Né le 7 octobre 1928 à La Flamengrie (Aisne), mort le 4 février 2004 à Laon (Aisne) ; instituteur ; maire de Vesles-et-Caumont (Aisne) de 1953 à 1983.

Fils d’employés dans la société électrique, puis à l’EDF à partir de 1945, Ivan Adam reçut les premiers sacrements catholiques, entra à l’École normale d’instituteurs de Laon en 1945, obtint le baccalauréat en 1948 et devint instituteur à Saint-Michel l’année suivante. Après son service militaire dans l’aviation comme officier d’identification (radars), il exerça comme instituteur à Hirson (1950-1951) avant d’être nommé instituteur-directeur d’école à Vesles-et-Caumont où il resta jusqu’à sa retraite en 1983, avec son épouse, institutrice et secrétaire de mairie. Marié religieusement en juillet 1951 à Saint-Quentin, adoptant une attitude « plutôt négative » à l’égard de la religion, il ne fit pas donner de sacrements à ses enfants.
Adam fut délégué cantonal du Syndicat national des instituteurs pendant quelques années et siégea au Comité technique paritaire.
Se considérant comme anarchiste, Adam devint conseiller municipal puis maire en 1953 sur une « liste ouvrière ». Il fut reconduit dans ces fonctions jusqu’en 1983, sa liste en 1977 s’intitulait « liste ouvrière et paysanne ». Sa municipalité réalisa notamment la construction d’une école, d’une Maison du Peuple, d’un terrain de sports scolaires, l’adduction d’eau, la création d’un nouveau cimetière, l’éclairage public, de nombreux travaux de voirie.
Adhérent du Parti communiste français en 1965, Adam devint rapidement le secrétaire de la cellule communiste. Militant du Mouvement de la paix, il fut délégué départemental aux États généraux pour le Vietnam qui se déroulèrent à Paris. Candidat unique de la gauche au conseil général dans le canton de Marle-sur-Serres en 1967, il obtint 1 753 alors que son adversaire le devançait de dix-neuf voix.
Affilié au Grand-Orient de France depuis 1967, Adam quitta le PCF en 1981. Il ne se représenta pas au fauteuil de maire en 1983 mais resta conseiller municipal jusqu’en 2001. Il soulignait dans son témoignage en 2002 sa déception devant la politique menée par le gouvernement de la gauche plurielle.

SOURCES : Arch. comité national PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

Jacques Girault

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