Né le 5 avril 1905 à Sainte-Croix (Saône-et-Loire), mort le 15 février 1983 à Nanterre (Hauts-de-Seine) ; maraîcher ; secrétaire de la Région lyonnaise du Parti communiste ; membre du Comité central du PCF de 1936 à 1983 ; secrétaire du Comité central à partir de 1959, nommé secrétaire général adjoint en 1961 ; succède à Maurice Thorez comme secrétaire général en 1964 ; député à partir de 1936 ; membre du Conseil national économique (1936-1940) ; président de la commission de l’Agriculture de l’Assemblée nationale en 1946-1947.

Photos anthropométriques de Waldeck Rochet (ADN : cote 1974 W 174 dossier 4582) . Fourni par Francis Calvet.
« Mon père était considéré dans la commune comme un homme de gauche et un fervent laïque. Il était même le seul homme de la commune à appartenir à la Libre pensée. Il aimait la politique [...] et a beaucoup contribué à m’intéresser aux choses politiques » (l’Humanité, 30 mars 1956).
Ainsi Waldeck Rochet fut de bonne heure habitué au débat politique. Son prénom témoigne, d’ailleurs, d’un attachement à la cause républicaine ; l’écho de Waldeck Rousseau sonnait encore en 1905 dans la Bresse louhanaise. Waldeck Rochet puisa, dans ce milieu rural républicain et laïque, ses premières idées ; c’était son premier contact avec les valeurs de gauche.
Trop jeune pour connaître physiquement l’horreur de la Grande Guerre, il fut séduit par la Révolution d’octobre. Un jour, le facteur de la commune laissa chez son père un exemplaire de La Vie ouvrière. Ce fut, pour W. Rochet, le début d’une lecture suivie de cet organe des syndicalistes révolutionnaires de la CGT. Cela l’amena à lire d’autres brochures dont La VO mentionnait l’existence.
Waldeck Rochet approfondit sa réflexion idéologique, ou plutôt ses sentiments politiques (eu égard à son très jeune âge) grâce à la lecture acquise à l’école de la République où il fut un excellent élève. Pourtant, très jeune, à huit ans, il fut placé comme vacher et ne fréquentait l’école que les mois d’hiver. A douze ans, il réussit le Certificat d’études primaires.
La Vie ouvrière lui fit découvrir aussi quelques revues anarchistes. Mais très vite, Waldeck Rochet s’orienta vers le bolchevisme ; il se justifia ainsi : « Je trouvai dans les ouvrages de Lénine [...] des arguments d’une logique sans faille contre les réformistes et les anarchistes » (l’Humanité, 30 mars 1956).
Le jeune homme devenu ouvrier maraîcher à Branges, non loin du village natal, lisait aussi l’Humanité qu’il achetait régulièrement. En 1923, il adhèra aux Jeunesses communistes et un an plus tard au Parti communiste. Après cette adhésion à dix-neuf ans, Waldeck Rochet devint un militant actif. Pourtant, la première mention de son activité militante intervint seulement un an plus tard ; il fut assesseur au bureau lors d’une réunion du Parti communiste à Saint-Léger-sur-Dheune le 22 novembre 1925. Il n’était pas encore vraiment connu puisque son nom était orthographié « Valdec ».
Waldeck Rochet s’improvisa rapidement comme un intervenant assez doué ; son éloquence au débit lent et au fort accent rocailleux du terroir passait très bien dans ce monde rural. Sa première intervention politique eut lieu à Branges, où il organisa seul une réunion qui le marqua fortement : « Dans tous les livres que j’avais lus, on disait que l’orateur était à « la tribune », c’est à dire, dans mon esprit, sur une estrade ou quelque chose de ce genre, en tout cas, à un niveau plus élevé que le public. Je montai sur une table » (l’Humanité, 30 mars 1956).
Le jeune communiste sut très vite gagner l’attention de son auditoire. Il parlait comme les gens du pays des problèmes de vie quotidienne. Certes, il n’était pas encore un tribun populaire — le fut-il jamais d’ailleurs ? — mais il ne devait plus quitter la tribune.
Ajourné à la classe 1925, il fit son service militaire en 1926 au 31e régiment de dragon de Lunéville. Lors d’un congé de convalescence du 29 septembre au 13 octobre, il participa à des réunions publiques du parti à Bantanges et Cuisery. Il fut dénoncé et condamné à soixante jours de prison dont quinze de cellule. C’était le début de la répression, de la prison qu’il connut par la suite de nombreuses fois.
