Né le 17 mars 1922 à Lomme (Nord), mort le 8 octobre 1990 à Buis-les-Baronnies (Drôme) ; ajusteur ; permanent de la JOC pour le Nord (1942-1946), l’Alsace-Lorraine (1946-1947) et secrétaire général de la JOC (1948-1950) ; secrétaire permanent CFTC pour la sidérurgie lorraine (1950-1954) ; secrétaire général de la Fédération de la Métallurgie CFTC (1954-1961) ; membre du conseil confédéral (1955-1970), du bureau confédéral (1957-1970) de la CFTC-CFDT ; vice-président de la CFTC (1959-1961), secrétaire général de la CFTC (1961-1964), puis de la CFDT (1964-1971) ; vice-président de l’Internationale chrétienne de la Métallurgie (1957-1961) et membre du bureau de la CISC (1957-1964) ; membre du Conseil économique et social (1958-1965) et du Conseil supérieur du Plan (1961-1964) ; chargé d’enseignement, puis professeur associé de Droit social à l’Université de Nanterre (1971-1983).

[Arch. JOC]
[Arch. JOC]
Tribune du congrès de la Fédération régionale des mineurs de charbon CFTC de Lorraine en octobre 1963 : de gauche à droite : Robert Mourer ; Eugène Descamps, Rémy Schwerer ; Jean-Pierre Bergammelli et Paul Bladt. Collection Robert Mourer
Eugène Descamps était le fils d’Eugène Henri Descamps, peigneur de lin, puis chauffeur de chaudière, et d’Uranie Leplus, ouvrière du textile, qu’il épousa en 1912. Les deux branches de la famille plongeaient leurs racines en pays flamand, des deux côtés de la frontière. Le père, jeté dans le monde du travail dès l’âge de neuf ans, avait adhéré à la CGT au tournant du siècle, provoquant la fureur du grand-père, lui-même ouvrier filetier misérable, mais catholique pratiquant et adversaire résolu des « rouges ». Devenu anticlérical, mais sans aller jusqu’à l’athéisme, Eugène père adhéra à la SFIO, puis, après la guerre, milita un temps à la CGTU et peut-être même au Parti communiste. Son action syndicale lui valut à plusieurs reprises de perdre son emploi. Du côté maternel, l’identité « rouge » dominait sans partage : le grand-père Leplus fut l’un des pionniers de l’implantation de la CGT à Armentières, et les frères d’Uranie militaient soit à la CGT et à la SFIO, soit à la CGTU et au PCF. Dans sa famille comme dans la cité ouvrière de Lomme où il grandit, le jeune Eugène développa un sens aigu de son appartenance à la classe ouvrière, de la dureté de sa condition (l’une de ses trois sœurs, Blanche, employée dans une filature de lin, mourut à vingt-cinq ans de tuberculose), mais aussi de ses valeurs de solidarité et de lutte. Bon élève à l’école publique, malgré un tempérament bagarreur, boulimique de lecture, il décrocha son certificat d’études à douze ans avec mention « très bien », mais la situation économique de sa famille l’empêcha de poursuivre des études pour devenir instituteur. Après quelques mois de cours supérieur, il entra en février 1935 comme apprenti (coursier) dans une entreprise d’« électricité-téléphonie », tout en suivant des cours du soir d’électricité. La brutalité du patron interrompit prématurément l’essai. Durant les cinq années qui suivirent, Eugène changea six fois d’employeur et de métier : apprenti tisserand, aide greffeur de rosier, garçon boulanger, ouvrier céramiste, apprenti tisserand à nouveau, enfin ouvrier de bouteillerie dans une brasserie lilloise.
En 1935, par la médiation d’un ancien camarade de classe, il assista à une « assemblée de masse » de la JOC. Rien ne prédisposait alors ce jeune garçon se déclarant « communiste » et anticlérical, baptisé mais ayant de lui-même refusé les cours de catéchisme que ses petits voisins suivaient par respect formel de la tradition, à adhérer à un mouvement d’Église. Pourtant, l’ambiance de camaraderie régnant dans le mouvement de jeunesse, l’intérêt porté aux problèmes concrets des apprentis, les responsabilités confiées à de très jeunes gens le séduisirent rapidement. La figure du « Christ ouvrier » dessinée par l’aumônier lui offrit une autre image de la religion et fit naître en lui une foi intense qui allait l’accompagner toute sa vie. Après sa « conversion » et sa communion, il devint pleinement militant de cette JOC du Nord, si proche par son esprit, son goût des défilés spectaculaires et son sens de l’organisation, de sa grande sœur belge. Son dynamisme communicatif lui permit de gravir les échelons du mouvement : collecteur de cotisations à quatorze ans, il fut secrétaire de sa section deux ans plus tard, puis président à la déclaration de guerre, lorsque les aînés partirent.
Trop jeune pour être mobilisé, Eugène Descamps, fidèle à la tradition patriotique familiale, tenta en mai 1940 de gagner la Bretagne pour s’engager. La débâcle le ramena chez lui et il retourna travailler à la brasserie du Pélican, où il devint délégué du comité social d’entreprise. Il reprit parallèlement ses activités jocistes, œuvrant, malgré l’occupation et l’interdiction du mouvement, à la remise en route des sections. En 1941, il devint président de la fédération Lille-Ouest. Il participa à l’été 1942 à un session de formation de fédéraux jocistes à Marly-le-Roi, où il fut impressionné par les exposés du père Albert Bouche sur le mouvement ouvrier, et affirma sa détermination à devenir un « chef ouvrier ». À l’automne, le responsable provincial de la JOC Armand Bonvicini lui proposa de rejoindre l’équipe des permanents du Nord. Malgré l’incompréhension de son patron qui lui laissait envisager une promotion intéressante, il quitta la brasserie en octobre 1942. Chargé du suivi et du développement de cinq fédérations, il travailla également, à l’échelle provinciale, à la création d’une branche de la JOC pour les 14-16 ans. Requis pour le STO, il hésita un moment, puis décida de refuser et bascula dans la clandestinité au printemps 1943. Doté de faux papiers au nom de « Desmoulins », il poursuivit son action de structuration de la JOC, changeant de domicile et d’identité au gré des circonstances, se déplaçant dans différentes régions où il fit la connaissance de futurs camarades de la CFTC, Paul Butet, Robert Duvivier ou Gilbert Declercq. Parallèlement, il organisa le soutien matériel aux réfractaires, en contact avec des résistants plus âgés, issus du syndicalisme chrétien, comme Jules Catoire, aida ponctuellement dans leurs actions de renseignement ou de sabotage ses amis des Jeunes chrétiens combattants.
Au lendemain de l’épreuve, Eugène Descamps s’était imposé comme un organisateur de talent et un tribun de premier plan. Guidé par le père Tiberghien*, il approfondit sa réflexion intellectuelle. Lecteur de Mounier*, mais aussi de Léon Blum, il suivit avec intérêt les tentatives mort-nées de création d’une force « travailliste » réunissant chrétiens et socialistes. Son caractère impulsif, mais aussi ses violentes diatribes contre le patronat du Nord l’empêchèrent, semble-t-il, de prendre la direction de la province. Au printemps 1946, il devint permanent pour la Lorraine, puis responsable de l’ensemble de la province Alsace-Lorraine. Sillonnant sept départements, il travailla avec les jeunes responsables de la région, dont Frédo Krumnow*. Dans la sidérurgie lorraine, il découvrit la toute-puissance du capitalisme paternaliste du secteur, comme le poids d’une CGT dure et intolérante. Il y fit le choix de devenir responsable syndical. Retourné chez lui en janvier 1948 pour apprendre le métier d’ajusteur à Roubaix dans le cadre d’un stage FPA, il fréquenta l’Union départementale CFTC animée par André Glorieux*, ancien de la JOC. Revenu en Lorraine six mois plus tard, il se fit embaucher dans une usine d’Hagondange (Moselle) et prit sa carte de la CFTC. Mais au bout de quelques semaines, il lui fut demandé d’assurer l’intérim d’Henri Fabre*, secrétaire général de la JOC, malade. En novembre 1948, il prit ses fonctions au 12 avenue Sœur Rosalie, à Paris. À la tête d’un mouvement rassemblant peut-être 100 000 jeunes, il croisa des personnalités très diverses, de Maurice Thorez* à Pierre Teilhard de Chardin, consolida ses relations dans l’épiscopat, apprit à connaître les responsables des autres organisations regroupées dans l’ACJF, comme Michel Debatisse et surtout René Rémond*, avec lequel il se rendit en Allemagne pour la première rencontre des organisations de jeunesse des deux pays. Des réunions régulières avec le MPF, la gauche du MRP et des minoritaires de la CFTC lui firent apprécier Paul Vignaux* et les analyses de Reconstruction. Alors qu’il pensait, à l’issue de son mandat, reprendre son travail à Hagondange, il accepta, après réflexion, de prendre en main l’implantation de la CFTC dans la sidérurgie lorraine.
