ALTIERI Raoul

Par Jacques Girault

Né le 3 décembre 1910 à Ajaccio (Corse), mort le 14 janvier 1994 à Ollioules (Var) ; employé à l’Arsenal de Toulon (Var), puis commis de Marine ; militant socialiste ; résistant ; conseiller municipal de Toulon.

Fils d’un vérificateur des douanes à Oran (Algérie), Raoul Altieri, ouvrier aux écritures à l’Arsenal maritime de Toulon, socialiste SFIO, participa au congrès du 3 décembre 1933 où se reconstitua la fédération socialiste SFIO après la scission néo-socialiste. Administrateur du Populaire du Var, hebdomadaire de la SFIO en 1937, il fut un des animateurs de l’Amicale socialiste de l’Arsenal. Le congrès fédéral du 22 mai 1938 le délégua au congrès national de Royan pour la majorité. Après avoir désapprouvé la non-intervention en Espagne, il approuva, comme Jacques Toesca les positions de Paul Faure.

Se déclarant alors "employé de banque", il se maria à Sanary-sur-Mer (Var) le 10 décembre 1932 avec Valérie, Laurence Carlini puis, sans doute veuf, se remaria à Draguignan (Var) le 14 septembre 1944 avec Lucie, Marie Degermann, employée de commerce.

Membre du Parti socialiste clandestin, Raoul Altieri joua un grand rôle pendant la Résistance à Toulon aux côtés de Joseph Risterucci. Membre du comité de la fédération socialiste SFIO, délégué aux jeunesses socialistes, le 23 octobre 1944, il fut désigné pour le comité national de la SFIO.
Raoul Altieri fut à la Libération membre de la délégation spéciale de Toulon, installée par le Préfet, le 7 septembre 1944, chargé des réquisitions, des réfugiés et des sinistrés. Il participa au sein du comité départemental de Libération à la commission communale qui donna son avis sur l’organisation des municipalités.
Candidat, le 29 avril 1945, aux élections municipales de Toulon sur la liste « Risterucci-SFIO » Raoul Altieri obtint 10 101 voix sur 60 557 inscrits et fut élu, au deuxième tour, sur la liste "d’union patriotique républicaine antifasciste", conduite par le communiste Jean Bartolini, avec 31 094 voix.
Raoul Altieri devenu officier d’administration de la Marine nationale, cessa alors d’adhérer au Parti socialiste SFIO dans ses diverses affectations : Cherbourg (Manche) en 1945-1946, Bizerte (Tunisie) en 1951-1955, Casablanca (Maroc) en 1956-1960. Il revint en 1960 comme sous-gestionnaire du magasin des constructions navales à la DCAN à Toulon.
Retraité, il présida le cercle Jean Jaurès de Toulon de 1969 à 1974. Initié à la Franc-maçonnerie à la loge toulonnaise de l’Action écossaise en 1939 (Grande Loge de France), il déclara être franc-maçon en 1940, mais il ne fut pas écarté. Passé à la loge du Grand-Orient « La Réunion », il fut vénérable. Il présida le conseil d’administration de la Caisse d’Épargne de Toulon. Il était alors membre du Parti socialiste.

Ses deux frères, Ludovic Altieri et Jean Altieri étaient des résistants dans la région.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article9963, notice ALTIERI Raoul par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 20 septembre 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 7 35 4, 4 M 50, 59 3, 18 M 43, 86, 99. — Arch. Mun.. Toulon. — Arch. Jean Charlot, Centre d’histoire sociale du XXeme siècle. Université de Paris I. — Témoignage de l’intéressé. — Notes de Jean-Marie Guillon. — Presse locale. — Sources orales.

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