A son retour du service militaire, Waldeck Rochet se mit à son compte comme « petit maraîcher », profession qu’il indiqua toujours dans ses biographies officielles. Un an plus tard, il fut candidat aux élections cantonales à Pierre-de-Bresse. Durant la campagne électorale, il anima neuf réunions en sept jours. Même s’il fut largement battu, il commença à s’imposer comme une figure importante du parti dans le département. « Dans le Louhannais, nos camarades Rochet et Camus (voir Lucien Camus*), infatigables, continuent de mener le bon combat » (Le Travail, 29 septembre 1928). Il s’agissait des nombreuses réunions publiques qu’animaient les deux militants dans les communes rurales de la Bresse et même dans les hameaux les plus reculés. Ce même article rapporte le succès rencontré : « Une salle comble, au moins cent personnes [...], les paysans [...] commentent et approuvent nos mots d’ordre ». Exagération certes du journal communiste mais qui souligne que le travail des militants était reconnu par le parti.
Fin 1929, Waldeck Rochet fut chargé d’organiser le syndicat paysan dans le département et aussi de fonder des cellules dans le milieu rural. Le 23 mars 1930, il participa à une réunion à Bantanges afin d’y constituer une cellule. Le même mois, il avait soutenu publiquement l’action de Gaston Cornet, militant du Jura, qui fut condamné par le tribunal de Lons-le-Saumier le 15 octobre 1929 pour avoir détruit un édifice public, à savoir scié une croix. On retrouve ici la prégnance du milieu familial et la tradition anticléricale de la Libre pensée.
Dès lors, Waldeck Rochet disparut des activités militantes locales. Pourquoi ?
Avant d’en évoquer les raisons profondes, il faut esquisser rapidement son portrait de militant. Il est conforme au modèle de l’époque : il est jeune, exalté, n’a pas connu la première génération communiste toujours susceptible de déviation sociale-démocrate. Bref, c’est le prototype du militant paysan dont il faut restituer l’action dans l’activité communiste, en Saône-et-Loire, tournée vers le monde rural et la jeunesse.
Ce dévouement de militant est apprécié et, très vite, Waldeck Rochet s’occupa du rayon des Jeunesses communistes de Louhans. Victor Fay*, qui devait organiser la formation des cadres du parti, lui fit suivre une école du parti durant quinze jours à Oyonnax (Ain). Ce passage fut brillant et Waldeck Rochet dut abandonner son activité professionnelle pour aller à Moscou à l’École léniniste internationale. A vingt-cinq ans, après l’école régionale du parti, il était (selon sa fiche du Parti communiste) « actuellement secrétaire d’un rayon paysan où son rendement pour le parti est en dessous de ses moyens. Il doit être appelé à la tête d’un rayon important ou d’une région ». Ce paysan madré, dès lors, devint membre de l’appareil. Il arriva au moment où le parti avait besoin de nouveaux cadres et où le rôle de Renaud Jean* était contesté. C’est ce départ pour Moscou qui explique le silence des archives pour 1931. Le séjour devait durer en théorie deux ans et demi, mais Waldeck Rochet ne resta à Moscou que quinze mois. Albert Vassart*, qui enseigna à l’ELI, rappella qu’en 1932, on réduisit la durée du stage à douze ou quinze mois (en fait, il semble que cette réduction date de 1931).
Durant ce séjour, les élèves perfectionnaient leurs connaissances théoriques du marxisme et leurs applications pratiques ainsi que l’usage de la langue russe. Pendant ce passage, à l’ELI, se serait posé le problème de la transformation du nom de l’école en École marxiste léniniste stalinienne. Selon le témoignage de Louis Manguine*, le jeune bourguignon, responsable du groupe des élèves français, s’y opposa vivement. Waldeck Rochet aurait déclaré : « On ne peut être tout à fait sûr d’un militant même de Staline qu’après sa mort. » Cependant, Waldeck Rochet n’était pas critique face au système stalinien ; lors des stages pratiques en province et en usine, les étudiants « connurent la vie sociale et authentique des ouvriers et des familles russes [...]. Au retour, une discussion violente et passionnée commença au sein du groupe français [...] sur la différence entre les cours théoriques [...] et la réalité vécue [...], la majorité des élèves exprimait sa déception devant la réalité [...]. Un seul étudiant tenait ferme et réagissait contre tous les autres [...], c’était Waldeck Rochet » (témoignage de Henri Barbé* rapporté par Branco Lazitch).
Comment expliquer l’ascension rapide du maraîcher de Saône-et-Loire ?
Tout d’abord, il correspondait au type de militant dont le parti avait besoin. Mais, surtout, il arrivait à une date charnière dans l’histoire intérieure du Parti communiste français : l’élimination du « groupe Barbé-Celor ». Il fallait un homme de terrain réceptif à la nouvelle ligne. Ainsi sut-il diriger en URSS, avec une poigne de fer, la délégation française à l’ELI. A son retour de Moscou, il devint secrétaire de la Région lyonnaise du Parti communiste.
Dorénavant, son histoire personnelle était définitivement liée à celle du Parti communiste français. Waldeck Rochet vint s’installer à Lyon. Entre temps, il présenta les réalisations de la patrie du socialisme dans tout le département de Saône-et-Loire. Ce fut le cas le 4 janvier 1932 à Chalon-sur-Saône devant deux mille personnes, puis à Autun en février où il critiqua violemment les « dits reportages » faits sur l’URSS par des « journalistes et hommes politiques de la bourgeoisie ».
