GAILLARD Marcel, Régis

Par Jacques Girault

Né le 1er janvier 1936 à Saint-Étienne (Loire) ; professeur ; militant syndicaliste ; militant socialiste unifié puis alternatif dans la Loire.

Fils d’ouvriers métallurgiste, Marcel Gaillard, titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle et d’un brevet d’enseignement industriel de tisseur et mécanicien sur métier à tisser, travailla dans l’entreprise Thuasnes (textile) de 1953 à 1955. Simultanément, il suivit des cours du soir, puis par correspondance au Centre national de télé-enseignement. En juillet 1956, il obtint la deuxième partie du baccalauréat E.

De juillet 1956 à octobre 1958, Gaillard accomplit son service militaire de 28 mois dont les treize derniers comme sous-lieutenant en Algérie. Il se maria en juillet 1959 avec Claudette Reynaud, décédée en 2008, infirmière. Le couple eut quatre enfants.

D’octobre 1958 à juillet 1962, Gaillard fut élève de l’École normale supérieure de l’enseignement technique, section B1 (mécanique et construction mécanique). Il en sortit avec les certificats d’aptitude au professorat de l’enseignement technique et des Arts et Métier dans les spécialités "Mécanique générale" et "Mécanique appliquée". Il fut nommé professeur à l’école nationale d’ingénieurs de Saint-Etienne (Loire) en 1962, il y enseigna jusqu’en 1965.
Gaillard participa à la vie du Syndicat national de l’enseignement technique. Durant l’année scolaire 1964-1965, il fut secrétaire de la section départementale de la Loire de la Fédération de l’Éducation nationale. En 1965, il adhéra au Parti socialiste unifié.

De 1965 à 1970, Gaillard partit en coopération en Algérie avec sa famille espérant ainsi « participer à la reconstruction et à la naissance d’une société socialiste en Algérie ». En 1970, de retour en France, il fut nommé à l’Institut universitaire de technologie de Saint-Etienne où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1996. Il y fut à plusieurs reprises le secrétaire de la section du Syndicat national de l’enseignement supérieur. Il soutint en 1976 une thèse de troisième cycle en informatique à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne et l’Institut national polytechnique de Grenoble. De 1976 à 1979, il fut chef du département « Génie mécanique et productique » de l’IUT de Saint-Étienne.

De 1970 à 1972, Gaillard participa à une expérience de vie communautaire avec essai de création d’une école autogérée dans la ligne du livre Libres enfants de Summerhill. Son échec se conjugua avec de forts liens durables entre les personnes. Sur le plan politique, lors du départ de Michel Rocard et de beaucoup de militants du PSU au Parti socialiste, il resta, avec son épouse, fidèle au PSU jusqu’en 1983.

En 1977, son épouse Claudette fut élue conseillère municipale de Saint-Etienne sur la liste d’Union de la gauche dirigée par le communiste Joseph Sanguedolce*. De 1989 à 2001, il fut élu d’opposition au conseil municipal sur des listes d’union de la Gauche où il représentait le PSU puis l’Alternative Rouge et Verte et enfin Les Alternatifs, regroupements d’anciens militants du PSU et de personnes venant d’horizons assez proches. En 1988, il soutint la candidature de Pierre Juquin* à la Présidence de la République. Durant cette période, avec son épouse, il participa à une lutte contre la construction du parking Jean Jaurès au centre de Saint-Etienne et à l’association "Main dans la Main" créée par des personnes sans domicile fixe.

De 2001 à 2009, Gaillard resta membre du SNESUP et des Alternatifs. Principalement militant associatif, il contribua à créer trois associations et participa à leurs actions :
- Le Comité Tchétchénie Loire et Haute-Loire qui lutta pour la paix et la justice en Tchétchénie et soutint les familles Tchétchènes réfugiées ;

- Le Réseau de solidarité Roms qui lutta avec les familles Roms Roumaines de Saint-Etienne pour obtenir les droits au travail, au logement, à la santé, scolarisation, etc... que l’Europe et la France leur refusaient ;

- Le Comité des quatre quartiers de Beaulieu – Montchovet – La Marandinière – La Palle – qui, comme selon ses statuts : « a pour but de favoriser l’expression et la concertation des habitants et des associations pour en dégager une force de réflexions et de propositions citoyennes dans tous les domaines qui conditionnent la qualité de vie sur les quatre quartiers. »

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article24922, notice GAILLARD Marcel, Régis par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 mars 2009, dernière modification le 27 mai 2009.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. – Sources orales. – Renseignements fournis par l’intéressé.

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