OBIN Louis, Octave

Par Georges Clause

Né le 14 décembre 1879 à Bayenghem-lès-Seninghem (Pas-de-Calais), mort le 25 août 1948 à Reims (Marne) ; mécanicien des chemins de fer de l’Est à Reims ; syndicaliste et communiste ; conseiller municipal de Reims.

Fils d’un ouvrier agricole, Louis Obin devint cheminot et se syndiqua en 1904. Il adhéra au Parti socialiste SFIO en 1917 puis se rallia à la SFIC après le congrès de Tours. Il fut secrétaire du syndicat unitaire des cheminots de Reims de 1924 à 1931. En 1932, il était secrétaire de la cellule qui groupait les militants du 4e canton de Reims et les cheminots. Au congrès d’unité tenu à Reims le 19 janvier 1936, Louis Obin fut élu à l’unanimité trésorier adjoint de l’Union départementale, le secrétaire étant Docq, ancien confédéré.
En 1927, son fils André, âgé alors de douze ans, qui avait été arrêté pour propagande politique — il avait été surpris le 20 novembre 1926 vendant sur la voie publique le journal l’Exploité et avait frappé l’agent qui tentait de l’interpeller — fut confié à une maison de correction, l’Œuvre du relèvement de l’enfance, jusqu’à sa majorité. L’affaire fit grand bruit et Maurice Thorez vint prendre la parole dans un meeting pour réclamer la libération de l’enfant.
Louis Obin fut très souvent candidat du Parti communiste à des élections. Il se présenta aux élections législatives de 1924 (6 008 voix sur 103 103 inscrits), 1926, 1928 dans la circonscription de Châlons-sur-Marne (653 voix puis 251 voix au second tour, sur 21 105 inscrits), 1932 dans la 2e circonscription de Reims (1 896 voix sur 26 241 inscrits) et 1936 dans la même circonscription (2 794 voix sur 27 067 inscrits). Il fut également candidat au conseil général de la Marne en 1934 dans le 4e canton de Reims et en 1937 dans le canton de Bourgogne.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Obin fut arrêté par la Gestapo mais ne fut pas déporté. En 1945 il fut membre de la délégation municipale chargée d’administrer provisoirement Reims mais, sans doute pour des raisons de santé, il ne fut pas candidat aux élections municipales de 1946. Cependant, il participa à une conférence fédérale communiste à Châlons-sur-Marne en 1947.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article7133, notice OBIN Louis, Octave par Georges Clause, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 1er mai 2012.

Par Georges Clause

SOURCES : Arch. Nat. F7/13129. — Arch. PPo. 50, 7 février 1927. — Arch. Dép. Marne, 30 M 68, 197 M 28. — La Champagne ouvrière et paysanne, 1945. — B. Barberousse, Le Front populaire à Châlons-sur-Marne, op. cit.

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