Aux élections législatives de mai 1932, Waldeck Rochet fut présenté dans la deuxième circonscription de Charolles en Saône-et-Loire. Il n’obtint que 1 478 voix au premier tour (7 % des inscrits) mais se maintint au second tour comme troisième candidat, conformément à la tactique « classe contre classe » du Parti communiste. D’ailleurs, lors de la campagne électorale, il apparut comme « un orateur opiniâtre qui savait fatiguer les conférenciers socialistes ».
A la tête de la Région lyonnaise, Waldeck Rochet découvrit la réalité du prolétariat urbain, son horizon s’élargit : « j’ai d’ailleurs toujours considéré par la suite que si l’on veut aller de l’avant, il faut toujours se garder de juger exclusivement en fonction du milieu d’où l’on est issu, ou de la tâche spéciale dont on est chargé » (l’Humanité, 30 mars 1956). Il reprit en main la situation de la Région communiste qui était mauvaise, car, déclara-t-il, « la politique du « groupe » l’avait affaibli, coupé des masses ». Au-delà du propos de circonstances, cette déclaration témoigne de la désorganisation du Lyonnais. Dans un article des Cahiers du bolchevisme de mars 1932, il écrivit : « En réaction contre les erreurs de gauche du groupe ou plus justement comme conséquence de la politique du groupe, beaucoup de camarades sont enclin à verser dans l’opportunisme de droite le plus plat ». Ce qu’il souhaitait, c’était un relèvement idéologique du parti et il insistait sur la tactique électorale en regrettant que le Parti communiste n’adoptât pas une politique de propagande chez les paysans. Lacune sérieuse à ses yeux : c’était une grave erreur de ne pas chercher des alliés, tout en reconnaissant au prolétariat urbain son rôle moteur dans le mouvement révolutionnaire.
Dans le Lyonnais, il organisa au début de l’année 1932 des conférences pour le congrès mondial contre la guerre. Dans cette ligne, Waldeck Rochet travailla en direction des militants socialistes, soulignant dans une lettre envoyée à Maurice Thorez* le 14 juillet 1932 l’adhésion individuelle de socialistes à cette tâche. Mais son travail consista aussi à épurer le parti ; en témoigne l’affaire Chabanis, où Waldeck Rochet dénonça les activités fractionnistes de ce militant. Les relations avec la direction du parti ne furent pas toujours aisées : ainsi Waldeck Rochet protestait contre la trop faible présence des orateurs nationaux dans sa région ; il dut insister pour avoir une personnalité du parti comme tête d’affiche pour un meeting à Lyon commémorant la Révolution d’octobre en 1932.
Waldeck Rochet fut critiqué, le 5 janvier 1933, par le Bureau politique pour avoir pris l’initiative de constituer une liste commune avec les socialistes lors des élections municipales de Pierre-Bénite, en acceptant une place minoritaire pour les communistes. Les deux candidats communistes étant « une force d’appoint, pris en otages », le BP considérait qu’il y avait abandon de la tactique « classe contre classe ». Benoît Frachon* se rendit à Lyon pour expliquer ces critiques sans pour autant remettre en question l’activité déployée par Waldeck Rochet.
Après le 6 février 1934, il participa avec des militants ouvriers de Lyon à de nombreuses manifestations antifascistes. Parallèlement à cette tâche, Waldeck Rochet fut appelé en septembre 1934 à la tête de la section paysanne du parti afin de surveiller ou plutôt de redresser l’orientation donnée au travail paysan par Renaud Jean. C’est la version officielle du Parti communiste mais il semble bien qu’il fallait remplacer Renaud Jean qui avait manifesté des désaccords. Waldeck Rochet déménagea de Lyon et s’installa dans le IXe arrondissement de Paris. Il définit, quelques mois après, dans les Cahiers du bolchevisme du 1er mars 1935, son travail dans un article intitulé « A la tête des luttes paysannes » où il dénonçait les méfaits de la crise en posant une question fondamentale : « La masse des paysans [...] viendra-t-elle se ranger aux côtés du prolétariat [...] ou sera-t-elle entraînée dans la voie du fascisme ? ».
Pour amener les paysans au communisme, Waldeck Rochet déploya toute son énergie dans la Confédération générale des paysans travailleurs dont il fut l’un des dirigeants. Au printemps 1935, il entreprit une tournée dans l’Aveyron. Le 19 avril, il fut arrêté à Marcillac et condamné le 7 juin par le tribunal correctionnel de Rodez à huit jours de prison avec sursis et cent francs d’amende pour outrages à agents de la force publique. Cette même année, il participa activement aux élections municipales de Nanterre où il résidait depuis peu. Au conseil général, il participa à trois commissions permanentes (assistance aux vieillards et aliénés, préfecture de Police et prison, extension et aménagement des habitations).
