COSTE Maurice, Hippolyte

Par Claude Pennetier

Né le 7 octobre 1905 à Bressuire (Deux-Sèvres), mort le 31 janvier 1991 à Clamart (Hauts-de-Seine) ; cheminot ; militant communiste de Tours (Indre-et-Loire) puis de Malakoff (Seine, Hauts-de-Seine) ; résistant communiste en Algérie.

Fils d’Eugène Coste, cheminot socialiste, lui-même apprenti aux chemins de fer et acteur des grandes luttes de 1919-1920, Maurice Coste n’avait que quinze ans lorsque les Jeunesses socialistes de la ville l’invitèrent à assister aux débats de la salle du Manège où se déroulait le congrès de Tours (décembre 1920). Il fut de ceux qui bloquèrent les portes de la salle lorsque la police voulut se saisir de Clara Zetkin. Peu après le congrès, il adhéra au Parti communiste et, écrit-il, participa activement à la campagne électorale de son père, candidat communiste à une élection en 1924 (nous n’avons pas pu retrouver dans quel département).
Il fit ensuite son service militaire à Versailles, puis retourna aux chemins de fer en tant que serrurier aux ateliers de Mézidon-Canon dans le Calvados. Il se maria avec Yvonne Coste née Levallois, en août 1930. Sa compagne fut arrêtée puis emprisonnée pendant l’occupation allemande.
Domicilié 3 rue de l’Égalité à Malakoff, membre du Front national dès sa création en 1941, Maurice Coste entra en 1942 dans la clandestinité et était recherché par la police. En mai 1942, à la demande du PCF, il se rendit en Algérie, via Lyon, pour organiser la liaison avec les internés de Maison-Carrée et du camp Bossuet. Il participa pendant deux ans à l’évasion, à l’hébergement et au transfert de nombreux patriotes incarcérés.
Il œuvra ainsi aux côtés des communistes algériens Larbi Bouali et Caballero et de plusieurs dirigeants du PCF. Après la libération d’Alger, Maurice Coste poursuivit son travail en Algérie en trouvant des emplois aux camarades libérés des camps. Ce n’est que le 7 octobre 1944 qu’il rentra en France à son domicile de Malakoff où il ne cessa de militer au PCF et dans les associations d’anciens résistants.
Il habitait toujours dans cette ville lorsqu’il mourut en 1991, à l’âge de quatre-vingt-six ans.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article2555, notice COSTE Maurice, Hippolyte par Claude Pennetier, version mise en ligne le 18 février 2014, dernière modification le 7 août 2017.

Par Claude Pennetier

SOURCES : L’Humanité, 1er février 1991. — Renseignements communiqués par Léon Figuères. — État civil. — Fiches de police de l’occupation (Arch. PPo.) concernant les militants communistes recherchés, communiqué par Guillaume Bourgeois.

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