DJIDEDJIAN Anouchavan (Vivan)

Par Astrig Atamian

Né en 1899 à Van (Empire ottoman) ; Arménien ; journaliste et ouvrier, syndicaliste CGTU en 1923, militant du Parti communiste français en 1925, expulsé vers l’Arménie soviétique en 1933.

Né dans l’Empire ottoman, à Van, en 1899, Anouchavan Djidedjian grandit au sein d’une famille de la bourgeoisie commerçante. Il poursuivait des études secondaires quand, en 1915, il parvint à échapper aux déportations et aux massacres qui frappaient la population arménienne en se repliant à Erevan, dans l’Arménie russe. Sur place, il poursuivit des études au séminaire d’Etchmiadzine puis se rendit dans le Caucase du Nord en 1918. Il retourna à Erevan en 1919 puis vécut à Tiflis, la capitale géorgienne, jusqu’en 1922. Journaliste, Anouchavan Djidedjian adopta comme nom de plume Vivan. En 1922, il quitta le Caucase pour rejoindre Paris. En transitant par Constantinople, un passeport soviétique lui fut délivré.
Anouchavan Djidedjian avait comme ambition d’étudier à la Sorbonne et parvint à s’y inscrire. Mais faute de moyens, il fut contraint de trouver un emploi et ne put être un étudiant assidu. Parallèlement, Anouchavan était l’un des cadres de l’Union des étudiants de Transcaucasie soviétique. Cette organisation encadrée par Simon Piroumian, représentant commercial de la RSFST à Berlin entre 1923 et 1925 puis secrétaire de l’ambassade en France, rassemblait à Paris des Arméniens, des Azéris et des Géorgiens. En 1923, Anouchavan Djidedjian fut embauché chez Renault et adhéra à la CGTU. Il intégra le Parti communiste français en 1925 et militait au sein du groupe de langue arménienne de Belleville. En 1926, il travailla comme pâtissier dans un restaurant de la place de l’Alma. Il faisait alors partie la cellule Wilhem et habitait au 118 bd de Belleville dans le 20e arrondissement.
Le 14 mai 1928, Anouchavan Djidedjian fut nommé secrétaire de la sous-section arménienne du Parti communiste français. Il occupa cette fonction jusqu’en 1930. Anouchavan Djidedjian militait par ailleurs au sein des cellules 570, 508 et Halle aux vins. Il fut l’un des rédacteurs les plus prolixes de la presse communiste et prosoviétique arménienne publiée en France et collabora à Panvor-Paris (L’ouvrier de Paris, 1924-1926), Verelk (Essor, 1926-1927), Panvor (Ouvrier, 1928-1929), Erivan (1925-1930), Mer Oughine (Notre Voie, 1931-1932), Darbnotz (Forge, 1932) et Archav (Course, 1932).
Objet d’un arrêté d’expulsion, Anouchavan Djidedjian vécut dans l’illégalité puis, expulsé, partit vivre en Arménie soviétique en août 1933.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article203209, notice DJIDEDJIAN Anouchavan (Vivan) par Astrig Atamian, version mise en ligne le 18 mai 2018, dernière modification le 18 mai 2018.

Par Astrig Atamian

SOURCES : RGASPI, Moscou, 495 270 7454. – Archives nationales, Paris, F7 13 436 et F7 14 792.

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