qui a été marqué assez profondément par l’influence de la pensée artistique et littéraire de Hu Feng. Avant la Libération, un bon nombre de revues sectaires et ne respectant rien y étaient publiées, et aujourd’hui encore, il y a des gens qui vénèrent ses théories. » Le directeur du Jiefang ribao est alors Zhang Chunqiao (張春橋), auquel il attache dès lors ses services et dans l’ombre duquel il saura se maintenir jusqu’au bout. En 1956, Yao Wenyuan est rédacteur au Wenyi yuebao (Mensuel des arts et des lettres), dont le rédacteur en chef est Ba Jin (巴金). Pendant le mouvement anti-droitier en 1957, Yao Wenyuan se déchaîne contre tout ce que le pays compte d’écrivains libéraux. Encouragé par son nouveau mentor, il n’hésite pas à tenir le rôle de l’accusateur public dans les « meetings de dénonciation » où sont traînés les « droitiers ». Il écrit quantité d’articles dans lesquels, s’appuyant sur les théories littéraires de Staline et de Mao Tse-tung (毛澤東), il lance des accusations plus fantastiques les unes que les autres contre les intellectuels voués aux gémonies par les services de propagande de Zhou Yang (周揚). Sa méthode est déjà parfaitement au point. Elle consiste à se livrer à une pseudo-analyse littéraire des ouvrages incriminés pour y découvrir les desseins « réactionnaires » de leurs auteurs, et à fouiller dans le passé de ces derniers pour en extraire des éléments insignifiants en eux-mêmes, mais qui, démesurément grossis, lui permettent d’étayer les charges politiques les plus invraisemblables. A son tableau de chasse, il peut bientôt épingler les noms de Feng Xuefeng, Xu Maoyong, Liu Shaotang, Liu Binyan (劉賓雁), A Zhang, Wang Ruowang, Shi Zhicun, He Zhi, Zhou Bo, Chen Yong, Xu Jie, pour ne mentionner que les plus célèbres. Ironie de l’histoire, son père, Yao Pengzi, doit lui aussi porter le « chapeau » infamant.
Le récit de la vie de Yao Wenyuan ressemble à une longue litanie : de 1954 à 1966, il est de toutes les campagnes d’intimidation des intellectuels que le Parti égrène au fil des ans. Dans la foulée du mouvement anti-droitier, en janvier 1958, Mao lance le mouvement de « re-critique » (zai pipan) des écrivains mis en cause pendant le zhengfeng (la rectification) de 1942. Yao Wenyuan, dont la réputation de « chien de garde » idéologique est désormais bien établie, s’en prend aussitôt à Ai Qing et à sa protectrice du début des années 1950, Ding Ling. La période qui suit le Grand Bond en avant voit la cristallisation des rivalités qui aboutiront à la Révolution culturelle. En 1960, pendant le « mouvement anti-révisionniste », Ba Ren (i.e. Wang Renshu), un spécialiste de théorie littéraire et l’un des principaux tenants de la « théorie de la nature de l’homme » (ren xing lun), est à son tour l’objet des dénonciations véhémentes de Yao. Ses attaques contre les écrivains lui attirent de très profondes inimitiés dans les cercles littéraires de Shanghai. En 1962, quand Ba Jin s’exclame dans un discours : « Je suis un peu effrayé de ceux qui, une aune dans une main et un bâton dans l’autre, vont partout à la recherche de coupables » (Shanghai wenxue, mai 1962), il ne fait pas de doute que c’est entre autres à Yao Wenyuan qu’il songe. En tout cas, c’est Yao Wenyuan qui mène la « contre-offensive » contre Ba Jin. Cette querelle dégénère très rapidement en une vive controverse opposant les écrivains « libéraux » et les principales personnalités dirigeantes des milieux de la culture de Shanghai aux « radicaux ». En 1963, le « mouvement d’éducation socialiste » donne à Yao Wenyuan l’occasion de s’illustrer à nouveau, dans une série d’articles où il met l’accent sur la prééminence de la « lutte des classes sur le front littéraire et artistique ». A deux reprises, dans Zhongguo qingnian (Jeunesse chinoise), il exhorte les jeunes à ne lire que les « auteurs prolétariens », les autres écrivains ne pouvant pas contribuer à la formation de leur « conscience de classe », et il n’hésite pas à se faire l’avocat du puritanisme étriqué qui deviendra une norme sociale après la Révolution culturelle : il met en garde les jeunes contre l’amour, parce qu’il détourne le peuple de la Révolution. Dans ces articles, il laisse aussi paraître un élitisme qui, après 1966, permettra d’étendre le système des livres réservés (neibu fahang), parce qu’idéologiquement « impurs ». Selon lui, en effet, les jeunes ne doivent être autorisés à lire les auteurs « bourgeois » et « romantiques » que s’ils sont armés idéologiquement pour le faire de façon critique.
