MATHIEU Victor, Auguste

Par Jean Maitron, Jean-Marie Guillon

Né le 20 juillet 1907 en Arles (Bouches-du-Rhône) ; cheminot ; syndicaliste CGT ; communiste.

Fils de Pierre Jean Mathieu, employé au chemin de fer, et de Selvie Marie Souche, sans profession, Victor Mathieu était ajusteur aux Ateliers de la SNCF. Militant communiste, il assura le secrétariat de la cellule des cheminots arlésiens. Syndicaliste, il succéda, le 28 mars 1939, à Marcel Barbé au poste de secrétaire général du syndicat CGT des cheminots d’Arles. En janvier 1940, il n’assumait plus cette fonction. Comme d’autres communistes arlésiens, il fut perquisitionné le 22 novembre 1940. Il figurait sur une liste manuscrite de militants, datée du 15 octobre 1941 et remise par le capitaine de gendarmerie au sous-préfet. Toujours surveillé, il était considéré comme un fervent propagandiste dans un rapport du 9 mars 1943, ce qui conduisit à son internement à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), le 2 avril 1943 (arrêté du 16 mars). La police émit un avis défavorable à sa libération le 11 janvier 1944 à cause de la recrudescence de l’activité communiste dans le secteur et bien que, d’après le rapport, on ne puisse rien lui reprocher depuis la dissolution du parti communiste.
Il s’était marié le 18 avril 1931 à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) avec Jeanne Victorine Marcel dont il eut deux enfants.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6488, notice MATHIEU Victor, Auguste par Jean Maitron, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 12 juin 2018, dernière modification le 14 janvier 2019.

Par Jean Maitron, Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. dép. Bouches-du-Rhône 5 W 200. —Arch. mun. Arles, 7 F 4 n° 139. — Notes de Jean Maitron et de Louis Botella. — Nicolas Koukas, La Résistance à Arles 1940-1944, Université d’Avignon, maîtrise Histoire, 1997. — État civil.

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