BRUNOLD Jean, Charles, Marie

Par Jacques Girault

Né le 24 juin 1893 à Tunis (Tunisie), mort en 1984 ; professeur ; directeur général de l’enseignement secondaire ; militant socialiste SFIO.

Charles Brunold fut reçu à l’École normale supérieure primaire (Saint-Cloud) dans la section scientifique en 1912. Mais sa scolarité s’interrompit en raison de sa mobilisation en août 1914. Lieutenant dans un régiment d’artillerie, il participa aux batailles de la Somme, de Verdun, de la Marne.

Démobilisé en 1919, nommé professeur à l’école primaire supérieure de l’Ill à Strasbourg (Bas-Rhin), après avoir obtenu des certificats d’enseignement supérieur (mathématiques générales et mécanique rationnelle) à la Faculté des Sciences de Grenoble (Isère) en avril 1919, il passa avec succès ceux de physique et de chimie générale à la Faculté de Strasbourg en novembre 1919. Il réussit à l’agrégation de physique en 1920. Professeur de lycées à Colmar (Haut-Rhin) en 1920-1921, à Nice (Alpes-Maritimes) en 1921, muté pour le lycée Janson de Sailly en 1923 à Paris, il fut nommé sur la chaire de mathématiques spéciales du lycée Saint-Louis à partir d’octobre 1924, enseignement complété par des conférences à l’Ecole normale supérieure de Sèvres en 1926. Atteint de tuberculose contractée sur le front, il arrêté pendant deux années, il reprit son enseignement dans le petit lycée de Vendôme (Loir-et-Cher) en 1929 où il fonda une association artistique dans le lycée qui se relevait après avoir fortement souffert pour des raisons variées.

Docteur ès-lettres en Histoire et philosophie des sciences depuis 1930 à la Sorbonne avec une thèse intitulée L’Entropie, son rôle dans le développement historique de la thermodynamique, parallèlement, il préparait une thèse de doctorat d’Etat en mathématiques qu’il soutint en 1934 à la Faculté des Sciences de Toulouse sous le titre Contribution à l’étude de quelques catégories d’ensembles totalement discontinus définis par des conditions géométriques.

Candidat malheureux pour un poste à la Faculté des Sciences de Rennes (Ille-et-Vilaine), il obtint les fonctions de proviseur où il resta peu de temps, à Poitiers (Vienne) en 1932-1933, à Toulouse (Haute-Garonne) en 1933-1934 puis de Bordeaux (Gironde) en 1934. En congé d’inactivité à partir de juillet 1936, sans doute en raison des responsabilités au ministère, il devint inspecteur général de l’enseignement technique en 1940. A la Libération, il passa à l’inspection générale de l’enseignement secondaire avec de devenir directeur général de l’enseignement secondaire au Ministère de l’Education nationale de 1951 à la réforme administrative de 1960. Il organisa notamment les premiers centres pédagogiques régionaux pour la formation pédagogique des futurs professeurs certifiés.

Il prit sa retraite en 1964 et habitait Sceaux (Seine/Hauts-de-Seine).

Il était marié et père de quatre enfants.

Charles Brunold était membre de la section de Sceaux du Parti socialiste SFIO et, à plusieurs reprises, la direction du Parti avait dû rappeler cet engagement à des militants qui voulaient le solliciter, le plus souvent pour obtenir une mutation. Il entretenait des bonnes relations avec le Syndicat national de l’enseignement secondaire.

Charles Brunold avait une activité d’auteur de manuels pour classes préparationnaires et enseignement supérieur (Cours de chimie pour l’enseignement supérieur avec Jean Lamirand chez Masson à partir de 1935, ouvrages de pédagogie et de vulgarisation scientifique). Il publia aussi quelques articles dans la Revue d’histoire des sciences. Pour l’enseignement des sciences, il pensait qu’il fallait découvrir par l’expérimentation et la manipulation. Il fut aussi l’auteur de textes réglementaires sur l’enseignement secondaire, publié par l’Imprimerie nationale ou l’Institut pédagogique national. Il pouvait être confondu avec Charles Brunold, autre auteur de manuels pour les classes préparationnaires scientifiques.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article216959, notice BRUNOLD Jean, Charles, Marie par Jacques Girault, version mise en ligne le 13 juin 2019, dernière modification le 13 juin 2019.

Par Jacques Girault

ŒUVRES : Le fichier de la BNF en 2018 comportait 37 références dont : Esquisse d’une pédagogie de la redécouverte dans l’enseignement scientifique, Paris, Masson, 1948. — De Montaigne à Louis de Broglie : introduction à l’étude de la pensée française contemporaine / choix de textes philosophiques (avec J. Jacob), Paris, E. Belin, 1951, (plusieurs rééditions). — Demain, ils seront des hommes, aspects divers du problème scolaire, Paris, Hatier, 1963

SOURCES : Arch. Nat., F17/28099. — OURS, archives du Parti socialiste SFIO. — Sources orales.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément