PRÉDAL Fernand, Georges, François [écrit aussi « PRÉTAL »]

Né le 28 octobre 1914 à Carcassonne (Aude), mort le 27 juillet 1944 exécuté sommaire à Courtauly (Aude) ; résistant de l’Aude (maquis « Faita » des FTPF)

La plupart des publications imprimées ou en ligne et le monument du col de la Flotte (Sonnac-sur-l’Hers, Aude) orthographient son nom « Prétal ». L’état civil de Carcassonne indique qu’il naquit dans cette ville au domicile de ses parents, rue Tourtel. À sa naissance, on père, Jean, Louis, François Prédal, employé aux chemins de fer (Compagnie du Midi) était âgé de vingt-neuf ans. Sa mère, Jeanne Sindou, sans profession, avait vingt-huit ans. Fernand Prédal se maria le 3 octobre 1936 à Toulouse (Haute-Garonne) avec Henriette Labatut.

Fernand Prédal fut un combattant du maquis FTPF « Vincent-Faïta », implanté dans le Kercorb, collines du piémont des Pyrénées audoises, entre la vallée de l’Aude et la limite avec le département de l’Ariège. Il était centré près du bourg de Chalabre (Aude). Après le 6 juin 1944, ce maquis fut, comme toutes les autres maquis de toutes obédiences, traqué par les forces allemandes aidées par la Milice. Le maquis « Faïta », il subit de lourdes pertes, à Lairière (Aude), dans les Corbières, le 26 juillet et à Sonnac-sur-l’Hers et Courtauly, dans le Kercorb, le 27 juillet. Ses hommes parviendront, fin juillet, par rejoindre et à intégrer un autre maquis des FTPF, le maquis « Jean-Robert » implanté à Salvezines dans les Pyrénées audoises et dont le docker sétois Victor Meyer avait pris la direction.

Le 27 juillet 1944, à la recherche de « Vincent-Faïta », dans la région de Chalabre, trois cent Allemands avaient été dépêchés avec quinze camions depuis Foix (Ariège) afin d’accrocher et d’anéantir le maquis « Vincent-Faïta » qui se trouvait encore dans le secteur avant de s’installer dans le nouveau cantonnement des Corbières. Trois hommes (Louis Bages, André Laffon* et Paul Vernières*) du maquis furent tués au col de la Flotte (commune de Sonnac-sur-l’Hers), à proximité de la limite avec l’Ariège. À la ferme du Planquet, à Courtauly (Aude), commune voisine de Sonnac, ils capturèrent Fernand Prédal et Thomas Helmut. Ils furent exécutés d’une balle dans la nuque.

Le nom de Fernand Prédal — orthographié « Prétal » — a été gravé sur le monument commémoratif du col de la Flotte avec celui des cinq autres victimes des accrochages de Sonnac-sur-l’Hers et de Courtauly. Il figure en marge de son acte de naissance.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article205723, notice PRÉDAL Fernand, Georges, François [écrit aussi « PRÉTAL »], version mise en ligne le 11 août 2018, dernière modification le 22 octobre 2018.

SOURCES : Arch. com. Carcassonne, état civil, acte de naissance de Fernand Prédal et mentions marginales. — Julien Allaux, La 2e Guerre mondiale dans l’Aude, Épinal, Le Sapin d’or, 1986, 254 p. [pp. 179-181]. — Serge Fournié, « Maquis du Kercorb », site chalabremetaitconte.pagesperso-orange.fr, consulté le 11 août 2018. — Lucien Maury, La Résistance audoise (1940-1944), tome II, Carcassonne, Comité de l’histoire de la Résistance audoise, Carcassonne, 1980, 441 p. [pp. 255-256, p. 395]. — La Dépêche, édition de l’Aude, rubrique de Sonnac-sur-l’Hers, 25 septembre 2017. — Site maquisftp-jean robert-faita.org consulté le 9 août 2018. — Site memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, consulté le 10 juillet 2018.

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