FROSTIN Jérémie, François, Jean

Par Alain Prigent, Serge Tilly

Né le 28 octobre 1871 à Saint-Potan (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; mort le 14 août 1944 des suites de ses blessures à Saint-Potan ; civil.

Fils de Jacques Frostin et de Clarisse Tricot, épousa Ernestine Durand. Le couple demeura à Saint-Potan.
Dans les jours qui précédèrent la Libération du département des Côtes-du-Nord du 1er au 18 août 1944, les troupes allemandes cherchèrent à se mettre en sécurité dans les grandes bases navales qu’elles occupaient à Brest (Finistère) et à Lorient (Morbihan). Subissant le harcèlement de la Résistance, elles se livrèrent à des crimes commis sans objectif militaire, tuant de paisibles gens au travail dont le seul tort fut d’être au mauvais endroit au mauvais moment. C’est durant cette période que près de 50% des 700 victimes recensées dans le département furent abattues, massacrées.
Au début du mois d’août 1944, vers 15h, Jérémie Frostin fut blessé, dans le champ où il travaillait au Gouret en Saint-Potan, par des militaires allemands qui venaient de Matignon et se dirigeaient vers Saint-Cast.
Le 14 août 1944, il décéda des suites de ses blessures. Il avait 73 ans.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article202486, notice FROSTIN Jérémie, François, Jean par Alain Prigent, Serge Tilly, version mise en ligne le 13 juillet 2018, dernière modification le 3 septembre 2018.

Par Alain Prigent, Serge Tilly

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 2W236. – Archives de l’ANACR. – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005).

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