Au cours de l’été 1935, Waldeck Rochet collabora avec Renaud Jean à une tentative d’action unitaire dans la paysannerie. Le 26 octobre 1935, il attaqua violemment l’agrarisme de Dorgères dans La Voix paysanne. Pendant le mois de juillet de cette même année, il fit partie de la délégation française qui se rendit au VIIe congrès de l’Internationale communiste à Moscou.
De son adhésion au parti à l’année 1935, Waldeck Rochet connut tous les échelons d’un militant communiste local jusqu’au travail de permanent national comme responsable de la section agraire. Cette notoriété acquise dans le PCF, et renforcée par ses mandats électifs, n’allait que s’amplifier.
1936 fut pour Waldeck Rochet une année marquante. Pendant les premiers mois, il parcourut la France de Limoges à Villeurbanne ; son horizon bressan était bel et bien élargi pour toujours. A Limoges, il mena une délégation de la CGPT qui rencontra le 4 janvier leurs camarades de la Confédération nationale paysanne (CNP). Cette entrevue vint ponctuer un élan unitaire qui devait amener la fusion des deux organisations. Mais la CNP, en s’attachant au principe d’indépendance syndicale, refusa ce rapprochement, qui aurait amené des parlementaires communistes à la tête de la future organisation. Waldeck Rochet exprima le désaccord de la CGPT sur ce point et demanda de résoudre ce problème lors d’un congrès national de fusion. La question resta en suspens.
A la fin de ce mois de janvier, Waldeck Rochet exposa, conjointement avec Renaud Jean, le plan pour réaliser le sauvetage de l’agriculture française au VIIIe congrès du PCF. A ce congrès, Waldeck Rochet fut élu par acclamation, membre suppléant au Comité central du PCF. Ses qualités de dirigeant et son travail militant étaient reconnues. A trente-et-un ans, il entrait définitivement dans l’équipe dirigeante du parti.
Responsable des questions paysannes, conseiller général, collaborateur aux Cahiers du bolchevisme, membre suppléant du CC du PCF, Waldeck Rochet fut présenté comme candidat aux élections législatives d’avril 1936 dans la circonscription de Nanterre-Colombes (Seine). Il fut élu au deuxième tour, profitant de la vague unitaire du Front populaire, le candidat socialiste Émile Boyer* s’étant désisté en sa faveur. La chambre de 1936 ne fut pas un tremplin pour Waldeck Rochet mais seulement la confirmation de son rôle.
Il acquit à la Chambre une autorité en matière agricole, sans cependant éclipser Renaud Jean, le prestigieux président de la commission de l’Agriculture. Il lutta activement pour la création de l’Office du Blé.
Son activité en faveur du monde paysan ne cessa point avec son installation en région parisienne ; celle-ci correspondait aux impératifs du PCF, qui avait besoin de ses dirigeants dans la capitale. Toujours membre du bureau de la CGPT au congrès de Montluçon en janvier 1937, il fut, dès sa fondation, le directeur d’un journal pour le monde paysan : La Terre. Cet organe, à ses débuts, tirait à trente-cinq mille exemplaires (ayant fusionné avec La Voix paysanne de la CGPT). Désormais, le nom de Waldeck Rochet resta attaché à celui de La Terre.
Comme député et membre de la commission de l’Agriculture, il demanda la création d’une caisse des calamités agricoles et aussi l’extension des allocations familiales à l’agriculture. Les 12 et 13 juillet 1937, il présida une conférence des jeunes paysans à Paris lors du IXecongrès de la Fédération des Jeunesses communistes de France. Les deux cents délégués réunis lancèrent un appel dans La Terre (le 24 juillet 1937) qui demandait « l’union des jeunes paysans, fils de petits propriétaires, de fermiers, de métayers, de jeunes ouvriers agricoles ». Cette action en faveur du monde paysan se retrouvait aussi sur le terrain ; Waldeck Rochet revint en Saône-et-Loire pour animer, à l’automne 1937, des réunions où il rappelait que le PCF luttait pour obtenir l’amélioration du sort des travailleurs de la terre, des cultivateurs et des maraîchers. Durant cette campagne, il traversa le département à motocyclette. A Toulon-sur-Artoux, le 5 septembre, il présida un grand rassemblement paysan où il dénonça, comme dans les autres réunions, le national-socialisme qui avait réduit en esclaves les paysans d’Allemagne. Il prit de plus en plus l’ascendant sur Renaud Jean et devint titulaire du CC du PCF au congrès d’Arles en décembre 1937. Sa spécialisation dans le « travail paysan » s’affirma encore en 1939 au congrès national de la CGPT à Brive où Waldeck Rochet entra au Comité national (qui remplaçait le Bureau national).
