PÖLZER Johann

Né le 2 août 1903 à Vienne ; mort le 28 septembre 1963 ; militant syndicaliste ; secrétaire général du syndicat des employés communaux.

Fils du député social-démocrate des mêmes nom et prénom, J. Pölzer milita dès sa jeunesse dans le mouvement ouvrier. Il apprit le métier de mécanicien et entra à l’usine de fabrication de locomotives de la Société nationale des chemins de fer à Favoriten, dans le Xe arr. de Vienne.
Après la guerre, il travailla dans les entreprises des Centrales électriques de la ville de Vienne. En 1927, il fut élu président du comité d’entreprise de cet établissement de première importance sur le plan économique. C’est lui qui, le 12 février 1934, par la coupure du courant opérée à partir de l’usine d’électricité, donna le signal de la défense par les armes des droits politiques en Autriche. Le nouveau régime dirigé par Dollfuss, lui imputa la responsabilité de la coupure du courant et voulut le traduire en conseil de guerre. Pölzer fut obligé de se soustraire aux recherches de la police. Le 17 février, son père, qui devait plus tard être arrêté et mourir en prison, l’incita à s’enfuir en Tchécoslovaquie. Son procès n’en eut pas moins lieu et le régime Dollfuss le condamna par contumace à la peine de mort. En Tchécoslovaquie, il continua à militer dans le mouvement clandestin et maintint des liaisons politiques avec l’Autriche. La grande amnistie politique accordée en mars 1938 par le gouvernement national-socialiste lui permit de rentrer et il fut réembauché à l’Électricité de Vienne. Malgré les avances répétées des militants nazis dans l’entreprise, il refusa de renier ses idées socialistes et fut, de ce fait, victime de poursuites policières, arrêté plusieurs fois et affecté successivement à d’autres lieux de travail.
Après la guerre, en 1945, il organisa, en qualité de secrétaire général, le syndicat des employés municipaux. En 1951, Pölzer fut élu président de ce syndicat et, la même année, député socialiste au « Nationalrat » (Conseil national). En 1963, ses médecins lui ordonnèrent de renoncer à ses fonctions en raison d’une grave affection cardiaque. Il fut élu président d’honneur à vie du syndicat des employés municipaux et la médaille Johann Böhm, instituée par la Confédération des syndicats autrichiens, lui fut conférée. Sa maladie devait l’emporter le 28 septembre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article197621, notice PÖLZER Johann, version mise en ligne le 23 avril 2019, dernière modification le 23 avril 2019.

SOURCES : Arbeiter-Zeitung (Journal des Travailleurs). —Der Gemeindebedienste (L’Employé municipal), organe du syndicat des employés municipaux.

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