DUSSAULT André

Par Joël Drogland

Né le 8 avril 1923 à Paris, mort au combat le 15 mai 1944 à Dixmont (Yonne) ; tapissier-sellier ; résistant sédentaire de Libération-Nord, maquisard FTP.

Stèle à André Dussault
Stèle à André Dussault
Une stèle à la mémoire d’André Dussault a été édifiée en limite des bois de Chapitre, au bord de la petite route, entre les hameaux de la Petite Hâte et de Chapitre.

Célibataire, André Dussault avait été embauché à la Société Parisienne des Sièges (la SPS) à Villeneuve-sur-Yonne. Cette petite usine de fabrication de sièges était dirigée par Édouard Boutier depuis 1937. Édouard Boutier, patron très estimé de ses ouvriers en raison de son humanisme et de sa politique sociale, avait choisi la résistance à l’ennemi et n’en faisait pas mystère auprès de beaucoup de ses ouvriers. Il était membre du groupe des sédentaires de Libération-Nord qui s’était constitué au printemps 1943 à Villeneuve-sur-Yonne. Il employait des réfractaires et son usine était devenue un véritable foyer de résistance.
Ce groupe, auquel appartenait André Dussault, était en contact étroit avec le groupe des sédentaires de Ceux de la Libération implanté à Sens et avec celui des sédentaires FTP de Villeneuve-sur-Yonne et de ses environs. Avec quelques amis (dont Angelo Scarton, employé lui aussi à la SPS), André Dussault participa aux activités de résistance des FTP que dirigeait son ami Henri Mittay. En janvier 1944, Henri Mittay implanta un petit maquis, le maquis Bourgogne, dans les bois proches du hameau de la Grange-aux-Malades, sur la commune des Bordes (Yonne). André Dussault participa alors à des sabotages sur la voie ferrée PLM et sur l’écluse d’Armeau. Quand le maquis Bourgogne reçut l’ordre de quitter le Pays d’Othe et que Mittay se rebella, André Dussault fit partie de la vingtaine de maquisards qui obéirent à l’ordre de déplacement et gagnèrent les bois de Chapitre sur la commune de Dixmont.
Le maquis fut attaqué dans l’après-midi du 15 mai 1944. Les Allemands surprirent les maquisards en arrivant par un chemin forestier. L’alerte était à peine donnée que déjà c’était l’attaque. Un maquisard lança quelques grenades, ce qui laissa un peu de temps aux maquisards pour se replier. André Dussault fut tué au cours de cette attaque.

Une stèle à la mémoire d’André Dussault a été édifiée en limite des bois de Chapitre, au bord de la petite route, entre les hameaux de la Petite Hâte et de Chapitre. En 2009, une portion de cette route reçut le nom d’André Dussault. Son nom figure sur le monument aux morts de Villeneuve-sur-Yonne, sur celui de Dixmont, et sur le monument à la mémoire des morts des deux maquis Bourgogne aux Bordes. André Dussault est titulaire de la carte de Combattant volontaire de la Résistance.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article203172, notice DUSSAULT André par Joël Drogland, version mise en ligne le 17 mai 2018, dernière modification le 17 mai 2018.

Par Joël Drogland

Stèle à André Dussault
Stèle à André Dussault
Une stèle à la mémoire d’André Dussault a été édifiée en limite des bois de Chapitre, au bord de la petite route, entre les hameaux de la Petite Hâte et de Chapitre.

SOURCES : Témoignages de Constantino Simo (1997), Adrien Frassetto (2002) et Robert Loffroy (1997). — CDrom La Résistance dans l’Yonne, ARORY-AERI, 2004 (Joël Drogland, notices sur le maquis Bourgogne, sur l’attaque du maquis, sur les sédentaires de Villeneuve-sur-Yonne, sur Édouard Boutier). — Robert Loffroy, Mémoire d’un résistant et militant communiste de l’Yonne, Éd. ARORY, 2014. — Joël Drogland, Histoire de la Résistance sénonaise, Éd. ARORY, 2e édition, Auxerre, 1998. — Mémorial GenWeb.

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