Mais cet élan fut brisé par la guerre. Le PCF dissout le 27 septembre 1939, les députés créèrent le « groupe ouvrier et paysan français » auquel Waldeck Rochet participa. Il fut arrêté avec ses camarades le 8 octobre 1939. Déchu de son mandat de député le 20 février 1940, il fut condamné par le troisième tribunal militaire de Paris le 3 avril 1940 à cinq ans de prison et quatre mille francs d’amendes pour reconstitution de ligue dissoute. A son procès, il déclara au capitaine Moissac qui l’interrogeait : « Dans les jours qui ont suivi la dissolution du Parti communiste, M. Ramette (voir Arthur Ramette*) m’a fait connaître son intention de constituer un groupe parlementaire et m’a demandé mon adhésion. Il m’a assuré qu’il s’agissait d’un groupe ne relevant d’aucun parti politique, qui devait avoir pour programme celui de Jules Guesde*. J’ai donné mon adhésion. Nous n’avions aucun lien avec le Parti communiste ou la IIIe Internationale [...] »
Incarcéré à la Santé, transféré à Niort, à Tarbes, au Puy et enfin au début 1941, il fut interné en Algérie à Maison Carrée. Dans cette prison, il lut beaucoup, en particulier Le Capital de Karl Marx. Avec François Billoux* et Étienne Fajon*, il organisa des cours sur des sujets d’économie politique, de philosophie et de biologie. Waldeck Rochet, atteint de dysenterie, dut être soigné dans un hôpital. Peu de temps après le débarquement des alliés en Algérie, il fut libéré (le 5 février 1943). Aussitôt, il participa à la direction du mouvement de résistance « France Combattante » à Alger. En octobre, il quitta Alger pour Londres où il représenta le CC du PCF auprès du CFLN et du général de Gaulle.
A Londres, il participa aux émissions de la BBC pour appeler à la résistance contre l’occupant. Tous les quinze jours, il intervenait cinq minutes sur les ondes pour faire connaître les mots d’ordre du PCF. Souvent, il s’adressait plus particulièrement aux paysans auxquels il demandait de ne pas fournir de produits à l’occupant. Dans ses souvenirs de militant publiés dans l’Humanité, il affirmait avoir été censuré aussi bien par les Anglais que par les gaullistes. En août 1944, il débarqua en Normandie et arriva à Paris en pleine insurrection. Aussitôt, il se rendit au siège du PCF où il retrouva Duclos et Frachon. Sa première initiative fut de publier à nouveau la Terre. A la fin de de l’année 1944, il fut désigné par le PCF comme délégué à l’Assemblée consultative provisoire où il siégeait aussi comme représentant de la CGPT. En 1945, l’Humanité devait célébrer en Waldeck Rochet « le plus grand artisan du rapprochement des travailleurs des champs et de leurs frères des villes ».
Waldeck Rochet s’était marié en juillet 1936 avec Eugènie Guillot qui l’avait accompagné depuis son départ de Saône-et-Loire. Ils avaient deux garçons : Serge et Georges (nés respectivement le 15 mai 1935 et le 24 juin 1936) et une fille, Liliane, née le 2 mai 1938.
Rapidement, Waldeck Rochet retrouva ses responsabilités au sein du PCF ; il entra au Bureau politique lors du congrès de Paris comme membre suppléant en juillet 1945. Il présenta, lors de ce congrès, un rapport sur la restauration de l’agriculture. Mais la Libération marque aussi un retour aux sources ; Waldeck Rochet, même s’il ne résidait plus en Saône-et-Loire, revint dans son département d’origine pour être élu député. Il fallait pour le PCF une figure connue dans la région qui puisse bénéficier à la fois du prestige issu de la Résistance mais aussi des attaches départementales du candidat.
Ainsi, le 21 octobre 1945, Waldeck Rochet fut élu député à l’Assemblée constituante sur une liste communiste d’Union républicaine et résistante. Il occupa le poste de président de la commission de l’Agriculture et du Ravitaillement. Un an plus tard, son mandat à l’assemblée constituante fut renouvelé. Le 10 novembre de la même année, il fut élu comme député de Saône-et-Loire à l’Assemblée nationale. Sa liste devança largement les autres formations en présence. Pour cette élection et les suivantes dans le département, il était domicilié au local du Parti communiste à Chalon-sur-Saône. Il mena sa campagne dans tout le département, sur l’indépendance nationale et le rôle joué par les communistes dans la Résistance. Après cette élection, Waldeck Rochet fut à nouveau nommé président de la commission de l’Agriculture de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupa jusqu’en 1947.
Souvent, il intervint à l’Assemblée sur les conséquences de la politique agricole du gouvernement. Au congrès du PCF, en juillet, il resta membre suppléant du BP. Dans cette période de « gel » du PCF, où la guerre froide était présente, Waldeck Rochet suivit avec fidélité la ligne thorézienne. D’ailleurs n’avait-il pas plaidé au congrès national d’avril 1950 pour l’entrée de Jeannette Vermeersch* au BP du PCF ? Il appliqua tant qu’il le put la ligne officielle, organisa des réunions même dans les hameaux les plus reculés du Morvan. Face à son public paysan, il eut toujours le même programme agraire proche de celui élaboré par Renaud Jean entre-deux-guerres. Les racines de ses analyses théoriques sont à rechercher dans l’ouvrage de F. Engels : La Question paysanne en France et en Allemagne (1894). L’objectif est clair : il faut allier le paysan à l’ouvrier en l’aidant dans sa lutte contre le capitalisme et les grands propriétaires. C’est un moyen aussi pour attirer vers le PCF ceux qui quittent la terre pour rejoindre le monde ouvrier.
Les objectifs révolutionnaires du PCF ne furent pas toujours explicites ; l’axe repris par Waldeck Rochet et ses collaborateurs fut la défense du petit paysan. Dans cette perspective, il vota et fit voter la loi sur le métayage en 1946.
Malgré son action en faveur du monde paysan, Waldeck Rochet ne réussit pas à obtenir le poste de président de Saône-et-Loire de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) à laquelle la CGA (Confédération générale de l’agriculture) venait d’adhérer. Il faisait figure de « partageux », ce qui effraya la majorité des paysans de la FDSEA de Saône-et-Loire. Cet échec ne doit pas masquer l’activité de Waldeck Rochet en direction du monde agricole à l’Assemblée nationale. De novembre 1946 à octobre 1948, il fut l’auteur de quarante-deux propositions de loi et de dix-neuf propositions de résolution dans le domaine agricole. Ses propositions étaient reprises dans La Terre, dont il assumait toujours la direction. Cet organe, dont l’influence dans le monde rural dépassait l’électorat communiste, eut rapidement après-guerre la première place dans la presse agricole ; ce journal donnait des informations concrètes et juridiques qui aidaient beaucoup les paysans. « Loin de prôner la collectivisation, La Terre défend les petits exploitants et les petites propriétés familiales » (René Poupry).
Le PC entra en disgrâce le 5 mai 1947 : l’Assemblée nationale refusa d’élire Jacques Duclos* comme son premier vice-président et ne reconduisit pas Waldeck Rochet à la présidence de la commission de l’Agriculture. Pendant quelques mois il y eut un certain flottement dans le PCF. Waldeck Rochet lança le 30 mars 1948 à Limoges un appel demandant l’union des ouvriers et paysans pour constituer un nouveau gouvernement avec les communistes. Dès janvier 1948, il annonça, à Agen, la résolution du PCF de combattre le plan Mayer qui proposait une politique de rigueur assez brutale. En avril 1950, lors du XIIe congrès du PCF, il fut titularisé comme membre du Bureau politique. A ce congrès, il avait présenté un rapport sur la défense de l’agriculture française et de la paysannerie laborieuse.
Un an plus tard, il fut réélu député en Saône-et-Loire. La liste qu’il menait, intitulée « liste d’Union républicaine et antifasciste pour l’indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix », obtint 68 740 voix. Recul par rapport à 1946, mais cela demeurait un beau score face au groupement des listes apparentées et à la liste du RPF. La liste eut deux sièges ; Waldeck Rochet fut élu avec Rémy Boutavant* (cependant, W. Rochet obtint 69 632 voix dont 232 signes préférentiels).
Au cours de la campagne électorale, Waldeck Rochet rencontra une opposition assez virulente. Les affiches, les tracts dénonçaient le « bon dieu Staline » et son « Saint Waldeck », ou encore ils avaient pour titres : « Les vignerons savent bien que les communistes soutiennent les cultivateurs comme la corde soutient le pendu ». Waldeck Rochet, en réaction, fit distribuer de nombreux journaux gratuitement en Saône-et-Loire : La Terre pour les campagnes et en ville l’organe départemental du PCF L’Avenir de Saône-et-Loire. Malgré toutes ces attaques, il restait la personnalité communiste la plus marquante du département. Ayant peu à peu pris une place importante dans le PCF, il fit connaître à sa famille les vacances dans les démocraties populaires ; l’été 1951 ils allèrent à Prague. Un nouveau pas fut franchi lorsqu’il participa à la délégation du PCF qui se rendit aux obsèques de Staline en 1953.
Mais, c’est en 1956 qu’il apparut comme l’une des figures de premier plan du parti. Réélu député de Saône-et-Loire au début de l’année, Waldeck Rochet prononça, le 21 juillet, le discours de clôture du XIVe congrès de son parti. Il prenait le pas sur Marcel Servin et put ainsi passer aux yeux de certains comme le dauphin de Maurice Thorez. Au cours de cette année 1956, il assista au XXe congrès du PCUS ; à son retour, marqué par le rapport Khrouchtchev, il préconisa, dans le domaine de l’histoire du Parti communiste soviétique, une déstalinisation et rencontra une opposition de la part de Jeannette Vermeersch. Il s’opposa au sein du BP à l’exclusion de Pierre Hervé* qui venait de publier La Révolution et les fétiches et, en pleine crise hongroise, il souligna dans l’Humanité du 16 novembre 1956, le mécontentement populaire dans ce pays. La position de Waldeck Rochet sur le vote du 19 mars 1956 donnant les pleins pouvoirs à Guy Mollet n’est pas connue, on sait seulement par un article qu’il publia dans les Cahiers du communisme que des réticences étaient apparues au sein du parti.