Il agit cette fois en conjonction avec un très haut personnage, Madame Mao en personne (voir Jiang Qing (江青)), qui entreprend alors sa « réforme de l’opéra ». On a longtemps épilogué sur les raisons qui ont conduit le ménage Mao à faire de Yao Wenyuan un homme lige, et à mainte reprise l’hypothèse a été avancée qu’il serait en fait l’époux de l’une de leurs filles, Li Min ou Li Na. Bien qu’invérifiable, cette hypothèse permettrait d’expliquer non pas tant la promotion-éclair de Yao — après tout, d’autres personnalités sans liens familiaux avec le couple présidentiel en connaîtront de semblables —, que le parcours rigoureusement sans faute qu’il accomplit, en se jouant des embûches qui guettent normalement les cadres en charge du travail de propagande, et sans aucun errements, pas même ceux de la jeunesse. Quoi qu’il en soit, en 1963, l’alliance de Jiang Qing avec Yao Wenyuan, et aussi Zhang Chunqiao (張春橋) et Ke Qingshi (柯慶施), est déjà scellée. En août de cette année, se conformant aux instructions de Jiang Qing, Yao Wenyuan critique dans le Wenhui bao le « compositeur bourgeois » Debussy. He Luting, le doyen du conservatoire de Shanghai et l’auteur de l’hymne national, Dongfang Hong (L’Orient est rouge), lui réplique dans le même journal. Cette polémique lui vaudra d’être très cruellement traité par les Gardes rouges durant la Révolution culturelle. Pendant l’hiver 1963-1964, Mao Tse-tung s’attaque de front aux artistes et aux écrivains qui doivent d’avoir survécu au fanyou (le mouvement anti-droitier de 1957-58) au rôle peu glorieux qu’ils y ont tenu. Par-delà ces derniers, le mouvement de rectification qu’il lance vise « le vieux ministère de la Culture, le vieux Département de la propagande et la vieille municipalité de Pékin ». Le mouvement n’atteindra pas les résultats escomptés. Cependant, Yao Wenyuan y prend une part active, notamment en dénonçant dans le Jiefang ribao et le Guangming ribao les conceptions artistiques et littéraires de Zhou Gucheng et de Shao Quanlin. Il dit du premier que sa « théorie de la confluence des mentalités d’une époque » est une « théorie de la collaboration de classe », et il critique le second, qui est le vice-président de l’Association des écrivains et un proche collaborateur de Zhou Yang, pour sa « théorie anti-Parti » des « personnages intermédiaires » (zhongjian renwu), qu’il oppose aux « personnages héroïques » — et stéréotypés — chers à Jiang Qing. Les fonctions officielles exercées par Yao Wenyuan après le fanyou sont en harmonie avec son rôle effectif pendant cette période : en 1958, il devient membre du comité de rédaction de la revue Mengya (Bourgeons) et membre du comité national de la Fédération de la jeunesse chinoise, puis, en 1960, membre du comité de rédaction du Jiefang ribao et enfin, en 1965, administrateur de l’Association des écrivains de Shanghai.
Au début de 1965, Jiang Qing, Zhang Chunqiao et Yao Wenyuan entreprennent la rédaction de l’article « Critique de la nouvelle pièce à caractère historique Hai Rui démis de ses fonctions (voir Wu Han (吳晗)), qui est signé par Yao seulement, et dont la publication, le 10 novembre 1965, marque le déclenchement de la Révolution culturelle. Six mois plus tard, Yao Wenyuan se distingue à nouveau en faisant paraître l’article « Critique du Village des Trois », qui représente un degré supplémentaire dans l’escalade contre Peng Zhen (彭真). Le même mois, en mai 1966, Mao approuve la nomination de Yao Wenyuan comme vice-directeur du Groupe central chargé de la Révolution culturelle (G.C.R.C.), sous Chen Boda (陳伯達). En février 1967, il devient l’adjoint de Zhang Chunqiao au Comité révolutionnaire de Shanghai. Durant cette période, Yao Wenyuan dirige à Pékin les affaires courantes du G.C.R.C. L’aura de vigilance idéologique sans défaillance dont il a su s’envelopper et la protection de Jiang Qing conduisent Mao à lui confier la direction de la délégation de « Gardes rouges » qui se rend en visite officielle en Albanie en juin 1967. En octobre-novembre l’élimination du « Corps d’armée du 16 mai » et les arrestations de Wang Li (王力), Guan Feng et Qi Benyu (慼本禹) permettent à Yao Wenyuan de devenir le bras droit de Chen Boda. Il apparaît alors comme le principal porte-parole du G.C.R.C. et le dirigeant de fait du travail de propagande. En 1968, il est l’homme de confiance de Mao Tse-tung : celui-ci lui donne la direction du bureau présidentiel, où il a la haute main sur les dossiers qui lui sont soumis, et est bien placé pour recueillir les oracles. En août 1968, lorsque les maoïstes décident de mettre fin à la véritable guerre qui ravage les campus pékinois (voir Kuai Dafu (蒯大富)), il publie dans le Hongqi (Drapeau rouge) un article qui lui est directement inspiré par Mao et qui appelle à la constitution des « équipes de propagande ouvrière » pour prendre le contrôle des universités et des établissements d’enseignement.
