FAVIER J., André

Chef d’atelier de tissage de la soierie lyonnaise ; gérant-rédacteur de plusieurs journaux ; co-fondateur d’une coopérative de consommation ; membre de la Société des Droits de l’Homme.

En septembre 1834, il devint gérant d’un nouveau journal, L’Indicateur, fondé par une vingtaine d’anciens mutuellistes. Ceux-ci furent arrêtés et traduits en correctionnelle pour avoir voulu reconstituer le Mutuellisme. Ils furent tous acquittés, sauf Favier qui, le 3 février 1835, fut condamné à trois mois de prison et 600 francs d’amende. Parmi les rédacteurs de L’Indicateur il y avait Michel Derrion. Le journal vécut du 21 septembre 1834 au 5 juillet 1835. Il portait en manchette une formule saint-simonienne : « Industrie, reine du monde, relève ton front abattu ».
Jusqu’en 1835 Favier André était aussi un des chefs de la Société des Droits de l’Homme. En 1835, il fut l’un des dix fondateurs de la première coopérative de consommation, le « Commerce véridique et social ». Voir Derrion Michel* et Reynier Joseph* Il appartint à la commission de surveillance. En 1840, il sera l’un des rédacteurs de La Démocratie lyonnaise de Rivière cadet. Puis il deviendra, en 1845, gérant de L’Écho de l’Industrie du fouriériste Fabvier Eugène jusqu’au 21 février 1846, date à laquelle il sera remplacé par son homonyme Favier Jean-Baptiste.
En 1848, on le retrouve à la Société des Droits de l’Homme, reconstituée en mai. Mais il ne put se faire élire au conseil municipal de Lyon. En septembre 1848, il fut l’objet de plusieurs perquisitions en tant que chef des « Droits de l’Homme ». Il semble qu’il abandonna toute activité militante à cette époque. Voir Gerry Camille*

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article30831, notice FAVIER J., André , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : J. Gaumont, Histoire générale de la Coopération en France, t. I.

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