Né le 20 mai 1933 à Villemomble (Seine-Saint-Denis) ; professeur puis principal de collège ; militant syndical ; militant communiste, adjoint au maire de Villeurbanne (Rhône).

Pierre Grannec
Fils de Henri Grannec, garde républicain, d’origine bretonne et de Paulette Baube, d’origine lorraine, vendeuse puis employée au ministère des Finances, après des études secondaires et supérieures à Paris, Pierre Grannec devint professeur certifié de Lettres modernes au lycée de La Fère (Aisne) de 1959 à 1960.
Pendant son service militaire à partir de juillet 1960, Grannec, envoyé en Algérie en 1961, participa à « l’opposition passive » à l’OAS. Victime d’un attentat de l’OAS, le 30 avril 1962, il fut amputé de la jambe droite au niveau du genou.
Pierre Grannec reprit ses activités enseignantes en 1963 au lycée d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) jusqu’en 1966, année où il fut muté à Soissons (Aisne) pour suivre Lionella Pascazio, professeur d’italien, qu’il avait épousée en décembre 1954 à Paris (Xe arr.). Responsable du Syndicat national de l’enseignement secondaire au lycée de garçons de Soissons, il fut actif dans la section départementale de la Fédération de l’Education nationale, toutefois sans y exercer de responsabilité car il appartenait à la tendance « Unité et Action », minoritaire.
Grannec adhéra au Parti communiste français en 1963. Secrétaire de la section de Soissons communiste à partir de 1967, il fut élu membre du bureau de la fédération communiste de l’Aisne le 5 mai 1968 et fut responsable du travail en direction des intellectuels. Il participa activement aux manifestations de mai 1968 à Soissons. Lors de l’élection législative de juin 1968, il fut le suppléant du candidat communiste de la circonscription de Château-Thierry, Pierre Lemret, battu au deuxième tour par André Rossi.
Nommé principal de collège à Châtillon-sur-Chalaronne (Ain) en septembre 1969, Grannec s’investit alors dans le Syndicat national des personnels de direction des enseignements secondaires. Il divorça en 1968 et se remaria en juin 1969 à Lyon (VIIIe arr.) avec Claudine Barbier. Il divorça en 2005. Il fut ensuite le compagnon d’Angéline Garcia, militante syndicale. Muté en 1972 à Villeurbanne (Rhône), il fut principal d’un collège en zone d’éducation prioritaire, dont il fit l’ouverture. Il y resta jusqu’à sa retraite en 1996.
Élu en 1983 à la mairie de Villeurbanne sur la liste d’”Union de la gauche" conduite par Charles Hernu, socialiste, Grannec fut adjoint au maire pendant trois mandats (1983 à 2001) et conseiller délégué de 2001 à 2008. Il fut aussi candidat titulaire du PCF aux élections législatives de 1987 et de 1997, sans succès.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Presse syndicale. – Note de Jacques Girault

Tony Legendre

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