VADET Eugène

Né vers 1817, il dirigea jusqu’en 1853 une fabrique de papiers peints. Il devait appartenir à la famille des Vadet qui, associée à celle des Pellerin, a fait la gloire de l’Imagerie d’Épinal. Mais il est ignoré par les historiens des deux familles.

Quoi qu’il en soit, la Commission mixte des Vosges le condamnait, dans sa séance additionnelle du 16 février 1852, à « Algérie plus » déclarant qu’il avait fourni à la « presse anarchique », « les plus violentes et les plus calomnieuses diatribes contre le gouvernement et les agents de l’autorité », admettant toutefois qu’après le 2 décembre il n’avait « osé rien entreprendre », et que « son inaction a été taxée de lâcheté par ceux qu’il a si souvent entraînés dans la voie de l’opposition la plus hostile ».
Vadet fit partie d’un convoi de transportés, en mars 1852. Le 13 du mois, ce convoi s’arrêtait à Charmes comme ville d’étape. Vadet y tomba malade et obtint du préfet des Vosges, le 15, la faveur de continuer la route en voiture particulière. Un mois plus tard, il avait sûrement fait l’objet d’une commutation de peine, car le préfet ne demandait plus pour lui qu’un régime de surveillance à Épinal. Dès le 16 avril 1852, en effet, cet homme, qui a « joué un rôle très actif dans le parti démagogique et [...] travaillé à répandre dans le pays les doctrines les plus dangereuses », n’était déjà plus qu’éloigné momentanément d’Épinal. Le préfet, vraisemblablement à la suite d’interventions multiples de la famille Vadet à Épinal et à Paris, reconnaissait qu’il paraissait « s’être amendé ».
D’Eugène Vadet, il ne semble plus être question ensuite sur le plan politique, ni même d’aucune manière.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article38490, notice VADET Eugène, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Vosges, 8 bis M 5, 8 bis M 20, 12 M 12.

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