En mars 1950, devenu permanent syndical, il débarqua à Hayange en pleine grève de la sidérurgie. Malgré la faiblesse de ses moyens, il se lança à corps perdu dans l’action aux côtés de la CGT, s’imposa dans les comités et sur les tribunes, lutta, après l’échec de la grève, pour obtenir la réintégration des syndicalistes licenciés. Son activisme provoqua l’agacement des anciens de la CFTC comme des dirigeants cégétistes, mais lui valut une réelle popularité auprès des travailleurs, ce qui facilita son travail de syndicalisation. Décidé à pratiquer l’unité d’action avec la CGT sur le plan professionnel, il s’en sépara nettement sur le plan politique, soutenant la mise en place de la CECA et apportant même sa pierre à la campagne législative de Robert Schuman. Au cours de ces années de travail acharné, dans des conditions matérielles précaires, il épousa une jeune Lorraine, secrétaire à l’UD de Moselle, Carmel Sharff. Le premier de leurs deux fils naquit en août 1953, au cœur de la grande grève de l’été.
Sur le plan national, Descamps, qui assistait quand il le pouvait aux réunions du bureau fédéral de la Métallurgie, prit la responsabilité de la branche sidérurgie et de la formation des militants. Il siégea également, au nom de sa fédération, au comité national confédéral. Mais son influence réelle, nourrie par son charisme et son prestige d’ancien secrétaire général de la JOC, débordait de loin ses fonctions officielles. Au sein d’une fédération faible et divisée, il occupait une position stratégique. En accord avec Reconstruction sur nombre d’orientations, il s’en distinguait par ses positions européennes, par une inspiration religieuse pleinement assumée, par la priorité donnée à l’unité de l’organisation. Les dirigeants fédéraux lui confièrent la rédaction du rapport d’orientation pour le congrès de 1952, où il affirma, dans un style encore marqué par la JOC, sa volonté de construire un syndicalisme de masse, ouvert aux croyants et aux non-croyants, citant Mounier et Blum, Pelloutier* et Maritain*, Pie XII et Proudhon, et traçant les grandes lignes d’une démocratie ouvrière, personnaliste et socialisante. Plébiscité par les métallos, son rapport fut peu apprécié par le président Gaston Tessier* (« Notre maison n’est pas socialiste ! »). Mais le secrétaire général de la CFTC, Maurice Bouladoux, favorable à un apaisement des tensions internes, l’associa à la préparation du rapport d’orientation pour le congrès de mai 1953, avant que les grèves d’août 1953 ne ruinent les tentatives de rapprochement et n’ancrent clairement Descamps dans la minorité. En janvier de l’année suivante, il fut élu secrétaire général de la Métallurgie CFTC, avec pour mission de « réorganiser » la petite fédération ouvrière.
