HIRD Walter, René, Gaston

Né le 10 octobre 1920 à Paris (XVIIIe arr.), mort le 27 juin 2001 à Saumur (Main-et-Loire) ; mécanicien en machines à écrire à Paris puis représentant de matériel mécanographique à Saumur (Maine-et-Loire) ; co-fondateur du groupe de Saumur des Auberges de Jeunesse, fondateur de groupes des Auberges de Jeunesse à Paris et dirigeant des Auberges de Jeunesse dans différents départements ; militant trotskyste.

Walter Hird à 18 ans
Walter Hird à 18 ans
Communiqué par Claudine Pelletier

Fils d’un artisan mécanicien en machines à écrire de religion protestante et d’une mère sans profession, catholique (non pratiquante), Walter Hird fréquenta pendant deux ans l’École commerciale de Paris après avoir obtenu le certificat d’études primaires. Co-fondateur du groupe de Saumur (Maine-et-Loire) des Auberges de Jeunesse, il fut l’année suivante délégué au congrès de Toulouse de ce mouvement et organisa la collecte de lait condensé pour les enfants espagnols hébergés à l’Auberge de la Jeunesse de La Coûme près de Mosset (Pyrénées-Orientales). Il était un des animateurs de la section locale de la Ligue internationale des combattants de la paix. C’est en 1938 qu’il adhéra au groupe de Saumur des Jeunesses socialistes révolutionnaires, organisation trotskiste.

Walter Hird vint en 1941 à Paris pour occuper un emploi de mécanicien en machines à écrire. Les Comités de la IVe Internationale lui demandèrent de participer au tirage du journal ronéotypé La Vérité et à la confection de fausses cartes d’identité destinées aux militants recherchés par la police ou d’origine juive. Marié en dle 24 janvier 1942 (Paris XIIIe arr.) avec Rolande, Noémie Jacquet, membre des Auberges de Jeunesses depuis 1937, il suivit les activités du groupe ajiste clandestin « Paris-Sud ». Il fut arrêté à son domicile le 21 août 1942 et condamné, le 24 juin 1943, à six mois de prison pour « détention en vue de distribution, de tracts, bulletins et papillons d’inspiration étrangère de nature à nuire à l’intérêt national » (10e Chambre du Tribunal de Première instance de la Seine). Après avoir purgé sa peine à la Santé, les autorités le firent interner à la caserne des Tourelles (Paris XXe arr.), puis aux camps de Voves (Eure-et-Loir) et de Pithiviers (Loiret). Réquisitionné par l’organisation Todd pour participer à la construction d’ouvrages militaires dans l’Île de Ré, il séjourna à l’ancien bagne Saint-Martin tout en continuant à se faire communiquer et à faire circuler La Vérité. Il fut libéré en décembre 1944.

Son activité eut surtout pour cadre les Auberges de Jeunesses, d’abord au groupe Paris-Gobelins puis au groupe Paris-Blanqui dont il fut un fondateur. Il dirigea les Auberges de Lautenbach (Haut-Rhin), Strasbourg (Bas-Rhin) et Suresnes (Seine). Mais, l’état de santé de son épouse lui fit choisir le retour à Saumur comme représentant de matériel mécanographique. Son épouse mourut en février 1973. Walter Hird (pseudonyme Lusager) resta en relations avec les milieux d’extrême-gauche de sa région et adhéra à la cellule de l’OCI (Organisation communiste internationaliste, puis PCI) de Saumur jusqu’à sa mort en septembre 2001.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article87665, notice HIRD Walter, René, Gaston, version mise en ligne le 22 avril 2010, dernière modification le 17 avril 2013.
Walter Hird à 18 ans
Walter Hird à 18 ans
Communiqué par Claudine Pelletier
Walter Hird en mai 1998 à Saumur
Walter Hird en mai 1998 à Saumur

SOURCES : Renseignement fournis par Walter Hird à Louis Bonnel. — Lettre du 30 novembre 1982. — Renseignements communiqués par Georges Douspis. — État civil.

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