POUSSOT Gaston Léon Joseph

Par Frédéric Stévenot

Né le 9 mars 1907 à Chaussin (Jura), tué le 1er septembre 1944 à Berneuil-sur-Aisne (Oise) ; résistant FFI.

Gaston Poussot fut élève à l’école normale de Beauvais (Oise), avant d’exercer les fonctions d’instituteur à Berneuil-sur-Aisne de 1934 à 1944. Lieutenant de réserve, il fut mobilisé en 1939 dans un bataillon de mitrailleurs. Sa conduite lui valut une citation et la Croix de guerre. Il rejoignit son poste d’enseignant. Gaston Poussot adhéra à Libé-Nord, dont il devint le responsable pour le canton d’Attichy (Oise). Il constitua un groupe, qui réceptionna plusieurs parachutages, abrita des Alliés et organisa des actions dans la région. Gaston Poussot engagea son groupe lors de la retraite allemande. Après avoir fai cinq prisonniers, il fut pris dans une embuscade, près du carrefour de Morienval (Oise), au cours de laquelle il fut abattu. Une autre source indique qu’il fut tué au cours d’une mission de renseignement.

Gaston Poussot fut reconnu « Mort pour la France » à titre militaire (AC 21 P 134384). Son corps fut inhumé dans le cimetière de Compiègne (Oise). Il avait deux fils.

Son nom figure en de nombreux endroits. Il est inscrit sur une plaque et sur le monument commémoratifs de Vic-sur-Aisne (Aisne), ainsi que sur le monument aux morts de Chaussin, sa commune natale [1]. Dans l’Oise, on le retrouve à Attichy, sur un stèle commémorative [2], à Beauvais sur le monument commémoratif aux instituteurs de l’Oise, sur une plaque commémorative apposée sur l’école de Berneuil-sur-Aisne, et enfin sur le monument aux morts de Compiègne.

Le site de la commune de Chaussin comporte un historique concernant la famille Poussot. Les parents, Alcide et Mathilde Poussot, tenaient une boulangerie-café au centre du village. Outre Gaston, le couple eut deux fils, qui poursuivirent leur scolarité à l’école primaire supérieure de Dole (Jura). L’aîné, Julien, devint instituteur à Amange après sa formation à l’école normale du Jura. Marié, capitaine de réserve, il fut tué le 20 juin 1940 à Peixonne (Meurthe-et-Moselle), et obtint la Légion d’honneur. Le troisième fils était Marc. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier jusqu’en 1945. Il fut ensuite employé à l’usine Solvay, à Tavaux, et mourut le 20 mars 1985.
Une rue de Chaussin porte le nom des Frères Poussot, tandis que celui de Simone Michel-Lévy a été donné à une autre. Il s’agit d’une cousine germaine des frères Poussot, résistante et déportée.

Le groupe scolaire de Berneuil-sur-Aisne s’appelle Gaston-Poussot et Henri-Massein.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article187376, notice POUSSOT Gaston Léon Joseph par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 1er décembre 2016, dernière modification le 4 août 2018.

Par Frédéric Stévenot

SOURCE. État civil de Besançon (1E853). — Site Internet : Mémorial GenWeb ; Généalogie Aisne ; Mémoire des hommes ; Généanet ; commune de Chaussin.

ICONOGRAPHIE. Site Internet : [Mémorial GenWeb->http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/photo.php?id_source=11598].

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément