LOMBARDO Joseph

Par Daniel Grason

Né le 29 juillet 1900 à Castelbano (Italie) ; ponceur sur meubles ; militant communiste ; interné.

Fils de Mariano et de Laurence, née Accorto, Joseph Lombardo vint travailler en France, il épousa le 31 juillet 1926 Carmen Curti en mairie de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine). Il obtint sa naturalisation. Le couple eut trois enfants, déménagea en 1932 dans un pavillon leur appartenant au 1 rue des Trois-Yvonne à Saint-Maur (Seine, Val-de-Marne). Il exerçait sa profession dans son pavillon. Joseph Lombardo a été mobilisé du 5 avril au 16 août 1940 au 503e Régiment de chars de combat.
Le 8 avril 1941 à la suite d’un vol de bicyclette, le commissaire de la circonscription de Saint-Maur perquisitionna le pavillon. Quelques tracts édités par le parti communiste clandestin furent saisis : l’Humanité, « le Trait d’Union » (bulletin intérieur de l’organisation clandestine) et un tract « Travail ou chômage ». Emprisonné, il comparut le 17 avril 1941 devant la 12e Chambre correctionnelle qui le condamna à un an de prison. Il fit appel, le 9 août 1941 la Cour d’Appel de Paris confirma le jugement.
À l’expiration de la peine Joseph Lombardo a été interné administrativement en application du décret du 18 novembre 1939. Le 10 janvier 1942, il était au camp de Voves (Eure-et-Loir), puis le 10 février à celui d’Aincourt (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), le 18 novembre 1943 à Pithiviers (Loiret), enfin le 23 février 1944 au camp de Laleu-la-Rochelle (Charente-Maritime). Après la libération, il retrouva sa famille. Il entreprit des démarches pour être homologué, sans succès.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article203144, notice LOMBARDO Joseph par Daniel Grason, version mise en ligne le 16 mai 2018, dernière modification le 16 mai 2018.

Par Daniel Grason

SOURCE : Arch. PPo. 77 W 405-122338.

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