MÉRET Louis, Paul, Jules

Par Marie-Louise Goergen et Jean-Jacques Péru

Né le 17 novembre 1899 à Dunkerque (Nord), mort le 12 juin 1989 à Fontenay-les-Briis (Essonne) ; cheminot ; syndicaliste CGT et militant communiste de la Seine [Seine-Saint-Denis].

Fils d’un maître d’équipage, militant anarcho-syndicaliste, Louis Méret baigna dans un milieu familial où on lisait la Guerre sociale et la Défense sociale (de Dunkerque). Adolescent, il fut lui-même lecteur du Libertaire. En 1912, il entra en apprentissage comme ajusteur et le demeura jusqu’à l’âge de seize ans, puis comme tourneur jusqu’en mars 1918, date à laquelle il fut mobilisé. Il fit son service militaire du 15 avril 1918 au 23 mars 1921, en Algérie à partir de juin 1919.
Libéré en 1921, il travailla aux aciéries de Firminy (Loire), puis à l’usine des Dunes à Dunkerque. Là, il adhéra à la CGTU. Ayant satisfait au concours d’aptitude des chemins de fer du Nord, il fut embauché comme ajusteur à l’essai au dépôt du Bourget-Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis) en 1923. S’installant tout d’abord en meublé à Drancy, il se mit plus tard en ménage.
Jeune secrétaire du syndicat unitaire du dépôt des chemins de fer du Nord du Bourget-Drancy, Louis Méret adhéra au Parti communiste en 1924 et devint très vite membre du secrétariat du sous-rayon de Drancy. Il le demeura jusqu’en 1939. En 1925-1926, avec Léon Bertin, ancien champion de boxe, futur conseiller municipal communiste de Drancy, il fonda un club de boxe amateur dans l’arrière-salle d’un café fréquenté par de nombreux jeunes ouvriers. En 1925, il lança le premier journal de la cellule des cheminots de Drancy : l’Œil de Moscou qui devint le Coup de sifflet en 1930. En 1935 il était membre du bureau de la première municipalité communiste de Drancy.
Nommé chauffeur de route en décembre 1936, il fut révoqué de la SNCF en septembre 1939. Arrêté, il fut interné au Fort Baillet. Libéré, réintégré au dépôt de Bobigny en février 1941, il participa à la Résistance et devint en 1944 membre du comité de section de Drancy. Chauffeur de manœuvre en août 1944, Louis Méret fut nommé conducteur de route en avril 1945, puis accéda au grade d’élève mécanicien en février 1946. Mécanicien de route à partir de septembre 1948, il prit sa retraite en décembre 1949.
Louis Méret fut le responsable retraités pour l’Union Nord de la Fédération CGT des cheminots de 1951 à 1953, avant de devenir membre du bureau national de l’Union fédérale des retraités de 1958 à 1968.
Il était le père d’une fille adoptive, née en 1928.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article6629, notice MÉRET Louis, Paul, Jules par Marie-Louise Goergen et Jean-Jacques Péru, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 27 octobre 2015.

Par Marie-Louise Goergen et Jean-Jacques Péru

SOURCES : Arch. SNCF de Béziers. — Arch. Fédération CGT des cheminots. — DBMOF, tome 36, p. 248. — Notes de Jean-Pierre Bonnet et de Georges Ribeill. — Témoignage de Louis Méret. — État civil.

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