ALBERT Pierre, Jean, Marie, Édouard

Né vers 1800 à Riom (Puy-de-Dôme). Ancien adjoint à la mairie de Riom, Édouard Albert fut gérant du journal La Glaneuse, journal ouvrier de Saint-Étienne (Loire), fit partie du comité central de la Société Lyonnaise des Droits de l’Homme et devint ainsi l’un des principaux chefs républicains de Lyon (Rhône), où il demeurait, rue de la Préfecture. Inculpé à la suite de l’insurrection d’avril 1834, Albert se constitua volontairement prisonnier le 27 avril 1835. Après s’être vu refuser le défenseur de son choix, Ulysse Trélat, et avoir refusé d’accepter les débats, il fut condamné par la Cour des Pairs, le 13 août 1835, à la déportation et fut détenu successivement à Clairvaux et, le 14 avril 1836, à Doullens. Il fut libéré comme les autres prisonniers d’avril 1834 par l’amnistie du 8 mai 1837.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article24990, notice ALBERT Pierre, Jean, Marie, Édouard, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Cour des Pairs, Affaire du mois d’avril 1834. Rapport fait à la Cour des Pairs par M. Girod (de l’Ain), Imprimerie royale, Paris, 1834-1836. — Tableau synoptique des accusés d’avril jugés par la cour des pairs, établi par Marc Caussidière, Lyon imprimerie de Boursy fils, 1837, Arch. Nat. BB 30/294, Bibl. Nat. in-4° Lb 51/24984 — Cour des Pairs. Procès politiques, 1830-1835, Inventaire dressé par J. Charon-Bordas, Paris, Archives Nationales, 1983. CC 556 d 2. — F. Rude, « les insurgés d’avril 1834 à Clairvaux et Doullens », in Répression et prison politiques en France et en Europe au XIXe siècle, Paris, Créaphis, 1990. — J.-C. Vimont, La prison politique en France, Paris, Anthropos, 1993. — Notes de R. Shapira.

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