Deux ans plus tard, Waldeck Rochet ne se représenta pas en Saône-et-Loire pour les élections législatives. C’est Henri Desvaux*, conseiller municipal de Mâcon, qui confirma le 27 octobre cette décision. Le PCF préféra lui confier un mandat en région parisienne dans l’un des bastions du communisme, où il ne risquait pas d’être battu. Il devint député de la 41e circonscription de la Seine dès le premier tour. Dès lors, il présida le groupe parlementaire communiste à l’Assemblée nationale jusqu’en 1959. En juin de cette année, il fut promu secrétaire du Comité central du PCF lors du XVe congrès. C’était la « troisième figure » du parti. Il fut désigné en 1961 pour prononcer « le réquisitoire » contre Marcel Servin, Laurent Casanova*, Maurice Kriegel-Valrimont*, André Pronteau* et Jean-Pierre Vigier*.
La même année, Waldeck Rochet devint le numéro deux du parti, au congrès de Saint Denis, où il se vit confier le poste de secrétaire général adjoint. Le 18 novembre 1962, il fut réélu député de la Seine et reçut à nouveau la présidence du groupe communiste à l’Assemblée (charge qu’il conserva jusqu’en 1964).
Entre temps, il avait publié Ceux de la Terre aux Éditions sociales, livre dans lequel il définissait son programme pour résoudre le malaise des campagnes.
En mai 1964, lorsque Maurice Thorez reçut le titre de président du PCF, Waldeck Rochet devint secrétaire général. La mort de Maurice Thorez le 11 juillet devait le laisser seul à la tête du parti. Dès lors, il inaugura une nouvelle ère pour celui-ci ; il fut à l’origine d’une autre ligne politique. Il s’agissait de sortir le PCF de son « exil intérieur » ; stratégie qui devait rompre avec le sectarisme et qui s’inscrivait dans la droite ligne ouverte par Khrouchtchev. Mais, malheureusement pour Waldeck Rochet, quelques mois après son arrivée à la tête du PCF, l’ère Khrouchtchev se terminait.
La tension entre « Paris et Moscou » devait se révéler au grand jour ; tout d’abord en 1965, Waldeck Rochet s’opposa à l’agence Tass qui approuvait la politique extérieure de de Gaulle. Ensuite, en 1966, il demanda à Louis Aragon* de défendre deux écrivains russes dissidents qui étaient victimes d’un procès digne des heures staliniennes. Quelques jours plus tard, le CC se réunit à Argenteuil sous l’impulsion de Waldeck Rochet et insista sur la liberté des artistes et intellectuels. La période du réalisme socialiste à la française était bel et bien terminée.
L’affaire tchécoslovaque allait révéler l’ampleur de la rupture ; Waldeck Rochet soutint la ligne de Dubcek. Il se rendit à Moscou et à Prague afin d’éviter la répression russe ; ce fut un échec qui le bouleversa. Le BP, sous son autorité, exprima sa surprise et sa réprobation. Même si, en novembre, il accepta la normalisation. Cette rupture, on la retrouve aussi à l’échelle nationale. Tout d’abord, Waldeck Rochet dirigeait le PCF avec une équipe de collaborateurs. Il s’entoura des figures importantes du PCF, dont Jacques Duclos* qui incarnait une certaine continuité. Waldeck Rochet participa à tous les débats internes, même ceux qui opposaient Garaudy à Althusser, avec un certain « brio » selon les témoignages.
Sous l’impulsion de Waldeck Rochet, le PCF adopta en 1964, un nouveau programme concernant le monde paysan. Aux journées « d’études sur le travail du parti à la campagne » qui se tinrent à Aubervilliers, la teneur de la ligne nouvelle fut ainsi définie : on défendait toujours la petite propriété mais le PC reconnaissait l’évolution économique qui amenait de nombreuses exploitations à disparaître. C’était une ligne très pragmatique où l’on devinait l’emprise du « bon sens » de Waldeck Rochet. Par ailleurs, ce programme s’inscrivait dans la doctrine de « l’union pour une démocratie véritable » lancée au XVIIe congrès, et réaffirmée lors du XVIIIe congrès en 1967. L’objectif fixé était de « créer les conditions favorables à un passage pacifique au socialisme ». C’était l’abandon d’une grande partie du passé thorézien du PCF.
L’inflexion la plus importante fut celle qui remonte à 1965, date à laquelle Waldeck Rochet rencontra, à plusieurs reprises, François Mitterrand durant l’été, et cela, dans le secret le plus absolu comme l’a révélé aux médias Roland Dumas en 1982. Cette nouvelle stratégie d’union allait aboutir à un accord électoral ; F. Mitterrand était le candidat de la gauche pour les élections présidentielles de 1965. Ainsi de Gaulle fut mis en ballottage. Il ne s’agissait pas d’un rapprochement purement conjoncturel ; le 20 décembre 1966, le PCF passa des accords électoraux avec la FGDS.