Faute de moyens, le nouveau dirigeant vécut seul un an et demi dans un hôtel parisien, avant de pouvoir aménager avec sa famille dans un HLM de Créteil. Entouré d’une équipe solide, dont Jean Lannes*, puis Laurent Lucas*, il entreprit un travail systématique de structuration et d’implantation, et tira le meilleur parti des grèves de l’été 1955, parties de Saint-Nazaire et Nantes. Il travailla à l’extension du mouvement dans l’unité et à la généralisation des avantages acquis, par les accords d’entreprise et les conventions collectives, dynamique qui aboutit sur le plan interprofessionnel à la création en 1957 de l’UNIRS (retraites complémentaires) et en 1958 de l’UNEDIC (assurance-chômage). Les effectifs fédéraux doublèrent sous son mandat, renforçant le poids de la Fédération au sein de la CFTC. Descamps, qui avait vivement critiqué la politique de la direction de la centrale au congrès de 1955, avait été battu lors de l’élection au conseil confédéral, repêché de justesse grâce à la démission d’un élu du SGEN décidé à céder la place au nouveau héraut « ouvrier » de la minorité. Au cours des deux années qui suivirent, les options du dirigeant métallurgiste en faveur du « socialisme démocratique » comme son projet de quitter la petite Internationale chrétienne des métaux pour la FIOM, puissante organisation professionnelle liée à la CISL, ravivèrent les tensions. Le congrès houleux de juin 1957 le vit pourtant faire son entrée au bureau confédéral, mais, refusant d’être l’alibi « minoritaire » d’une direction homogène, il en démissionna sous les acclamations de ses camarades. Cependant, soucieux de l’unité de la CFTC, il accepta la main tendue par les dirigeants confédéraux, Maurice Bouladoux, André Jeanson* et Théo Braun, et il participa activement aux négociations qui permirent à la fin de l’année 1957 d’associer les minoritaires à la direction de la CFTC. Eugène Descamps retrouva son poste au BC et prit en charge le secteur professionnel et social. Au congrès de 1959, il fut élu vice-président confédéral. Ses qualités militantes et humaines, sa popularité dans l’organisation, son indépendance à l’égard de Reconstruction, ses convictions religieuses connues de tous faisaient du leader des métallurgistes le dirigeant le plus à même de conduire sans rupture grave la transformation du syndicalisme chrétien. Au congrès de juin 1961, malgré les réserves de certains minoritaires et les craintes des traditionalistes, il succéda à Georges Levard* comme secrétaire général de la CFTC.
La première année de son mandat fut dominée par la question algérienne. Depuis longtemps partisan de la négociation, il avait veillé à ne pas creuser le fossé entre les responsables les plus engagés du côté de l’indépendance et la masse des adhérents. Hostile au 13 Mai, il apporta un soutien critique à de Gaulle. En 1961, il rencontra les dirigeants de l’UGTA à Tunis, poussa à l’organisation de manifestations pour accélérer la reprise des pourparlers, malgré les menaces de mort de l’OAS. Cette période intensément « politique » lui permit de nouer des contacts très larges, du PSU aux gaullistes de gauche, en passant par la SFIO, mais aussi l’UNEF et le CNJA. Elle consolida également ses relations avec les anciens « majoritaires » de la CFTC. Dans ce contexte, Descamps fut la cheville ouvrière de la déconfessionnalisation du syndicalisme chrétien, qu’il conduisit en veillant à rassurer les milieux d’Église, et en recherchant obstinément le consensus interne, quitte à braquer les plus intransigeants des ex-minoritaires. Reconduit comme secrétaire général de la CFTC devenue CFDT en novembre 1964, il regretta profondément de n’avoir pu empêcher le départ des mineurs de Joseph Sauty*. La période qui suivit fut empreinte d’une certaine prudence sur le plan politique et idéologique, Descamps étant partisan d’une évolution progressive. En revanche, face au refus de négocier du gouvernement et du patronat, et à l’hostilité de FO, il imposa à son état-major réticent un pacte d’unité d’action avec la CGT au plan confédéral, conclu en janvier 1966. Porteuse d’une relance de l’action revendicative, mais enjeu politique majeur, l’action commune se heurta à de vives critiques de la part d’Edmond Maire* et de Marcel Gonin*, par ailleurs hostiles au « pouvoir personnel » du secrétaire général. En Mai 68, Descamps adopta une approche pragmatique. Tout en soutenant les étudiants et en appuyant la perspective d’ « autogestion » avancée le 16 mai, il s’efforça de ne pas rompre avec la CGT et s’appuya sur la grève générale pour arracher à Grenelle des avancées concrètes, en particulier sur le droit syndical. Devant le vide politique, il lança cependant, le 29 mai, un appel à Pierre Mendès France*.