En mars 1969, lors du IXe congrès du P.C.C., Yao Wenyuan se voit confirmer dans son rôle dirigeant : il entre au B.P. en même temps que Zhang Chunqiao. Il continue aussi d’être le second personnage de Shanghai, et en 1971, il fait partie du premier comité du Parti de la municipalité comme premier vice-secrétaire. En août 1973 enfin, il est réélu membre du B.P. Après la Révolution culturelle, et surtout après août 1970, date de la disgrâce de Chen Boda, avec lequel il a pris ses distances à temps, Yao Wenyuan a la charge de la direction des mass media et du travail de propagande. Il contrôle directement les principaux organes de presse du P.C.C. : le Hongqi, le Quotidien du peuple, le Guangming ribao (Clarté), l’Agence Chine nouvelle (Xin hua she), sans oublier Xuexi yu pipan (Études et critiques), qui, à partir de septembre 1973, est le porte-parole officieux de la « faction radicale » du P.C.C. et le reflet de ce que l’on appelle alors pudiquement « l’esprit du Comité central », c’est-à-dire la pensée présidentielle, ni Lishi yanjiu (Recherches historiques), qui reprend sa publication à la fin de 1974. C’est aussi Yao Wenyuan qui orchestre l’abondante production idéologique de cette période, par le truchement essentiellement du Groupe de la grande mise en accusation des universités Beida et Qinghua et du Groupe de rédaction de Shanghai, qui est centré sur l’Université Fudan. Il ne dédaigne pas non plus mettre lui-même la main à la pâte de ces innombrables articles où l’allusion historique sibylline sert à coder des attaques contre l’armée ou la faction Zhou Enlai (周恩來). La dernière action d’éclat de Yao Wenyuan est l’organisation du battage autour du « faux » testament de Mao, en septembre 1976. C’est Hua Guofeng (華囯鋒) qui est mis en cause cette fois. Mais Hua prend de vitesse Yao et ses trois collègues de la « Bande des Quatre », qui sont arrêtés le 6 octobre 1976. A son procès, quatre ans plus tard, Yao Wenyuan reconnaît les faits qui lui sont reprochés, niant seulement qu’ils puissent fonder les graves charges qui pèsent contre lui. Cette attitude coopérative lui vaut une condamnation relativement clémente : vingt ans de réclusion criminelle.