Waldeck Rochet fut réélu député dans la troisième circonscription de la Seine-Saint-Denis en 1967. Lors des événements de 1968, le PCF et Waldeck Rochet furent débordés par l’ampleur du mouvement. Le PCF ne réagit que tardivement ; Waldeck Rochet décida que les communistes devaient participer à la grande manifestation du 13 mai puis déclara que le PCF était prêt à la formation d’un gouvernement populaire et d’union démocratique.
Waldeck Rochet fut l’un des « pères de l’union de la gauche », même s’il ne participa point à l’élaboration du programme commun. Bouleversé par l’échec du printemps de Prague, fatigué, usé, il tomba malade en juin 1969 lors de la conférence mondiale des PC à Moscou. Le 17 juin à Moscou, il subit une opération d’un kyste au rein. Quelques mois plus tard, il fut opéré à Paris de la prostate. En octobre 1968, les médecins avaient déjà confirmé qu’il était atteint de la maladie de Parkinson.
Le secrétaire général du PCF, gravement atteint, fut remplacé par Georges Marchais. En 1972, il devint président d’honneur du PCF, titre qu’il conserva jusqu’en 1979.
Waldeck Rochet tient une place originale dans l’histoire du Parti communiste français : c’est l’ascension d’un cadre paysan, certes assez lente, mais qui atteint les sommets du parti. Il peut sembler surprenant qu’un « paysan » arrive à la tête d’un parti ouvrier : ce sont les capacités, les services rendus, la capacité d’incarner la France profonde et sans doute la ligne qu’incarnait Waldeck Rochet qui l’ont porté à ce poste. Il a su apporter avec lui le pragmatisme rural au sein de la direction du PCF. Il représente au sein du parti la rupture dans la continuité ; nouveau programme politique, nouveau programme agraire, direction d’équipe en sont les témoignages. Mais surtout, il a su s’élever contre la ligne dure imposée par Brejnev (à ses dépens déclarent d’aucuns...).
A sa mort en 1983, le PCF organisa ses funérailles au Père-Lachaise ; l’oraison funèbre fut prononcée par André Lajoinie, successeur de Waldeck Rochet à la direction de La Terre. Mais la mémoire de ce dirigeant communiste est plus présente dans le long terme ; ce sont les places ou noms de rues en banlieue parisienne ou en Saône-et-Loire qui rappellent son souvenir.
La trace importante qu’il a laissée au sein du monde rural frappe le plus ; de nombreux paysans de gauche ont su transmettre aux générations futures le nom de Waldeck Rochet. Ce sont ces témoignages de la mémoire collective qui donnent à Waldeck Rochet une dimension de militant paysan, autant que de dirigeant et d’élu.
Mais le nom de Waldeck Rochet reste attaché à l’impulsion donnée à l’alliance avec les socialistes qui, malgré les difficultés et les ruptures, conduisit à la victoire de François Mitterrand en 1981.

ŒUVRE : Waldeck Rochet a beaucoup publié et préfacé. Nous ne citerons pas ses 55 brochures ou livres.
Avec Renaud Jean, Pour la terre de France, Éd. du Comité populaire de propagande, 1936. — Pour de nouveaux progrès de l’Union des partis de gauche sur le programme commun de gouvernement, PCF, 1968. — Le communisme et la religion, Éditions sociales, 1944. — Vers l’Émancipation paysanne, Éditions sociales, 1953. — Qu’est-ce que la philosophie marxiste ? Éditions sociales, , 1962. — Ceux de la terre, Éditions sociales, 1963. — La marche de la France au socialisme, Éditions sociales, 1966. — Le Marxisme et les chemins de l’avenir, Éditions sociales, 1966. — Qu’est-ce qu’un révolutionnaire dans la France de notre temps ? Éditions sociales, 1967.

SOURCES : Arch. Dép. Saône-et-Loire, série M 269, 270, 277, 314, 316, 838, 843, série M (nouveau classement) 1239 W 111-112, 117. — BMP, microfilms 394, 557-558. — Arch. Jean Maitron (fiche Batal). — Thèses de G. Bourgeois, B. Pudal, D. Tartakowsky et S. Wolikow. — V. Fay, Les Flammes et la cendre, Presses universitaires de Saint-Denis, 1989. — Ph. Gratton, Les paysans français contre l’agrarisme, Maspero, 1972. — Ph. Robrieux, Histoire intérieure du PCF, Fayard, 1980-1984. — J. Fauvet, H. Mendras, Les paysans et la politique dans la France contemporaine, Presses FNSP, 1958. — M. Gervais, Cl. Servolin, Y. Tavernier, L’Univers politique des paysans dans la France contemporaine, Presses FNSP, 1972.

Jean Vigreux

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