De la tempête de Mai, la CFDT ressortit transformée et « gauchie ». Fragilisé physiquement et politiquement, Descamps, réservé sur la réforme des structures confédérales et sur les nouvelles « tables de la loi » du socialisme autogestionnaire, assuma cependant les orientations du congrès de 1970. Un accident de santé l’obligea à écourter son mandat. Après avoir envisagé un successeur plus proche de ses orientations (Jean Monnier*), il dut se résoudre, en septembre 1971, à transmettre le flambeau à Edmond Maire. Adhérent au PS de 1971 à 1979, il envisagea de prendre des responsabilités politiques, mais son état de santé le lui interdit. Il fut, non sans mal, recruté comme enseignant contractuel, puis professeur associé à l’UER de droit de Nanterre, où il initia les étudiants de maîtrise et de DEA au droit du travail, à la négociation collective et aux sociétés multinationales. En 1983, malgré sa passion pour son nouveau métier, sa santé de plus en précaire le contraignit à prendre sa retraite dans la Drôme. Simple adhérent au SGEN, puis à l’Union confédérale des retraités, il n’en suivit pas moins l’évolution de sa confédération d’un œil de plus en plus critique tout au long des années 1980, polémiqua publiquement avec son successeur, accusé d’entraîner la CFDT dans une « dérive » libérale et anti-unitaire. Si ses prises de position furent partagées par certains de ses vieux camarades, comme Albert Détraz ou Gilbert Declercq, d’autres anciens minoritaires, tels Laurent Lucas ou René Mathevet*, exprimèrent durement leur réprobation, provoquant colère et tristesse chez Descamps. De plus en plus éprouvé par la maladie et des interventions chirurgicales successives, le vieux lutteur, militant emblématique de la JOC et bâtisseur de la CFDT, s’éteignit à l’hôpital municipal de Buis-les-Baronnies dans la nuit du 8 octobre 1990.

ŒUVRE : Militer. Une vie pour un engagement collectif, Fayard, 1971. — La CFDT, Le Seuil, 1971 (en collaboration). — Les Sociétés multinationales. Pouvoirs et contre-pouvoirs, Éd. de la Chronique sociale, 1985 (en collaboration avec B. Descamps). — Nombreux articles, rapports de congrès et contributions à des ouvrages collectifs.

SOURCES : Arch. conf. CFDT : dossier personnel ; arch. personnelles E. Descamps ; interview par Pierre Autexier et Louisette Battais, 22 juillet 1986. — Arch. interfédérales CFDT : fonds FGMM. — Arch. privées E. Descamps (ANMT Roubaix). — Mémoire, entretien avec J.-P. Rioux (INA, diffusé sur TF1 le 14 décembre 1982). — Mémoire du siècle, entretien avec F. Langevin (France-Culture, août 1990). — Michel Launay, « Eugène Descamps », in Gérard Plon (dir.), Les Grands révolutionnaires : Le syndicalisme français, Martinsart, 1985. — Frank Georgi, Eugène Descamps, chrétien et syndicaliste, L’Atelier, 1997. — Henri Bourdais, La JOC sous l’Occupation allemande, L’Atelier, 1995. — Frank Georgi, Soufflons nous-mêmes notre forge. Une histoire de la fédération de la Métallurgie CFTC-CFDT 1920-1974, L’Atelier, 1991. - Frank Georgi, L’Invention de la CFDT 1957-1970, L’Atelier, CNRS, 1995. — Gérard Adam, La CFTC 1940-1958. Histoire politique et idéologique, Armand Colin, 1964. — Hervé Hamon, Patrick Rotman, La Deuxième gauche. Histoire intellectuelle et politique de la CFDT, Ramsay, 1982. — Michel Branciard, Histoire de la CFDT. 70 ans d’action syndicale, La Découverte, 1990. — Michel Branciard, Un Syndicat dans la guerre d’Algérie. La CFTC qui deviendra CFDT, Syros, 1984. — Guy Groux, René Mouriaux, La CFDT, Économica, 1989. — Pierre Cours-Salies, La CFDT. Un passé porteur d’avenir, La Brèche-PEC, 1988. — Paul Vignaux, De la CFTC à la CFDT. Syndicalisme et socialisme : « Reconstruction » 1946-1972, Éd. ouvrières, 1980.

Frank Georgi

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