ŒUVRE : L’abondante et éloquente production de Yao Wenyuan mérite d’être répertoriée. « Fenqing shifei, huaqing jiexian » (Distinguer le vrai du faux, tracer une ligne de démarcation), in Wenyi bao, janvier 1955, article contre Hu Feng. — « Hu Feng waiqu makesizhuyi de santao shoufa » (Les trois procédés de Hu Feng pour déformer le marxisme), in Wenyi yuebao, mars 1955. — Les articles antidroitiers de Yao Wenyuan en 1957 sont très nombreux, en voici les principaux : « Lu yi beikao » (Pour référence), Wenhuibao, 10 juin 1957 ; « Liu Binyan shi zichan jieji youpai zai dang nei de dailiren » (Liu Binyan est l’agent des droitiers bourgeois à l’intérieur du Parti), RMRB, 20 juillet 1957 ; « Piyao sanze — da Xu Zhongyu » (Trois réfutations — en réponse à Xu Zhongyu), Jiefang ribao, 24 juillet 1957 ; « Jielu youpaifenzi Wang Ruowang de yinmou huodong » (Démasquons les manigances du droitier Wang Ruowang), Jiefang ribao, 2 août 1957 ; « Zou na yitiao lu » (Quelle voie prendre ?), Wenyi yuebao, août 1957 ; « Zai tan jiaotiao he yuanze » (Reparlons des dogmes et des principes), Wenyibao, 1957, no. 18 ; « Wenxue shang de xiuzheng- zhuyi sixiang he chuangzuo qingxiang » (Tendances artistiques et idéologiques du révisionnisme en littérature), Renmin wenxue, novembre 1957. — En 1958, pendant le mouvement de « re-critique », Yao Wenyuan écrit : « Pipan Wang Shiwei de Ye baihe hua » (Critique des Lys sauvages de Wang Shiwei), Mengya, 1958, no. 6 ; « Yi gemingzhe zitai xie de fange- ming xiaoshuo » (Le roman contre-révolutionnaire dont l’auteur pose au révolutionnaire), Wenyi yuebao, mars 1958, article qui vise Ding Ling ; « Feng Xuefeng zichan jieji wenyi luxian de sixiang jichu » (Les bases idéologiques de la ligne littéraire et artistique bourgeoise de Feng Xuefeng), Wenyibao, 1958, no. 4. — Contre Ba Jin, Yao Wenyuan écrit : « Tan Ba Jin Miewang zhong de wuzhengfuzhuyi sixiang » (Sur l’idéologie anarchiste dans La disparition de Ba Jin), Zhongguo qingnian, 1958, no. 19. — Contre l’écrivain Fang Ji, il écrit : « Lun Laifangzhe de sixiang qingxiang » (Des tendances idéologiques du Visiteur), Wenyibao, 1958, no. 16. — Après le Grand Bond en avant, la vocation idéologique de Yao Wenyuan s’affirme encore plus nettement, par exemple, dans : « Lun Lin hai xueyuan » (A propos de Forêts immenses, plaines enneigées), Xin wenhua bao, 16, 21 & 26 septembre 1957 ; « Pipan Ba Ren de Ren xing lun » (Critique de la « Théorie de la nature de l’homme » de Ba Ren), Wenyi bao, 1960, no. 2 ; Lu Xun, Zhongguo wenhua geming de juren (Lu Xun, le géant de la Révolution culturelle chinoise), Shanghai, 1959 ; « Ping Caoyuan fenghuo » (Sur Feux d’alarme sur la plaine), Wenyibao, 1959, no. 24 ; « Tan Shei shi qiji de chuangzaozhe » (Parlons de Qui produit des miracles ?), RMRB, 14 juillet 1959. — Les attaques de Yao contre Zhou Gucheng sont contenues dans Guangming ribao, 24 septembre 1963 et 10 mai 1964 ; contre Shao Quanlin, ibid., 20 décembre 1964. — Les épîtres à la jeunesse de Yao Wenyuan se trouvent in Zhongguo quingnian, mai et octobre 1963. — Xin song ji (Le nouveau sapin), Pékin, 1962, est un recueil d’articles. — Les principaux articles de la période de la Révolution culturelle sont : « Ping xinbian lishi ju Hai Rui ba guan » (Critique de la nouvelle pièce à caractère historique, Hai Rui démis de ses fonctions), Wenhuibao, 10 novembre 1965 ; « Ping Sanjia cun » (Critique du Village des Trois), Jiefang ribao & Wenhuibao, 10 mai 1966 ; « Ping fangeming liang mian pai Zhou Yang » (Critique du contre-révolutionnaire à double face Zhou Yang), Hongqi, janvier 1967 ; « Ping Tao Zhu de liangben shu » (Critique des deux livres de Tao Zhu), Hongqi, septembre 1967 ; « La classe ouvrière doit exercer sa direction en tout », Pékin Information, 30 août 1968. — Dans les années 1970, Yao Wenyuan signe l’article : « Guanyu Lin Biao fandang jituan de shehui jichu » (Sur les bases sociales de la clique anti-Parti de Lin Biao), Hongqi, mars 1975. Mais sa griffe inimitable peut se déceler dans bien d’autres articles (entre autres ceux qui sont signés des pseudonymes collectifs de : Liang Xiao, Bai Qing, Gao Lu et Liang Xiaozhang, à Pékin, et de : Luo Siding, Shi Lun, Shi Feng et Qi Chenglou, à Shanghai), sans qu’il soit en général possible de déterminer quelle part exacte il a pris à leur rédaction.

SOURCES : Outre WWCC, voir : Chi Hsin (1978). — A Great Trial in Chinese History (1981). — Leys (1971). — Lin Manshu et al. (1976) — Mingbao (Les Lumières), 16 novembre au 6 décembre 1976 et 26 avril au 19 mai 1977. — Zafanolli (1981).

Wotjtek Zafanolli

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